J'ai marché sur un Dieu } Shisui | FB

 :: Pays de l'Eau :: Mizu no Kuni Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Kaguya Kosei
Genin de Kiri
avatar
Expérience : 460
Messages : 153

J'ai marché sur un Dieu


Feat Rakurai Shisui



Une énième provocation, un nouvel échec, une crise de colère de plus. Capricieux le morveux. Le petit Kosei a un caractère bien trempé du haut de ses six ans. Quoi de plus naturel pour un mioche élevé dans une bulle de confiance en soi, hautaine et suffisante ? Mais cet environnement ne convient pas à l'enfant. Son ego prend parfois le dessus, mais la plupart du temps le jeune s'efface, se tasse et observe. Et cette semaine il a beaucoup regardé. Les villageois du village naissant. Les autres enfants qui s'amusent quand lui est sensé d'exercer. Il n'est pas triste : il s'interroge simplement. Un petit vieux était venu troubler son activité silencieuse. Les deux petits points rouges de son front masqués par ses cheveux broussailleux ont sûrement changé la donne. Car sans eux l'homme ne serait probablement pas venu. Et ils discutent. Ils parlent du quotidien des enfants "basiques", du peuple simple d'esprit. Et tout ça fascine Kosei. Ça l'intéresse, ça lui plait. Alors il prend son courage à deux mains et va provoquer (encore) leur cheffe de clan.

Dans un premier temps il prit une sévère correction orale de son paternel, furieux qu'il ait raté l'entraînement auquel Maiko avait décidé d’assister. Hasard, ce jour-ci. Les reproches faits, le gamin s'avançait, prononçait les paroles cérémoniales. Les rires raisonnèrent dans la demeure de fortune. C'était la troisième fois que Kosei la défiait. La première parce qu'elle s'était moqué de la taille de ses phalanges, la seconde par pur ego. Evidemment il prit une branlée. Evidemment les brimades reprirent. Evidemment le morveux partit vexé comme pas deux. Ni une ni deux, ses bagages étaient fait à la va vite et il quittait l'ébauche de village. Les gens le laissaient faire. Certains conscients de son nom prestigieux, d'autres simplement habitués à le voir rebrousser chemin à la moindre difficulté. Mais cette fois était différente. Tel un film, Kosei se repassait sa discussion avec le vieillard. Les jeux des enfants, les relations sociales que son clan méprisait, ce côté "égalitaire" qui lui semblait si aberrant. En quoi pouvait-il valoir autant que ces piteux êtres classiques ?

Le froid le frit frisonner et le ramena à la raison. Le soleil avait presque terminé sa course. Il était quasiment au bord de l'archipel. Seul. Sans nourriture. Apeuré. Alors l'enfant se mit à pleurer silencieusement. La vie n'avait rien de charmant, rien de chaleureux, rien d'extravagant. Pourtant il aurait aimé la retrouver sa vie. Retourner dans son lit douillé, se faire engueuler par son papa, avaler goulûment la nourriture préparée par sa mère. Mais en plus d'être un Kaguya singulier parmi les autres, Kosei n'a pas le sens de l'orientation. Donc le chemin retour semble impossible. Résigné, le morveux s’assoit par terre et commence à imaginer sa nouvelle vie d'errance. Qui prendrait sûrement fin d'ici quelques minutes, bouffé par n'importe quelle créature ayant suffisamment pitié de lui.

Mais c'était sans compter sur le destin. Une silhouette qui se dessine non loin. Un homme. Un homme à la peau bien étrange. Alors que le Kaguya a le teint palot, pour ne pas dire transparent dans son cas particulier (pauvre Kosei), celui-ci est semblable au charbon. Un être bien étrange. Un homme qui n'est pas du pays. Un homme que le morveux ne connait pas. Un étranger. Un ennemi. D'un revers de la manche le petit patriote essuie ses larmes. Il n'est pas de la trempe des héros, il est aussi singulier que les minables qui ne partagent pas le sang des Kaguya, mais il n'est pas un lâche ! Aussitôt pensé, aussitôt fait, le gosse s'élance vers l'intrus en hurlant. Puis se stoppe à quelques mètres.

" - Halte là ! Vous n'êtes pas de chez nous, donc vous êtes un ennemi ! Retournez dans votre charbon ou il vous en coûtera ! L'affrontement sera redoutable et votre mort douloureuse et lente ! "


Non, mensonge. Le petit Kaguya est à deux doigts de faire dans son pantalon, et son air renfrogné et menaçant n'a rien de crédible. Il sert quelques cailloux dans ses mains, mais ne sait qu'en faire. Ces paroles il les a entendu un jour, quand deux adultes de sa famille s'étaient combattus. Un affrontement épique d'ailleurs, qui avait laissé des étoiles dans les yeux du petit aspirant ninja. Il fallait d'abord faire le tour de son répertoire de jutsu. Alors par où commencer. Kosei savait sortir les phalanges de ses doigts. Très lentement, et sans les envoyer valser. Voila. Pas bien convaincant, pas très glorieux. Intérieurement le gosse était dépité. Pourquoi n'avait-il pas tout simplement couru face à ce géant basané ?
Revenir en haut Aller en bas
Rakurai Shisui
Jōnin de Kumo
avatar
Expérience : 95
Messages : 154
Le ventre encore totalement torpillé, je tâchais de reprendre mes esprits. S’il y avait bien une chose que je n’avais pas, c’était le pied marin. Rien qu’arrivé dans le petit port où je devais embarquer, avait suffi à commencer me retourner les boyaux. Je n’osais alors m’imaginer le supplice de la longue traversée, qui n’aurait fait qu’aggraver mon état. J’avais eu la nausée sans discontinuer. Et bien sûr, la navigation avait été quant à elle, toute sauf sans répit. Bien sûr, ce n’est pas cela qui allait me tuer. Il en aurait fallu un peu plus. Mais qui aimait être malade après tout ? Eh bien moi, je m’infligeais cela de mon propre chef en quelque sorte. En réalité, je ne faisais que réaliser un contrat confié par mon père. Il aurait préféré envoyer qu’un d’autre que moi, mais il lui fallait une personne de confiance pour cette mission. Hors mes frères et sœurs étaient déjà à d’autres obligations. C’est ainsi que j’avais dû partir pour Mizu no Kuni, laissant l’une des femmes les plus importante à mes yeux, et sans doute la plus merveilleuse. Celle qui, il y a un an à peine, n’était pas encore ma femme. Celle qui portait en ce moment même, en son ventre rond, notre petite merveille à tous les deux. Mais aussi pour finir, celle qui chaque jour, me rendait meilleur, me conseillait, m’aidait, avec la plus sincère et tendre des générosités. Penser à elle me permettait de tenir. C’est marrant, mais au fond de moi, j’avais toujours trouvé ça un peu niais de dire cela, et pourtant, maintenant ça m’arrivait. Pour sûr qu’elle aussi, des nausées elle en avait de par son état. Pensif, j’essayais d’imaginer son occupation au même moment où une répulsion corporelle me rattrapa. Il ne faisait pas bon être émétophobe et me fréquenter en ce moment.

Je tentais pour l’instant désespérément de m’éloigner de la mer. Je l’avais assez vu pour le moment, je n’osais imaginer le retour. Je n’avais pas emmené grand-chose avec moi, comme tout bon shinobi qui se respecte. Pour reprendre mes esprits, à peine descendu du bateau, j’avais retiré mon haut. Cela ne ferait pas passer la nausée tout de suite, mais au moins, je serais à l’aise. Depuis petit, j’avais toujours détesté le fait de porter des vêtements sur le haut de mon corps. Cela me grattait plus qu’autre chose, et peu sensible au froid, je n’y voyais que peu d’utilité… En attendant d’enfin pouvoir accomplir ma mission, je marchais. Le marin m’avait indiqué rapidement la route à suivre. En continuant suffisamment longtemps sur ce chemin de terre, j’arriverais à une bifurcation m’emmenant tout droit à ma destination. Fort bien, il n’y avait qu’à faire cela. Seulement ce serait long. Et sans être particulièrement douillé, le voyage avait quand même largement éprouvé mon corps. J’avais trouvé sur la route le rocher idéal. Assez grand, plat et lisse, une œuvre en somme toute conjointe de l’eau, du vent, et du temps. Comme une masse je m’y étais allongé. La dureté du matériau ne me gênait pas spécialement, j’en avais vu d’autre. Je ne souhaitais pas vraiment dormir ici. Simplement me ressourcer quelques instants. Cela me fut bénéfique. Cette courte méditation m’avait permis de vraiment apaisé mes maux de ventre. Il restait encore quelques mots de tête, mais ça irait. Déployant l’intégralité de ma grande carcasse, je respirais du même coup un grand bol d’air. J’étais plutôt revigoré. Après à peine quelques pas, une voix m’interrompue. C’était celle d’une petite fille ? Lentement, je m’étais retourné dans sa direction. Un petit garçon plutôt pensais-je alors. C’est vrai qu’à cet âge-là, la voix est la même. Est-ce du courage ou de la témérité ? L’enfant s’en prenait directement à moi, mon considérant comme un intrus à éradiquer. Il n’avait jamais vu de gens avec ma couleur de peau avant somme toute. Je me redressais un peu pour l’impressionner un peu plus avec ma grande taille, et pour être bien droit. Je levais ma main pour faire comme un salue militaire.

— Hoy jeune homme. Il est vrai, je ne suis pas d’ici. Mais la vie t’apprendra bien vite que tout n’est pas blanc ou noir. Je ne suis pas un ennemi… Cependant, je comprendrais que tu ne puisses me croire sur parole, et que tu sois obligé de déclencher le combat…

J’avais finalement pris le parti de tester de quelle trempe il était. Alors, courageux, ou téméraire au final ? Il était si jeune pour rester tout seul… Peut-être que je pêchais par suffisance, et que ce n’était qu’un leurre. Heureusement, ma capacité à m’assimiler à la foudre était endémique de mon clan et de Kaminari. Il y avait bien en clan en ses terres de l’eau, avec qui nous partagions le moine pèlerin comme ancêtre. Mais leur capacité était différente, il s’assimilait à l’eau. Cela devait être très intéressant à voir. Mais je n’étais pas sûr de vouloir les rencontrer. Qui était donc cette enfant alors ? Un piège, un fugueur ? Ou bien avait-il des méthodes d’éducation particulière à Mizu no Kuni. Je regardais les sceaux sur mon corps. Au moindre doute, je m’assimilerais.
Revenir en haut Aller en bas
Kaguya Kosei
Genin de Kiri
avatar
Expérience : 460
Messages : 153

J'ai marché sur un Dieu


Feat Rakurai Shisui



Kosei était tout petit. Un enfant grandit avec le temps, naturellement, mais pour le coup il se faisait littéralement tout petit. L'autre le terrassait par sa hauteur et son visage terrifiait le jeune Kaguya. Il tentait bien de froncer les sourcils, de se donner des airs de grands ninjas, mais il ne dupait personne. Et surtout pas lui-même. Cherchant une issue de secours à cette situation, les yeux du gamin retombèrent sur le reste du corps de l'individu. Tout aussi charbonneux. Et un détail qu'il n'avait pas remarqué le choqua : il était torse nu. Les Hommes s'habillent généralement, non ? D'autant que la chaleur est loin d'être régulière à Mizu ! Alors peut-être était-ce un animal ? En tout cas celui-ci avait des tablettes impressionnantes, et Kosei n'eut pas à soulever son pull pour constater qu'il n'en avait pas, lui. C'était plutôt mal barré. L'étranger prit la parole, et la petite tête pâle bascula sur le côté.

"Hoy" … c'est quoi ça ? Un cri animal ? Un autre dialecte ? Ça veut dire quoi ? "Bonjour" visiblement. Drôle de bestiole que cet énergumène. Peut-être venait des bas-fonds de son pays ? Les épaules du morveux se détendirent. S'il prétendait ne pas être un ennemi, il n'en était probablement pas un. Sinon il aurait déjà abattu le petit bonhomme, non ? Oui mais les siens le qualifient toujours de "gamin naïf" … peut-être était-ce un stratège ? Une façon de l'influencer pour que Kosei le conduise à leur village naissant ? Suspicieux, l'enfant serra les lèvres et fronça les sourcils. Il ne pouvait pas se laisser duper. Hors de question. Il était un Kaguya, le talent coulait dans ses veines. Pas besoin d'abdos, de peau colorée, d'yeux cendrés pour botter le cul des adversaires !

" - Je ne suis pas né de la dernière pluie ! Ni de celle d'avant … "


Il s'embrouillait lui-même. Vu la fréquence à laquelle la pluie tombait dans ce pays, cette expression n'avait aucune valeur à Mizu. Tremblant de peur mais déterminé, le morveux se mit à hurler avant de balancer ses cailloux vers le type étrange.

" - KYAAAAAAH ! "


Misant sur le talent naturel des Kaguya et sur la peur qui lui tordait actuellement les boyaux, le morveux se mit en tête d'enchainer les projectiles. Il tendit la main gauche et déploya ses doigts. Une attaque rapide et puissante, imparable ! En temps normal. Quand elle est utilisée par un véritable shinobi. Quand les phalanges ne s'extraient pas à deux à l'heure, pour tomber mollement au sol. Si la situation n'était pas si désastreuse le morveux aurait hurlé de joie : l'attaque était un échec complet, mais le temps nécessaire à l'extraction s'était bien réduit comparé à son dernier entraînement. Idiot, il fixait son adversaire qui devait le prendre pour un véritable crétin. Mais Kosei avait lancé les hostilités, il ne pouvait pas en rester là. Alors il ramassa deux os au sol et s'élança vers l'ennemi en espérant le transpercer. Maladroit, lent, prévisible. Tout était réuni pour une véritable réussite ! Finalement l'aspirant ninja était peut-être tombé sur la créature qui déciderait de l'achever par pitié ?
Revenir en haut Aller en bas
Rakurai Shisui
Jōnin de Kumo
avatar
Expérience : 95
Messages : 154
Le môme resta assez immobile le temps que je m’exprime, seul son visage et sa tête marquaient l’expression l’animant. Après une petite latence où il était resté pantois, tout en me dévisageant, il fronça les sourcils. La réflexion de ce petit garçon était visiblement achevée. On pouvait lire la détermination dans son regard. Ce regard… C’était étrange. J’avais la sensation que tout le monde avait le même au fond parfois. Cette expression si caractéristique qui nous englobe, et transmet à travers l’iris et la pupille de nos yeux, tous nos sentiment sans un mot. J’avais l’impression de voir un miroir dans ses yeux. Il me répondit du tac au tac. Ne se démontant pas, même s’il était fasse à un adulte qui devait presque faire deux fois sa taille. Enfin… Presque. Il était pris de tremblement. En réalité, il devait être mort de trouille. Je tentais bien de lui glisser un sourire pour le rassurer, mais… Il récupéra quelques cailloux et commença à les jeter sur moi en hurlant. Je les esquivais calmement. Puis sorti mon boomerang pour fendre l’air devant moi, et détruire les suivants avant qu’ils ne m’atteignent, d’un coup vif.

— Attend petit je ne crois pas que…


Il ne m’écoutait pas vraiment. Il jeta sa main en avant une fois encore, mais cette fois, il n’avait cailloux, j’étais un peu intrigué par son attitude. Quand je compris enfin ce qu’il fabriquait, j’eus un rictus de gêne. J’avais entendu parler de ce clan qui était capable de maîtriser leur ostéogénèse. Forcément. Avant de voyager dans un pays on se renseigne sur les capacités des clans les plus courants. Je ne me serais jamais douté que ce gamin en fasse parti en revanche. Ce clan avait peut-être des mœurs particulières pour laisser des enfants si jeune, seul. Cependant, le gamin ne semblait pas maîtriser sa technique puisque les os de ses phalanges tombèrent au sol. Il me fixa alors. J’avais du mal à savoir s’il était désemparé, ou autre chose. Je le sus bien vite, puisque ni une ni deux, il récupéra deux os au sol, et fonça sur moi. Lorsqu’il arriva à ma hauteur, d’un mouvement agile, j’entrecroisai mes bras, et saisi ses poignets avec mes mains, lui faisant lâcher les os qu’il tenait. Technique imparable contre un enfant, que ma sœur ainée avait usé et abusé sur moi. Les bras croisés permettaient de croiser ceux de la cible, en décroisant les siens. L’enfant se retrouva donc rapidement avec sa main gauche sur le flanc droit et inversement, tandis que je le maintenais.

— Du calme. Je ne vais rien te faire d’accord ? J’y gagnerais quoi moi, à faire du mal à un enfant inconnu ? Je te relâche d’accord ?

Profitant des quelques instants où je le tenais encore, je plongeai mes yeux citrines dans les siens avec un grand sourire. J’étais en train d’imaginer que bientôt, moi aussi je serais père et que tôt ou tard mon enfant aurait le même âge que lui. Je restais cependant en pays ennemi. Je ne pouvais pas lui donner mon vrai nom. Mais j’étais peu inspiré.

— Appelle-moi Denki, d’accord ? C’est comment toi ? Conclus-je en le libérant enfin.
Revenir en haut Aller en bas
Kaguya Kosei
Genin de Kiri
avatar
Expérience : 460
Messages : 153

J'ai marché sur un Dieu


Feat Rakurai Shisui



Ca y est la mort lui léchait les orteils et bientôt elle lui brûlerait les entrailles. Le gamin n'avait rien vu venir, il se retrouvait totalement immobilisé. Envahi par les sentiments mêlés de peur et de rage, le gamin laissa échapper quelques larmes silencieuses. Il mourrait ici, seul, et personne ne le retrouverait. Il se ferait croquer les cottes, dévorer les orbites. Même la végétation se repaîtrait de sa dépouille. Une façon de vivre à travers toute chose … foutaise, Kosei n'y croyait pas. Lui ce qu'il voyait c'est qu'il n'avait pas eu la moindre chance. Mais l'individu ne semblait pas décider à l'achever, ni même à jouer avec sa proie. L'idée de lui écraser le pieds avait traversé l'esprit du morveux, mais vu son poids plume c'était peine perdue. De toute façon il envisageait de le relâcher selon ses dires. Kosei prit une grande inspiration pour tenter de s'apaiser de conserver le peu de dignité qu'il lui restait. La petite tête pâle tomba de nouveau sur le côté, en pleine réflexion. Pourquoi un étranger souriait-il à un gamin qui avait espéré pouvoir le laminer ?

" - C'est bizarre comme nom, Daiki. Moi c'est Kosei. C'est pas un nom bizarre Kosei. Et d'abord pourquoi t'es si foncé ? T'es sale ? Vous vous lavez pas chez toi ? Ou alors on t'a confondu avec un rôti et on t'a laissé trop prêt du feu ? "


La première question était totalement innocente, issue de l'esprit d'un enfant curieux de tout. Avec un peu de chance l'étranger ne serait pas avare d'informations. En revanche sa dernière remarque risquait d'être mal prise. C'était venu naturellement, probablement ses gênes de Kaguya. Le morveux repensait à la scène, cherchant à identifier à quel moment l'intrus l'avait neutraliser. Si ses mouvements avaient été invisibles pour les yeux peu entraînés de Kosei, le projectile utilisé précédemment ne l'avait pas été. L'enfant se tordait dans tous les sens pour tenter d'examiner l'arme. Quelque chose qu'il n'avait encore jamais vu, et au pouvoir incroyable : aussitôt lancé l'objet s'était chargé des cailloux et était revenu sagement à l'expéditeur. En plissant les yeux le Kaguya du admettre qu'il ne percevait aucun fil, aucun trucage. Un pouvoir particulier alors ?

" - C'est quoi ça ? Comment ça marche ? C'est un talent particulier à ton sang ? "


Le gamin avait déjà oublié qu'il s'adressait à un étranger. De même qu'il avait mis de côté le fait qu'il était totalement égaré. Et quelques minutes plus tôt il estimait y passer. L'objet retenait désormais toute son attention. Il mourrait d'envie de l'essayer, et peut-être même de le garder. L'entrave exercée par le jeune homme l'avait fatigué. S'il avait été plus appliqué et plus talentueux il aurait extrait certains de ses os pour récupérer l'arme et prendre la fuite. Dans les paumes, ou dans les épaules peut-être, comme ses aînés. Mais l'assaut raté lui avait déjà pompé toute son énergie, et sa longue marche l'avait épuisé. Kosei mourrait de faim.

" - Tu viens pour le vendre ton truc ? T'es un marchand ? Si je te l'échange contre … un petit canard en os, ça te va ? "


Deal absolument pas équitable. Le gamin prenait-il ce Denki pour un con ? Oui, clairement. Il ajouta une mine d'enfant battu pour tenter de le faire tomber dans le panneau. Mais le regard jaune perçant du type ne le ferait sans doute pas marcher.  
Revenir en haut Aller en bas
Rakurai Shisui
Jōnin de Kumo
avatar
Expérience : 95
Messages : 154
L’enfant semblait un peu s’être apaisé en voyant que je ne lui voulais pas de mal. Il semblait d’ailleurs intégré cela et était déjà passé à autre chose. Ce n’était qu’un enfant après tout. Après s’être interrogé sur nom prénom, il me donna le sien, Kosei, et me questionna sur ma couleur de peau. Cela me fit rire quelque peu. Il est vrai que dans les terres de Mizu no Kuni, les hommes à la peau ébène ne devaient pas courir les rues. Mais comment expliquer cela à un enfant. Je pensai alors à la couleur claire de la peau de ma femme, et à ses yeux bleus, de quelles caractéristiques hériterait l’enfant qu’elle portait. Je m’accroupi pour me mettre à la hauteur du môme, tapotant ma main avec calme sur sa tête, en lui offrant un nouveau sourire.

— C’est Denki, pas Daiki, cela signifie électricité. C’est pas mal Kosei comme blaze… C’est vrai que le mien est un peu bizarre. Pour ma peau, c’est comme ça. Il n’y a sans doute pas beaucoup de gens avec la peau comme moi dans le coin, mais ça existe. Et toutes les nuances de carnation entre la tienne et la mienne aussi, finis-je avec un clin d’œil.

Je ne pouvais pas louper le regard du petit garçon, il fixait et scrutait dans les moindres détails mon boomerang que j’avais remis à ma ceinture. Il ne manqua d’ailleurs pas de me questionner dessus, et je me fis une joie de lui répondre. En lui montrant l’objet de plus près.

— Cela s’appelle un Boomerang. Tu vois sa forme courbée un peu particulière ? C’est légèrement plus large ici, que là. Eh bien, combiné avec le plat de l’objet, et un certain doigté, cela permet au projectile de revenir. Car lorsqu’il est projeté, il se met à tourner comme ceci, expliquais-je en lui mimant, et en lui montrant le tournoiement de l’objet.

Après un échange de regard avec Kosei, je compris qu’il avait surtout envie d’essayer de lui-même. Seulement, mon boomerang n’était pas un jouet, taillé dans un métal léger et résistant, il était très coupant. D’ailleurs, j’avais pris garde ce que l’enfant n’en touche pas les bords. D’ailleurs, l’arme pouvait facilement me servir à couper des branches et des lianes, même si en combat rapproché, c’était tout sauf ça. Mais comme il me l’avait dit un peu plus tôt, il n’était pas né de la dernière pluie. Faisant mine de me questionner sur ma venue, il me proposa un échange. Mon boomerang, contre… un petit canard en os. Décidément, ce môme me faisait rire. Cela venait peut être de sa candeur, pourtant non dépourvue d’un certain intéressement, oui, c’était sans doute ça. Mais j’eus une meilleure idée en scrutant le sol. Il y avait un arbre non loin, ce serait parfait.

— De l’échanger ? Hum, non je ne crois pas, il est un peu trop lourd et dangereux pour toi. Mais, je peux t’en faire un, rien qu’à toi, viens par là.

Je m’étais rapproché de l’arbre. J’avais identifié la branche qui ferait le mieux l’affaire, grâce à mon agilité, et à mes talents de ninja, grimper sur l’arbre fut une formalité. Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que lorsque la foudre frappe un arbre, la résistance du bois entraine sa surchauffe fulgurante. Instantanément, toute l’eau de la zone frappée est vaporisée. Le bois est alors complétement sec et mort. Cela ne se propage cependant pas, et ce n’est qu’une petite partie de l’arbre qui est alors concernée. Tout cela, c’est de mon père que je le tiens, et j’allais le mettre en pratique. Apposant ma main sur la branche ciblée, j’assimilai alors mon bras en un court instant. La branche subit les dégâts de plein fouet. À peine j’eus fini, que j’avais déjà bondit hors de l’arbre avec la branche auprès du gosse. Pour moi qui m’assimilais depuis gosse, c’était la normalité. Pour des personnes originaires de la foudre, cela ne les surprenait pas toujours, puisqu’il avait connaissance des Rakurai. En revanche le môme, il était bien trop jeune pour savoir cela. Mais concentré, je ne me rendis pas compte de sa réaction. Non, moi je m’étais directement accroupis sur le sol, et jouait au menuisier. Je ne perdais pas de temps, ce n’était pas la première fois que j’en faisais de la sorte, cependant, ça n’était pas totalement rapide non plus. Lorsque j’eus enfin fini, je souris à l’enfant, et me redressa. Il fallait bien l’essayer avant. D’un mouvement vif, je le lançai. Il revint. Ça trajectoire n’était en revanche pas parfaite du tout.

— Arf. Encore une petite minute, et il est à toi, tu vas pouvoir l’essayer.

Je regardais le profil de l’objet à la lumière du soleil, puis j’en affûtais le défaut du morceau que j’avais identifié. Puis je tendis l’objet à l’enfant.

— Hey ça va aller ? T’as pas l’air dans ton assiette. Tiens, c’est pour toi, essaie maintenant. Il faut faire un coup vif, assez sec, pour qu’il parte bien. Aller, essaie donc !
Revenir en haut Aller en bas
Kaguya Kosei
Genin de Kiri
avatar
Expérience : 460
Messages : 153

J'ai marché sur un Dieu


Feat Rakurai Shisui



Le contact de la main de l'Homme avec la tignasse du morveux lui semblait désagréable. Aussi loin qu'il pouvait se souvenir, jamais il n'avait supporté que l'on touche à ses précieux cheveux. Si précieux qu'il ne les coiffait pas, ne les taillait pas, … bref, des broussailles sur une tête de linotte. Mais Kosei prit sur lui pour ne pas râler, des fois que la suite vaille le coup de supporter une telle torture. Le nom de son interlocuteur lui semblait plutôt cohérent. Si ça signifiait réellement "électricité" ça venait sûrement de la couleur de ses prunelles. S'il avait été plus téméraire, le Kaguya aurait planté son index dans l'un des yeux, voir s'il prendrait un coup de jus. Mais la prudence était de mise, l'étranger l'avait maîtrisé en une fraction de seconde et lui était déjà quasiment à bout de force. Il tenterait peut-être plus tard, si l'occasion se représentait. Quoi que Kosei doutait que Denki le suive en marchant accroupi. Il n'avait pas l'air suffisamment idiot pour répondre à des provocations qui plus est. Le petit manipulateur d'os s'était amusé une fois avec un vieux de son clan. Il l'avait défié de le suivre toute la journée sur les paumes de main, pour prouver qu'il n'était pas lâche. Et l'abruti l'avait fait. La fierté, quel drôle de sentiment.

" - Blaze toi même. Tu parles bizarrement. "


Effectivement, le Kaguya avait du mal à suivre l'adulte, qui pourtant essayait de se mettre à son niveau. Tant dans ses palabres que physiquement. Finalement l'Homme dégaina enfin l'objet de toutes les convoitises du morveux. Un drôle d'outil, c'était certain. Kosei en avait les yeux tout ronds, et il n'était pas au bout de ses peines. Une arme qui part et qui revient d'elle-même. Pourtant elle ne semblait pas dotée d'une conscience ? Les explications logiques de l'étranger restaient bancales aux yeux du petit Kaguya. Se payait-il sa tête ? Il avait lui-même pu constater le retour de l'objet, sans trucages, il faudrait donc se rendre à l'évidence. Kosei se sentait frustré et agressé.

" - Comme par hasard hein, trop lourd et trop dangereux … trop lourd d'accord peut-être, j'ai pas encore beaucoup de muscle. Mais dangereux … c'est moi le danger, pas ce petit objet ! "


Et malgré tout il était déjà convaincu que le métal trancherait sans trop de difficulté ses petites phalanges. Alors pourquoi l'avait-il encore provoqué ? A force son comportement finirait par lui jouer des tours. Mais la perspective d'avoir son propre objet balaya toute colère. Il trottinait derrière Daiki, ou Denki, Kosei n'ayant pas la mémoire des noms, jusqu'à un arbre. Aussi agile qu'un écureuil l'étranger à la peau d'ébène se hissa sur le conifère. L'idée de grimper à un arbre n'avait jamais effleuré le petit Kaguya, et il doutait d'y parvenir un jour. Ou peut-être en se servant de ses os comme de crocs pour meurtrir l'arbre et se garantir une bonne prise ? D'autres plus vieux le faisaient couramment, mais pas pour jouer au petit singe. La suite, Kosei ne s'y était vraiment pas préparé.

Comment ? A quel moment ? Pourquoi ? Le petit bonhomme n'avait aucune réponse. Il se contentait de fixer la branche, bouche grande ouverte et yeux fixes. Il y avait des nuages, comme toujours, mais pas d'orage. Pas d'éclair. Pas de foudre. Alors ce type avait réussi à en produire ? Un maître du Raiton ? Le Kaguya n'en avait pas encore croisé. Mais non, la technique était bien plus subtile. Si puissante, que Kosei avait perdu de vue le membre de l'étranger. Comme s'il avait entièrement fondu pour laisser place à l'électricité. Donc cet étranger venait sûrement du pays de la foudre. Et plus important encore … c'était forcément un Dieu ! L'aspirant ninja avait déjà croisé quelques Hayase au village naissant, qui pouvait se liquéfier, mais ça … La foudre ! Personne ne dompte la foudre ! C'est un élément sauvage, si vif qu'il apparaît et disparaît tout aussi rapidement ! L'eau nourrit la terre, le feu brûle pour faire renaître, le vent produit de l'énergie mais l'électricité … l'électricité vous touche et choisit de vous épargner ou non. Non seulement celui-ci avait été épargné, mais en plus il l'avait dompté.

" - Heu … je sais pas. "


Comment allait-il ? Kosei ne s'en souciait plus. De même qu'il n'avait pas observé l'Homme à l'ouvrage, trop troublé par ce qu'il venait de voir. Mais s'il s'agissait réellement d'un Dieu, mieux valait ne pas le contrarier. Le gamin scruta l'objet un long moment, le tournant et le retournant sous toutes ses coutures. Il haussa les épaules, et l'envoya de toutes ses forces, comme s'il expédiait ses propres os. Et le boomerang fendit le vent, s'éloigna à bonne vitesse. Un grand sourire s'afficha sur la mine pâlotte du morveux, avant de se tordre en un rictus étrange. Effectivement, il revenait. Et en bon idiot qu'il était, Kosei n'y avait pas pensé. Comment réceptionner l'objet ? Allait-il avoir mal ? Y avait-il une façon de se positionner ? Allait-il ralentir ? Alors finalement quand l'arme de bois revint à son niveau, le morveux se contenta de se baisser pour le laisser passer. Avec un peu de bol, le Dieu vivant ne serait pas derrière pour se le prendre en pleine poire. Mais autre chose attira son attention. Un grognement. Pas humain, plutôt animal. Car bien évidemment, en grand maître de l'art de mettre les pieds dans le plat, le gamin avait laissé son arme de fortune finir dans la tronche d'un ours qui passait gentiment par là. Et ce n'était pas au goût de la bestiole.

" - Dis du coup … t'es un Dieu ? Genre le Dieu de la foudre ? Tu connais d'autres Dieux ? Y a un Dieux des os ? Genre un Kaguya ou quelqu'un qui nous aurait fait cadeau de notre don ? Et pourquoi moi mon truc-qui-vole il est pas en métal ? T'as peur que du coup moi aussi je maîtrise la foudre ? "


Voila, on l'avait encore perdu. Evidemment Kosei n'allait pas chercher son cadeau. Si ce type était un Dieu il se chargerait sûrement du gros nounours, ou peut-être que celui-ci passerait son chemin ?

" - Tu crois que je peux rajouter des petits bouts d'os dans ton truc-qui-vole pour qu'il soit plus redoutable ? Ou du coup il sera cassé et ce sera un truc-qui-vole-pas ? "


Totalement perdu dans ses réflexions, le Kaguya n'avait déjà plus les pieds sur terre. Il n'attendait même pas la réponse à ses questions avant de noyer l'étranger sous de nouvelles interrogations. Turbulent ? Non … jamais !

HRP ; J'ai répondu comme promis, mais c'est pas fou ._.
Revenir en haut Aller en bas
Rakurai Shisui
Jōnin de Kumo
avatar
Expérience : 95
Messages : 154
Décidément, cet enfant était aussi marrant qu’atypique, tant par ses réactions que par ses paroles. En posant ma main sur sa tête, j’avais fini par sentir sa crispation et j’avais arrêté. Après tout, tout le monde n’aimait pas cela. Je ne le sais que trop bien puisque l’un de mes petits frères détestait cela lui aussi. Il fit une remarque sur mon langage. Il est vrai que je n’étais pas sur les terres de Kaminari ici. Sans doute que des variantes de dialectes devaient exister. Ou bien était-il trop jeune pour connaitre certain mot d’argot. Peu importe après tout. Mais ce très jeune et fier habitant de l’Eau, était assez vexé que je ne veuille pas lui faire essayer mon boomerang. C’était compréhensible. Mais ça restait un gamin. Et cet objet était une arme acérée.

— Petit tu dis ? Il est pourtant plus grand que la plupart des Shurikens et des Kunaïs de taille standard et de surcroît… Il est bien plus coupant.

Béa, Kosei avait l’air en état de choc. Mais pourquoi ? Que s’était-il passé ? Finalement, le môme se concentra sur l’objet que je venais de lui tendre. Il s’en était emparé, et avant de le lancer, il s’acharna à le scruter avec ferveur. Lorsqu’il se décida enfin, on put sentir qu’il avait donné toutes ses forces dans le lancer. Il sembla content, envoyant que l’objet commençait à revenir à lui mais très vite, la panique se vit dans son visage. Chez les Rakurai, nous étions élevés à la dure. Je n’eus donc pas vraiment la présence d’esprit de réceptionner le boomerang à sa place. Kosei l’esquiva alors tout simplement. Ne sachant sans doute pas que faire. Sans s’arrêter, le boomerang continua alors sa route. Lancé par un adulte avec une grande force, ou bien lorsqu’il est infusé de chakra, il se peut que la trajectoire forme une boucle. Je me doutais que ce ne serait pas le cas, il n’y avait pas suffisamment de puissance pour l’aller-retour suivant. Et de toute façon, sa course fût brutalement interrompue. Vu le grognement je compris sans me retourner. Et me retourner ne fit que confirmer cela. C’était un animal sauvage, un ours pour être précis, et il venait d’être atteint directement par l’objet. Il ne fallait pas avoir un QI hors norme pour comprend que cela allait tout, sauf lui faire plaisir. J’avais saisi le gamin pour le tirer à moi, pas le temps de répondre à ses multiples questions vu la situation puis je lui avais ensuite plaqué mes mains sur ses oreilles. Me faisant aussi grand que je le pouvais je regardais avec défit l’ursidé, avant de libérer le chakra raiton que je venais de canaliser dans mon corps. Cela eut pour effet d’exciter les particules atmosphériques alentour, et récréa l’immense claquement que provoque le tonnerre. Effrayé, l’animal détournant son chemin sans demander son reste. Je libérais les oreilles du petit garçon. J’espérai que cela ne l’aurait pas trop chamboulé, cette attaque n’avait pas un but offensif, il s’agissait surtout de déstabiliser l’adversaire en combat réelle, en l’assourdissant quelques instants, et en perturbant son oreille interne. Je me remis à sa hauteur pour voir si tout allait bien.

— Ça va toujours Kosei ? Désolé, il fallait réagir vite !

Je me repassais le fil de ses questions pour pouvoir y répondre. Je ris en me rémémorant.

— Alors… Non je ne suis pas un dieu. Simplement, j’ai une hérédité toute particulière qui me permet de maîtriser la foudre et de m’assimiler à elle. Si ton boomerang n’est pas en métal, c’est parce que tu risquerais de te couper, et puis je ne suis pas un forgeron ! Ça aurait difficile d’en faire un en métal ici… Hum.

En quelques pas, j’avais récupéré le boomerang de bois là où il avait atterrit après s’être confronté à l’ours. Je le tendis de nouveau à Kosei.

— Quand il revient, il faut prendre son courage à deux mains, et s’en saisir au vol. Je ne peux pas te mentir, parfois, ça loupe et on se fait mal. C’est aussi pour cela que c’est mieux de commencer l’entrainement avec ceux en bois, sinon, c’est un coup à se fracturer la main à tous les coups. Mais tu verras avec de l’entrainement et les réflexes d’un shinobi, ça vient vite…
Pour ta question, non, tu ne pourras pas ajouter quelque chose dessus, sinon, ça déséquilibrera le mouvement et il chutera… En revanche
, commençais-je d’un ton pensif en regardant vers le ciel.

Ne pourrait-il pas en créer un lui-même fait de ses os ? Après quelques instants de réflexion, cela me parut plus clair. S’il appartenait réellement au clan qui maîtrise la création et la densité de leur propre os… Alors il pourrait en faire de redoutable grâce à cette maîtrise. Il fallait que je sorte de mes pensées, je posais de nouveau mon regard vers lui.

— Hum désolé pour cette petite absence. Oui je disais donc, qu’en revanche, tu pourrais sans doute en faire un directement avec tes os. Tu fais bien parti du clan qui maîtrise leur propre ostéogenèse non ? Si c’est bien le cas, tu pourras essayer de reproduire la forme de ce boomerang à l’identique pour en faire une copie en os. Il faudra vraiment qu’il ait la même forme, c’est important, et le même poids aussi, mais je suppose que tu peux aussi maîtriser la densité de tes os aussi...

J’étais en train de repartir en pleine réflexion. Et j’oubliais bien vite que je parlais à un enfant. Peut-être était-ce stupide de ma part de confier tout cela à l’enfant d’un pays auquel nous n’étions même pas allié, mais après tout, toutes ses rivalités, je les détestais. Je repris le boomerang l’enfant et sorti un parchemin, et un peu d’encre de mon paquetage. Après avoir inscrit quelques notes et conseils pour fabriquer un nouveau boomerang sur le parchemin, je le roulai et l’apposa sur l’objet en question. Un petit halo électrique entoura ma main avant de disparaitre avec le parchemin, au profit d’une inscription sur le boomerang.

— Et voilà, je me doute que tout ça est peut-être un peu compliqué pour ton âge, mais un jour, si tu veux refaire un boomerang, et bien tu n’auras qu’à lire mes instructions, conclus-je avec un clin d’œil.
Mais d’ailleurs, qu’est-ce que tu fais ici tout seul ?
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Avis de marché - Hospices civils de Lyon (69) - Restauration intérieure de la chapelle de l'hôtel Dieu dont : Chapelle de la Vierge - lot 3 stuc, marbre, sculpture, lot 4 p. murale, lot 7 vitraux, lot 9 tableaux
» Avis de marché - Marseille - crypte de l'abbaye Saint Victor - Lot 3 archéologie du bâti, lot 4 conservation-préventive décor
» Avis de marché - Arles - Museon Arlaten - Conservation préventive
» Avis de marché - Bordeaux - restauration d'un spécimen (naturalia - crocodile)
» Avis de marché - Vannes (56) - Lot 2 sculptures

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Densetsu :: Pays de l'Eau :: Mizu no Kuni-
Sauter vers: