Flashback — Révélation d'Ōgon no Kuni

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    Kaidō Nahoji
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    Flashback — Révélation d'Ōgon no Kuni

    Message par Kaidō Nahoji le Mer 19 Sep 2018 - 22:05


    Année quatre-vingt-trois ;
    À proximité des territoires de la famille impériale ;

    L'élévation magistrale de deux shinobis au rang de Première Ombre — autrement dit leader — impressionnait l'entièreté du Yūkan. D'une certaine façon, cela annonçait un avenir vraisemblablement prometteur : l'Homme abritait des êtres vivants naturellement prodigieux. Ces derniers manipulaient le Chakra avec une telle aisance qu'ils s'affirmaient comme dirigeant de deux superpuissances mondiales. En revanche, d'autres génies fuyaient le feu des projecteurs ; ils préféraient garder l'anonymat pour des raisons personnelles, probablement légitimes. Bien qu'eux aussi sillonnaient le continent, nombreuses sont les personnes qui oubliaient l'existence de ce genre de profil. Les commanditaires représentaient l'exception à la règle puisque par le biais d'un carnet d'adresse, ils étudiaient puis contactaient des militaires avides dans un but simple.
    Loin d'être qualifié comme surdoué, j'avais néanmoins l'avantage d'être du clan Kaidō. D'une autre façon, les stéréotypes m'obligeaient de manipuler le Jikūkan Ninjutsu et de connaître sur le bout des doigts les contrées d'Ōgon no Kuni. Faute d'exceller dans les techniques spatio-temporelles, je me repérais aisément dans le désert. D'après le pourvoyeur, cela suffisait amplement. Ma maîtrise pour le Suiton — avancée pour mon âge — n'a pas convaincu plus que cela mon « boss ». Cela ne me servirait soi-disant à rien... J'espérais surmonter la contrainte environnementale. Pensait-il sérieusement qu'une sécheresse m'empêcherait d'employer mon panel dévastateur ?

    Mon objectif était relativement simple. Dans un premier temps, je devais guider une personne originaire de Kyōkoku no Kuni. Une simple traversée de la savane où je servais de guide. Une fois cela fait, j'avais pour obligation de soutenir ce militaire dans son objectif. Il possédait un but différent du mien que je ne connaissais pas, mais cela figurait dans le contrat. Si je désirais recevoir un quelconque salaire, je n'avais pas le choix.
    En bref, je patientais depuis déjà plusieurs minutes au lieu de rendez-vous indiqué par le commanditaire : à la frontière simultanée du d'Ōgon no Kuni, de Yūkai no Kuni ainsi que de Tori no Kuni au crépuscule. Au passage, le « boss » m'a attribué une troisième contrainte secrète. Durant cette mission, je n'étais pas Nahoji ou même membre du clan Kaidō. Mon identité ? Tsubasa Kijō (litt. Brave), garde et conseiller personnel de l'empereur.

    Comme convenu, le shinobi en question arriva. Je m'assurai qu'il ne s'agissait pas d'un marchand ou que sais-je afin d'éviter n'importe quel quiproquo.
      Bonjour shinobi. Accordement aux objectifs, je me nomme Tsubasa Kijō et je serai votre guide. Indiquais-je avec un sourire chaleureux. Nous ferons une pause approximativement toutes les quatre heures. Nous nous arrêterons également en cas de tempête de sable majeure. Ce seront les seuls arrêts autorisés pour atteindre la Capitale à temps. La route est longue, le trajet est complexe et nous devons économiser chaque minute. Des questions ? Demandais-je calmement.
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    Rakurai Shisui
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    Re: Flashback — Révélation d'Ōgon no Kuni

    Message par Rakurai Shisui le Sam 22 Sep 2018 - 0:00



    Année quatre-vingt-trois, aux abords du lac Tōya ;

    — Gauche !... Arrière !.... Centre !... Droite !… Droite !… Droite !… Gauche !... Allez, bon sang Shisui tu es trop lent !

    Le bruit du métal ainsi que celui des techniques qui s’enchainaient résonnait dans les alentours. Shisan ne me ménageait jamais pendant nos entrainements ensemble. Il n’était mon ainé que de deux années, mais nous étions diamétralement opposés. Si j’avais été l’eau, nul doute qu’il aurait été le feu. Si j’étais l’un des plus calmes de ma fratrie, Shisan était sans doute l’un des plus agités. C’est le seul de mes frères et sœurs avec qui j’étais capable d’en venir aux mains. Malgré cela, aucune rancœur ne subsistait jamais entre nous. Nous avions appris à nous respecter l’un l’autre. Étrangement, c’est avec lui que j’arrivais à atteindre la meilleure harmonie, comme si nous ne formions au final, que le yin et le yang d’un même tout.

    Nous avions déjà ce jour-là tous les deux et avec nos cadets et notre mère, le clan à s’occuper pour un peu plus d’une semaine. Notre père était partie avec nos deux ainés pour régler un souci au nordet du pays, lorsque nous fûmes alertés par la vocalisation stridente d’un condor. C’était le kuchiyose de mon père. Il venait nous transmettre d’importantes informations ainsi qu’un ordre de mission. À l’autre bout du continent, dans la capitale du pays de l’or, un prêtre requérait un certain savoir-faire bien connu de notre clan. Il n’était pas extraordinaire dans le monde shinobi, mais notre nom nous apportait tout de même une certaine reconnaissance. De plus, il avait apparemment déjà eu à faire à un membre de notre clan. Aujourd’hui, il en nécessitait de nouveau un, pour reproduire la tâche faite il y a des années de cela. Il s’agissait d’un rituel de scellement par la foudre au sein de son temple.

    Dans les faits cependant, la mission cachait autre chose. L’objet à sceller ne s’était pas descellé tout seul. Un criminel notoire de la cité du pays de l’or, connu sous le nom de Kenjū, l’avait maintenant en sa possession. Ainsi, avant pouvoir sceller ce que mon père avait nommé dans son message « voûte sankaku ». Pour procéder à la mission, le commanditaire avait minutieusement tout préparé. En effet, il ne souhaitait pas vraiment ébruiter l’affaire. Peut-être était-ce aussi pour cette raison qu’il faisait appelle à nous qui étions si loin. Toutefois, il fallait aussi ajouter à cela le fait que celui qui irait devrait se présenter sous une fausse identité, et ne pas utiliser le ranton. C’était assez étrange, mais le cachet de la mission était sérieux. Après une discussion avec mon frère, c’est moi qui fus choisi. Il n’avait pas assez de patience pour le fūinjutsu. Le premier point de rendez-vous était à la frontière de trois pays. Là-bas, je retrouverais un autre shinobi qui me guiderait jusqu’à la cité, et qui devait me servir de soutien. Je ne savais rien de lui, hormis son identité : Tsubasa Kijō, il était censé être un garde de l’empereur. Mais sachant que j’avais moi aussi reçu une fausse identité : le simple surnom Kiiroi, je restais dubitatif. Même si j’avais désormais un peu plus l’habitude de laisser Ryūdan pour quelques jours, les au-revoir n’était pas plus facile…

    Lieu du rendez-vous.

    C’était très rare que je ne sois pas vêtu comme un Rakurai. Je me sentais assez étrange. Je n’avais cependant pas dérogé à mes habitudes. Mon par-dessus n’était en l’occurrence qu’une simple cape. Pas question de me couvrir plus alors que j’allais dans un endroit si chaud. À mon arrivé, l’autre se présenta de façon sympathique, et m’expliqua le déroulement du trajet.

    — Je suis Niiroi. Je crois que vous ne savez rien de la mission qui m’attend là-bas n’est-ce pas ? Autant que nous profitions du trajet pour que je vous évoque cela.

    Sans plus tarder, nous nous étions mis en route. Je lui expliquai alors qu’une fois au sein de la ville, nous allions devoir nous rendre chez un prénommé Kenjū, pour récupérer la fameuse voûte. Je ne décelai pas vraiment de changement d’expression sur son visage en évoquant ce nom. Pourtant, j’avais la conviction qu’il avait compris de qui il s’agissait. Il était indéniablement bien plus au fait que moi sur ce qui se passait dans la capitale. C’était à près tout simplement la deuxième fois que je foulais le sol d’Ōgon, mais la première fois, je n’avais fait que passer.

    — Ce Kenjū, c’est un criminel du coin n’est-ce pas ? Vous voyez de qui il s’agit, vous pensez qu’on pourra intervenir rapidement ?

    J’espérais que le trajet ne serait pas trop long. Non pas que cela me fatiguait, mais je trouvais toujours les déplacements assez ennuyeux. Alors dans une sorte de désert où rien ne ressemble plus à un grain de sable, que le grain juste à côté…

    — Nous en aurons pour combien de temps selon vous pour arriver sur site ?
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    Kaidō Nahoji
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    Re: Flashback — Révélation d'Ōgon no Kuni

    Message par Kaidō Nahoji le Mar 25 Sep 2018 - 21:22

    Contrairement aux apparences, j'ai intentionnellement menti à mon interlocuteur puisque le trajet jusqu'à la cité nécessitait une petite poignée d'heures — en passant évidemment par des chemins ambigus que seuls les initiés connaissaient. D'ailleurs, Kiiroi venait de commettre une grave erreur en m'informant de ses objectifs personnels, surtout lorsque le commanditaire semblait entrelacer de nombreux éléments... Absolument rien ne présageait un dénouement idéal. En bref, je me contentais d'accompagner mon client comme me le demandait la missive qui m'était destinée. Nous empruntions un itinéraire bien différent du parcours généralement foulé par les caravanes marchandes; en quelque sorte, on m'avait pour que je conduise ce type d'un point A à un point B le plus rapidement possible. Cependant, mon véritable atout s'illustrait par mon Jikūkan Ninjutsu, en défiant les lois de l'espace et du temps, j'étais capable de l'amener à la Capitale en une fraction de seconde. On m'interdit pourtant de le faire... drôle d'ironie.
      Le prénom que vous évoquez ne me dit rien. Répondis-je en haussant les épaules. N'oubliez pas que ma mission consiste à vous rapatrier à Ōgon no Kuni. À votre place, je me méfierais des concours de circonstances et d'autres facteurs... Saviez-vous qu'une règle interdit la présence de forces armées étrangères à l'intérieur des terres ?

    J'adressai un sourire chaleureux à Niiroi. Après tout, j'ignorais tout de lui; était-il un criminel recherché par la famille impériale ? Demander à un originaire du coin d'amener un étranger : voilà donc une mystérieuse demande ainsi qu'une pratique exotique pour la Royauté.
      Jusqu'à preuve du contraire, vous êtes en capacité de vous battre et donc vous entrez dans les clous. Repris-je machinalement. D'autant plus, je suis un homme de main de la haute instance. J'y réfléchirai à deux fois avant de franchir le point de non-retour.

    Au passage, nous bifurquâmes dans le but de remonter le lit d'un fleuve desséché depuis des millénaires. Cela ne faisait même pas deux heures que nous marchions et les contours de la Capitale se dressèrent à l'horizon. La position était désaxée par rapport au creux qui hébergeait le cours d'eau; je pointai soudainement du doigt une ancienne pierre délabrée.
      Voyez-vous, il existe des passages secrets crées par le clan Kaidō. Indiscernable parmi l'environnement rocailleux, ce simple rocher d'apparence permet aux initiés de se déplacer aisément dans le désert. Il suffit de s'approcher et la magie opère...

    Alors que je m'approchais du soi-disant légendaire rocher, je dirigeai sereinement ma dextre vers le ciel avant de l'abattre fermement en direction du sol. De l'autre côté, ma senestre frappa sèchement le vent; mon poing s'arrêta à quelques centimètres de la caillasse. Une quantité impressionnante d'énergie spirituelle se dégageait de la matière inorganique afin de former une vraisemblable porte d'entrée.
      Un simple geste permet de l'activer. Ne vous inquiétez pas, les personnes aptes à utiliser ses balises se comptent sur les doigts d'une main. En tant que garde personnel de la famille royale, j'ai hérité de quelques enseignements.

    Tout cela était une nouvelle fois foutaise. Mes gestes corporels correspondaient en réalité à des signes bien précis bien différents des mudrās, je venais d'effectuer en secret quelques Kuji In. En quelque sorte, j'ai volontairement bravé l'interdiction du commanditaire. Ni une ni deux, j'entrai dans le portail. C'est donc sans surprise que je me retrouvai la seconde suivante en plein milieu d'une avenue marchande de la Capitale.

    Spoiler:
    KANSHIN — DŌRAI [Rang A]
    L'utilisateur forme les signes adéquats puis ouvre face à lui un portail d'envergure. Lorsqu'une entité s'engouffre à l'intérieur, elle ressort obligatoirement dans une seconde ouverture spatio-temporelle préalablement créée.
    Ninjutsu — Kaidō

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