Amitié enfantine [Flashback / Solo]

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    Message par Meikaku Tōmei le Jeu 27 Sep 2018 - 22:17

    An 92, il y quelques semaines...

    C'est sous un ciel d'orage déchainé que Tōmeiprogresse vers sa destination, un petit village du nom de Tsukiyama. Il est depuis maintenant plusieurs mois sur les traces d'un certain Kimitomo qu'il tient pour responsable de l'attaque du hameau Meikaku de Kyōkoku no kuni durant la guerre de cinq ans. A cette occasion, il a été le témoin impuissant de la mort du jeune Urei Meikaku alors que celui-ci était sous sa responsabilité. L'afro-shinobi a pris la vie du meurtrier de son cousin membre de son clan, mais au gré de ses pérégrinations a appris que le commanditaire de cette attaque se nommait Kimitomo. Depuis, il n'a de cesse de glaner des informations sur cet homme supposé juunin de Kazangakure no Sato et supposé membre du clan Noroi. Aujourd'hui son périple l'amène dans un coin reculé du pays des montagnes, une région très peu peuplé ou un homme serait susceptible d'avoir connu celui que l'on surnomme Kimitomo Le Tourmenteur.

    Bien qu'il fasse déjà très sombre ce jour-là, Tōmei avait une excellente perception du temps qui passe et les nuages noirs de Yama no kuni ne l'empêchait pas de savoir que la nuit approchait. Le temps avait été gris dès son réveil et il n'avait cessé de se dégrader au fil de la journée. L'estomac du Meikaku criait famine son dernier repas datait du matin et fut constitué de seulement deux lézards bien maigre. Enfin, le peu de viande que Tōmei avait réussi à suçoter sur les os fins des bestioles n'avaient pas calmé sa faim. Le jeune homme regarda son estomac l'air embarrassé, il avait été incapable de trouver de quoi manger. Les terres rocailleuses et inhospitalières des kazanjins étaient très différentes du pays des canyons où il avait vu le jour. Cette vallée bordée par deux montagnes aux pics acérés semblait vide de vie, peu de végétation et les rares plantes n'étaient pas comestibles ou morte. Quant à la faune, il n'avait pas non plus croisé quoique ce soit de vivant de toute la journée.

    *Mon vieux, ce n'est pas aujourd'hui que l'on va sustenter nos besoins vitaux, exprima le jeune garçon en penser pour lui-même et son estomac.*

    Un flash de lumière apparue zébrant de blanc le noir des nuages puis quelques secondes plus tard un puissant bruit de tonnerre vint briser le silence glaçant de la vallée. Une odeur d'humidité s'installa et Tōmei savait qu'il allait pleuvoir, puis il arriva ce qui devait arriver le shinobi était trempé jusqu'aux os. La chevelure blond cendré du jeune homme d'ordinaire si bombé et si fier pendait désormais lâchement devant son regard. Les tifs frisées se plaquait contre le verre de ses fameuses lunettes de soleil le gênant considérablement. L'afro-boy attrapa un élastique et accrocha ses cheveux en queue de cheval rebondit.
    Il était temps d'accélérer le pas, c'est donc au pas de course que le Meikaku rendu bougon par la pluie poursuivit sa route en direction de Tsukiyama. Il ne put s'empêcher de se dire que le village portait bien son nom dans cet univers faits de roc et de pierre.

    -------------------------------------------------------

    Non, sortez de chez moi. Je refuse d'héberger l'ennemi ! Et estimez-vous heureux que je ne fasse pas appel au village du volcan, beugla l'habitant de Tsukiyama.

    C'était la troisième fois que Tōmei se faisait virer d'un logement ce soir-là et il commençait à être partiellement agacé, mais il continuait son chemin. Alors qu'il sortait du domicile de cet imbécile, un homme assit à même les cailloux du sentier le lorgner d'un regard malin. Lorsqu'il vit que le Meikaku le regardait à son tour un sourire apparu sur ses lèvres:

    Tu cherches où loger, voyageur, demanda-t-il d'une voix nasillarde ?

    Le personnage était atypique, une vieille cape de voyage usager sur les épaules plutôt très amaigri assez sale, le type semblait vivre sans un toit sur la tête et il ne voyageait pas. Sûrement un mendiant du coin, la guerre avait fait de nombreux ravages dans les deux pays. Bien que Tōmei est naturellement une dent contre les militaires kazanjins, il n'avait aucun ressentiment envers les habitants des montagnes. En s'approchant du pauvre bougre il remarqua que celui-ci était mal rasé, une barbe grisonnante de quatre ou cinq jours poussait sur sa peau halée.

    C'est bien le cas vieil homme, saurais-tu me renseigner, questionna le shinobi ?

    Oui, tu devrais aller au sud en périphérie du village il y a un domaine agricole là-bas tenu par la famille Teishū, je pense qu'ils se ficheront de savoir que tu es un démon des canyons, dit-il sur un ton neutre.

    C'était la première fois que l'on traitait Tōmei de démon, qu'est-ce qui prenait à ce vieux fou de l'insulter sans raison apparente ? D'un autre côté le Meikaku se fichait pas mal de ce que l'on pensait de lui alors après tout tant que l'information était viable.

    Un démon, aurais-tu une rancune contre les gens des canyons ? Si tel est le cas sache que je n'ai pas participé activement à la guerre et je ne suis pas un takijin. Merci pour l'information.

    D'un geste de la main l'afro-boy prit congé de son informateur et partit en direction du sud, il avait entendu parlé des Teishū à son arrivée à Tsukiyama. Le renseignement avait donc une part de vérité, mais il fallait rester prudent le personnage était assez énigmatique pour ne pas s'y fier corps et âme. Un piège tendu par des shinobis en charge de la protection du village n'était pas à exclure, après tout Tōmei ne s'était pas caché d'être un natif de Kyōkoku no kuni.


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    Re: Amitié enfantine [Flashback / Solo]

    Message par Meikaku Tōmei le Ven 28 Sep 2018 - 15:07

    Au bout de presque une heure de marche Tōmei ne trouvait toujours pas la demeure de la famille Teishū. Véritable volonté de la part de l'énigmatique vieux des rues ou bien l'afro-shinobi s'était-il perdu ? Il était toujours aux aguets par peur d'un piège ou d'une embuscade, mais jusqu'ici rien d'autre que le son assourdissant des vents violents de Yama no kuni et du martèlement incessant de la pluie. Il faut admettre que la légendaire patience du Meikaku commençait à sérieusement lui faire défaut, il en avait marre de patauger dans des flaques d'eaux gelées. Chacun de ses pas lui glaçait le sang et les bourrasques le faisait frémir de froid quand enfin, il aperçut une bâtisse sur une colline entourée de champs et de pâtures.

    Devant la barrière qui faisait office d'entrée du domaine, Tōmei put lire sur un écriteau "Bienvenue au Domaine Teishū". On ne pouvait faire plus clair, en toute logique le shinobi était à la bonne adresse. Enfin, il restait à savoir si le vieux avait dit vrai ou bien si le Meikaku allait se faire renvoyer dehors une fois de plus. C'est sur un sentier bien dessiner fait de sable et de caillasse que le jeune homme progressa en direction de ce qui semblait être l'habitation principale de l'exploitation agricole. Malgré le temps fâcheux Tōmei pouvait bien imaginer le calme et la sérénité qui pouvait régner ici par beau temps. C'était sans doute un petit coin de paradis pour les Teishū si tant est que leur affaire familiale marche ils devaient être comme des coqs en patte.

    Après quelques coups bien senti sur la porte en bois de chêne Tōmei entendit derrière celle-ci des murmures venus sans doute de discussion à l'intérieur de la maison. Enfin, il entendit des bruits de pas s'approchant puis la porte s'ouvrit pour laisser apparaître un grand homme d'une quarantaine d'années. Le type était plutôt trapu et musculeux, il portait un large pull de laine de circonstance par ce temps, malgré que le vêtement soit ample on pouvait voir qu'il le remplissait largement. Il portait des cheveux couleurs indigo coupés mi-longs et brossés vers l'arrière ainsi qu'un bouc court taillé en pointe d'un indigo plus intense presque noir.

    Oui, qu'est-ce que c'est ? Que voulez-vous, demanda le géant en toisant Tōmei de bas en haut ?

    Le ton était sans équivoque, la voix plutôt rauque et le regard était mêlé d'intérêt et de méfiance. Les Teishū devaient avoir régulièrement de la visite, mais ne partant pas toujours de bons sentiments. Le Meikaku comprenait cela et n'avait aucune raison de tenir rigueur de l'accueil en demi-teinte de cet homme:

    Bonsoir, je me nomme Tōmei et autant vous le dire tout de suite je viens de Kyōkoku no kuni. Je cherche un gîte pour la nuit et un couvert pour ce soir, dit-il d'un ton neutre.

    Ce n'était pas une question simplement une affirmation, le Meikaku se contentait de répondre à la question du bonhomme sans en ajouter, mais en jouant la carte de l'honnêteté. Les gens d'ici avaient le droit de savoir quel genre d'homme ils hébergeaient, s'il l'hébergeait.

    De Kyōkoku no kuni, hein... Et pourquoi dervais-je accéder à ta requête, demanda le mastodonte ?

    Sauf votre respect, je n'ai rien demandé, je n'ai fait que répondre à votre interrogation. J'ai dit cherché gîte et couvert, je n'ai pas demandé le gîte et le couvert. Cependant, désormais je vous le demande et j'ai de quoi vous payer.

    Du fond de la pièce l'afro-shinobi entendit une toux sèche et la voix fatiguée d'un homme houspillant le costaud à la porte:

    Voyons... Laisse-le entrer Benkei, il y aura toujours une place chez moi pour les gens honnêtes, exprima la voix presque malade.

    La brute en apparence s'adoucit au son de la voix emplit de toux, il laissa passer le jeune homme et lui prêta même une serviette pour s'essuyer de toute cette eau qui gouttait de son corps et de ses frusques. La même voix enrouée intima quelques demandes:

    Azami, fait couler de l'eau chaude pour qu'il se lave de son périple et fait lui préparer une tenue sèche. Nous parlerons ensuite mon garçon, va et nettoie toi de ton voyage salissant.

    Les paroles du vieux malade semblaient faire loi dans cette demeure, il était le maître des lieux à n'en pas douter. Le doyen Teishū sans doute et certainement sa famille et quelques employés du moins c'est ce que Tōmei supposa, malgré sa réticence il se laissa tout de même conduire à la salle d'eau par la dénommée Azami...


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    Re: Amitié enfantine [Flashback / Solo]

    Message par Meikaku Tōmei le Ven 5 Oct 2018 - 23:16

    Une salle de bain propre et chaude attendait le jeune homme, il n'aimait pas trop devoir demander de l'aide, mais le voyage avait été trop long et il avait erré trop longtemps. Lorsqu'il enleva ses vêtements, c'est un corps fatigué et meurtri qui se reflétait dans le miroir. Cela ne faisait pas si longtemps qu'il avait un but véritable, mais cela faisait tout de même deux ans qu'il avait quitté le cocon familiale. Certes cela l'avait rendu plus fort et plus débrouillard, mais cela n'avait fait qu'accentuer ses tourments. Aujourd'hui, la perspective de donner un sens à sa vie en cherchant et trouvant le responsable de son malheur. Azami avait déposé une serviette propre et fait couler un bain d'eau brûlante dans lequel Tōmei plongea son corps froid et sali par la tempête. L'eau lui fit un bien fou et il se laissa sombrer dans ses songes...

    Il était de retour au hameau Meikaku et le vieux Kotaro lui donnait des consignes, la grande falaise recouverte d'une plaine verdoyante autour de son village natal était floue comme dans un rêve. Quant à la voix du doyen, elle semblait loin et résonnante, les scènes s'enchaînaient plus vite que dans son souvenir. Il se voyait donner des instructions à Hanako et au petit Urei Meikaku, les deux jeunes écoutaient attentivement leur aîné puis obéissant prirent position où il l'avait demandé sur les toits. La scène accéléra l'ennemi du volcan était défait du moins c'est ce que les jeunes avaient cru lorsque l'un d'eux était sorti à vive allure une lame à la main. L'afro-shinobi avait fait tout son possible et foncé vers l'ennemi pour protéger Urei, mais lorsque son propre kunaï avait ôté la vie du kazanjin, il était trop tard. Urei suffoquait déjà étouffer par son propre sang et la vie le quitta dans un sursaut nerveux, Tōmei n'oublierait jamais son visage ni son regard apeuré lorsqu'il...

    Jeune homme, c'est bon je peux entrer, demanda une voix féminine.

    Non, je me suis endormi, je me dépêche, répondit le shinobi.

    Après s'être bien nettoyé et avoir vidé l'eau de son bain, Tōmei avait récupéré des affaires propres laissé par Azami. En sortant de la salle d'eau, elle l'attendait avec ses propres vêtements et l'intégralité de son équipement. Le regard désolé, elle expliqua:

    Je suis navré, mais mon père était très fatigué et a dû se coucher, mais nous avons une chambre pour vous, vous discuterez avec lui demain.

    Le Meikaku était surpris, mais accepta poliment l'offre. Décidément, ces gens étaient légèrement trop gentils, pourquoi laissait-il un inconnu d'un pays étranger entrer ainsi chez eux. D'autant plus qu'il lui laissait arme, équipement shinobi et ne lui demandait visiblement aucun paiement pour le moment. Ils étaient soient généreux, soit un peu crédule. Un individu mal intentionné pourrait leur causer des problèmes, heureusement avec Tōmei il ne risquait rien, quoique le lascar de la porte devait savoir se défendre un peu, ce Benkei.

    Une fois qu'il fut seul dans sa chambre et après avoir pris congé d'Azami, il se glissa dans ses draps avec gratitude. Tōmei attrapa un kunaï qu'il glissa sous son oreiller, on n'était jamais trop prudent, les Teishū avaient beau sembler honnête, il n'en était pas moins des inconnus. Bien que vu son état de fatigue, il faudrait une guerre pour le réveiller, il frissonna à cette idée et s'endormit quasi instantanément pour de nouveau plongé dans des songes du passé...


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    Re: Amitié enfantine [Flashback / Solo]

    Message par Meikaku Tōmei le Dim 7 Oct 2018 - 14:03

    Tomei était à genoux près de la falaise, au bas de celle-ci une vingtaine de blocs de pierre gravés formaient un ensemble bien dessiné sur la terre des canyons. Il était tôt ce matin-là, le soleil était encore caché sous l'horizon même si ses premières lueurs pointaient le bout de leur nez sur la ligne du paysage. Au loin l'océan s'étendait et par delà des terres inconnues, l'afro-boy méditait et cogitait sur la suite des événements. La guerre était sur le point de prendre fin et avec elle les perspectives d'avenir s'ouvraient pourtant lui était plus que jamais perdu. Le vent sur sa tignasse rebelle était comme un frein à son avancée personnelle, il mettrait du temps à se remettre des tragiques événements du hameau s'il s'en remettait un jour.
    Derrière lui, il entendait des bruits de pas une personne seule visiblement, elle marchait lentement et Tōmei remarqua qu'elle traînait même un peu des pieds. C'était sans doute Hanako, la jeune fille avait toujours cette tendance ne lever que très peu ses pieds lorsqu'elle marchait et c'est comme ça que le Meikaku savait que c'était elle.

    Malheureusement, il savait aussi ce qu'elle lui dirait et il n'avait pas vraiment envie de cette discussion. Depuis leur combat contre les kazanjins Hanako n'avait de cesse de vouloir se rapprocher de Tōmei, elle essayait de le faire parler, mais il n'avait pas décroché un mot. C'était sans doute sa façon à elle de faire son deuil en aidant son ami à mettre en mot un événement traumatisant pour tous les deux. Pourtant, avant cela Hanako et Tōmei n'avaient jamais été très proche bien qu'un an seulement les séparait, il n'avait jamais noué des liens. La jeune fille ne s'était jamais vraiment intéressé à lui et Tōmei ne s'intéressait à pas grand monde de prime à bord. Ils avaient étudié ensemble auprès de Kotaro qui faisait classe aux jeunes Meikaku du hameau et la même année ils avaient été approuvés par le doyen comme apte à devenir des shinobis du hameau.

    Tōmei ?

    Le garçon ne réagit pas, toujours pas un son ne franchissait ses lèvres même ses parents n'avaient pas su le sortir de son silence. Hanako pensait sans doute qu'ayant vécu avec lui la mort d'Urei elle pourrait le décoincé, mais Tōmei savait qu'il n'en serait pas ainsi. Il aurait bien voulu avoir quelques choses à dire, mais rien ne lui venait, il se savait responsable de la mort du jeune garçon et il devrait vivre avec un point c'est tout.

    Urei n'aurait pas voulu ça, je suis sûr que tu le sais, exprima la jeune Meikaku.

    Au fond de lui Tōmei ne savais pas du tout et les paroles d'Hanako étaient vides de sens. Comment pouvait-elle savoir ce qu'Urei aurait voulu, elle ne le connaissait pas plus que cela et l'afro-shinobi le connaissait sans doute encore moins. Là Tōmei aurait aimé rabattre le caquet d'Hanako, mais il se retint à quoi bon Urei était mort et si cela soulageait la jeune fille de croire qu'elle le connaissait assez pour s'en souvenir ainsi, grand bien lui fasse.

    Bon très bien puisque tu ne veux pas parler, sache simplement que ton père te cherche et qu'il souhaiterait que tu parles enfin où que tu agisses, enfin il est temps que tu passes le cap, s'énerva légèrement la jeune gille !

    Puis elle partit sans plus de mots au grand soulagement du Meikaku qui resta un instant de plus au bord de la falaise à regarder le soleil se lever...


    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    Tōmei se réveilla dans sa petite chambre chez les Teishū, il se souvenait hier soir de son arrivée chez eux en pleine nuit et de leur accueil généreux. Ce matin, il allait devoir parler au patriarche et le payer pour son hospitalité et enfin il allait devoir reprendre la route vers le sud. Il espérait trouver plus d'information près de Kazangakure no Sato...


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