Tamashi Orihime
Genin de Kiri
avatar
Expérience : 70
Messages : 18
Ven 9 Mar 2018 - 22:26

« Tu n’as encore une fois tué personne, Orihime. »

« Et qu’est-ce que ça change ? Tu voudrais que je tue tout ce qui passe pour satisfaire ton besoin de sang ? Je ne suis pas comme toi, quoique tu puisses penser. »

« Tes supérieurs ne vont pas apprécier ton manque de sérieux, Orihime… »

Elle souffla du nez. Ce n’était pas si faux, au fond. Le soleil était haut dans le ciel, caché par un fin brouillard comme à l’accoutumé. Traversant la forêt qui allait la mener au village de Kiri, Orihime marchait d’un pas décidé, les mains dans les poches, son sabre qui pendant dans son dos. Ses cheveux blonds attachés en une queue par un élastique noir bougeaient au rythme de sa marche, une mèche libre venant caresser son front.

Elle était partie depuis quelques jours sur les côtes de Mizu no Kuni, non loin du village – son grade ne le lui permettait pas – pour s’occuper d’un problème récurrent d’extorsion et de chantage. Un village de pêcheur se voyait martyriser par un homme sans foi ni loi qui se faisait de l’argent sur leur dos. Rien de considérable, le village n’était pas riche, mais assez pour vivre confortablement sans rien faire, pour plonger le village dans la misère et surtout pour mettre la puce à l’oreille du village militaire, et qu’il envoie quelqu’un régler le problème. Habituellement, des équipes étaient envoyées, mais la Tamashi préférait travailler en solo. Elle en faisait souvent la requête, et elle était parfois acceptée lorsque la situation permettait une relative sécurité de la kunoïchi ; en l’occurrence, aussi proche de Kiri, face à un brigand de bas étage, rien ne justifiait l’envoi d’une escouade entière. Et puis, après ces quelques semaines d’acclimatation, elle avait su se forger une place et une petite réputation – rien de transcendant encore une fois, mais son efficacité et sa rapidité d’action faisaient d’elle une recrue prometteuse.

Malgré tout, une ombre venait gâcher le tableau : elle hésitait souvent à terminer et parfaire le travail. Et « souvent » signifiait tout le temps lorsqu’elle en avait l’occasion : sa nature bonne refaisait surface dès qu’elle devait assener le coup fatal, laissant pour la plupart du temps la vie sauve au criminel. Souvent, elle les emmenait en prison ; parfois, ils réussissaient à l’amadouer assez pour qu’elle ferme les yeux sur ces horribles exactions. Sur cette mission, son enquête et sa confrontation lui ont permis de constater que le brigand, dénué de tout talent autre que la force, faisait ça pour nourrir sa petite fille de sept ans. Incapable de trouver un emploi pendant de longues années, il avait volé de la nourriture avant de passer à l’étape supérieure. Une raison qu’elle avait jugée suffisante et, en échange d’une promesse de mort atroce s’il recommençait, l’avait laissé filer. Elle était restée quelques jours incognito dans le village, et force était de constater que la menace semblait s’être résorbée. Mais au fond, elle savait qu’elle n’avait pas totalement réussi sa mission, car cette dernière stipulait qu’elle devait éliminer la menace. Elle ne l’avait qu’éteinte, et encore, peut-être que temporairement. Et elle n’était pas du genre à se défiler, son rapport mentionnerait évidemment ce choix qu’elle avait fait. Et elle en assumerait les conséquences.

Arrivée aux portes du village, elle put entrer évidemment sans souci. Elle passa rapidement chez elle, dans un petit appartement qu’elle pouvait louer grâce à son salaire, se lava et commença la rédaction de son rapport. Elle était attendue au crépuscule au bureau des missions pour le rendre et en faire un compte-rendu oral, étape obligatoire des missions de routine. Après un rapide repos, elle en prit la direction, traversant les rues brumeuses de Kiri, son épée toujours accrochée à son dos. Elle était habillée en noir, deux queues de cheval pour attacher ses cheveux. Se présentant au bureau, elle fut introduite dans une pièce un peu en retrait à un Jônin qu’elle avait déjà vaguement croisé. Machinalement, elle salua son supérieur.
« Tamashi Orihime. Je reviens de mission et suis venue faire mon compte-rendu. »
Elle tendit les deux parchemins – l’ordre de mission et le bilan. Après que le Jônin ait pris connaissance des deux, elle commença son explication.
« La menace s’appelait Koromashi Aiko. Un homme d’une trentaine d’année, approchant sans doute la quarantaine. Une brute utilisant ses poings et ses muscles pour se faire comprendre et entendre. Il s’est avéré qu’Aiko était père d’une fillette appelée Rukia, sept ans, et pour qui il truandait et terrorisait le village. Il tentait de subvenir à ses besoins de la seule manière qu’il avait trouvé. »
Elle marqua une pause, remettant ses cheveux derrière ses oreilles. Elle parlait bien, distinctement, d’une voix douce et intelligible. Une vraie politique en herbe.
« Au vu de la situation, j’ai pris la décision de laisser Koromashi Aiko en vie et libre de ses mouvements, l’avertissant qu’à la moindre entorse à la justice Mizujin, il entendrait parler de Kiri. »
Elle plissa la commissure gauche de ses lèvres, attendant la réaction de son supérieur. Au loin, elle entendait Yoakaraise ricaner…

_________________


« So far, you have survived 100% of your worst days. You’re doing great. »
Revenir en haut Aller en bas
En ligne Hiyari Yukito
Jōnin de Kiri
avatar
Expérience : 515
Messages : 143
Sam 10 Mar 2018 - 19:43
Il ne savait plus trop pourquoi, mais Yukito avait été affecté aux ordres de missions. Terminé pour la journée le listing des gens résidant à Kiri, place à la paperasse ! C'est ainsi qu'il se retrouva harcelé par bon nombre de Genins et autres garnements voulant bien faire toute la matinée. A peine le temps de s'asseoir pour souffler qu'il fallait déjà y retourner. Qui était la vile personne qui lui avait demander de faire cette tâche ingrate que Yukito aille lui tirer les oreilles une fois la journée finie.
Quelqu'un se présenta à lui, à son timbre de voix il s'agissait d'une fille. Relevant la tête, le Hiyari tomba nez à nez avec une demoiselle qui s'annonça comme Tamashi Orihime. Elle revenait d'une mission et, en entendant le résumé de celle-ci, Yukito se rappela de quelle missive il s'agissait.

Parfait merci bien. Tu t'es occupée du père, mais est-ce qu'il ne va pas se servir de sa fille pour faire le travail à sa place ? - lit rapidement le rapport - Maintenant que Koromashi Aiko est sous le joug de la justice, il faudrait que sa fille ne tombe pas dans les travers du paternel... Je vais adresser une autre petite mission à faire, histoire de m'assurer que ce que tu as fait jusqu'à présent ne soit pas vain.

Écrivant quelque chose sur un bout de papier, le shinobi se lève et d'un signe de main, avertit un de ses comparses. Quelques mots échangés, puis il revient vers la fille tout souriant.

On vient de me dire que ca méritait pas de faire une mission. J'vais t'accompagner jusqu'à la famille Koromashi pour que je puisse valider ta mission et t'octroyer un petit bonus. Allons-y, je te laisse ouvrir la marche.

Le petit bonus en question, il allait le toucher également. On dit pas non à un peu de beurre dans les épinards enfin !
Revenir en haut Aller en bas
Tamashi Orihime
Genin de Kiri
avatar
Expérience : 70
Messages : 18
Mar 13 Mar 2018 - 21:51
Après avoir énoncé les faits, elle resta droite comme un piquet. Elle savait qu’elle n’avait pas totalement réussi, mais ce n’était pas pour autant un échec : la menace avait été écartée. Mais pas supprimée. Les gradés en charge de réceptionner les missions des moins gradés représentaient une mosaïque de comportements et de caractère différents : elle avait déjà été accueillie par un Akimichi avenant qui lui aurait pardonné d’avoie massacré un village entier de Mizu, tout comme un Jônin très strict qui lui avait reproché un manque de précision dans un rapport de plusieurs pages pour une simple mission de contrôle.

Mais elle devait avouer que ce qu’elle avait en face d’elle était inédit. Plutôt sympathique, posé et plutôt calme, il écouta avec parcimonie son rapport avant d’en lire les grandes lignes. Sa réponse fut pourtant… plutôt surprenante. Toujours droite, elle refoula un haussement de sourcils lorsqu’il lui fit part de ses doutes quant à la reprise du flambeau de la part de sa fille… de sept ans. Elle resta cependant stoïque, esquissant à peine un repli de sa commissure des lèvres. Puis, une fois qu’il eut terminé de discuter avec l’un de ses collègues, il revint vers elle, lui annonçant qu’ils allaient, à deux, se rendre chez les Koromashi. Elle ouvra grand les yeux.
« Heu… »
Elle n’allait sans doute pas dire qu’après tous ces jours loin de chez elle à dormir dans des auberges miteuses, une ou deux journées entières de sommeil dans son propre lui tendaient les bras, sans doute alterner par des douches chaudes et revigorantes – qui avaient également manquées, laissant leur place à des coins sales où quelques gouttes d’eau tiédasse daignaient parfois réchauffer une eau froide et pas toujours très propre.

Il avait cependant parlé d’un petit bonus – elle ne disait jamais non à un bonus financier. Le statut de shinobi octroyait déjà un salaire confortable, même en sa position de genin (ou plutôt, les missions réussies lui octroyaient des bonus conséquents non-négligeables, relatifs aux risques qu’elle prenait), mais elle n’était jamais à l’abri d’une blessure la contraignant à arrêter ou un enchaînement d’échecs. Elle se permit tout de même de nuancer la demande du Jônin.
« Sauf votre respect, les Koromashi habitent sur la côte à plusieurs heures de marche de Kiri. Une visite, même de courtoisie, nécessitera tout de même qu’on s’y prépare un minimum. »
Un sac rempli de quelques babioles utiles à un voyage shinobi, par exemple. Des affaires de rechange. Un peu d’argent pour louer la fameuse chambre miteuse dans la fameuse auberge croulante où elle avait séjourné plusieurs nuits. Bref : des convenances.
« Si cela vous convient et si vous me le demandez toujours, alors je vous demanderai simplement quelques minutes le temps de m’y préparer. »
Elle avait dit ça calmement et avec respect : elle ne voulait pas imposer sa requête… mais elle voulait encore moins partir à l’aventure sans quelques commodités. Mine de rien, malgré son statut de ninja, malgré ses quelques talents, elle restait tout de même un peu maniaque. Elle attendit la réponse de son comparse, prête à repartir – pour un bonus, évidemment.

_________________


« So far, you have survived 100% of your worst days. You’re doing great. »
Revenir en haut Aller en bas
En ligne Hiyari Yukito
Jōnin de Kiri
avatar
Expérience : 515
Messages : 143
Mar 13 Mar 2018 - 23:34
La réponse de Yukito sembla déstabiliser la jeune kunoichi, visiblement pas prête à la remarque sur la fille de l'homme dont le rapport parlait. Il n'avait pas omis l'âge de la petite fille, mais être aussi jeune ne voulait pas dire obligatoirement innocente et pas prête à prendre les armes. Il tint d'ailleurs à éclaircir ce point, pour montrer qu'il ne faut douter de rien et surtout à Kiri.

J'ai remarqué que la petite Rukia avait un âge très jeune. Mais il ne faut jamais sous estimer des enfants. Tu le sauras la prochaine fois. souligna le Jônin avant de poursuivre. Le bonus en question nécessite d'aller les voir. Je te laisse du temps pour te préparer, je dois faire de même aussi. Et il me reste un peu de paperasse à régler avant.

Ce n'était pas tout à fait vrai, tout avait été déjà approuvé à l'avance concernant le bonus de paye. Il était surtout question de sortir un peu prendre l'air pour le Hiyari. Resté assis derrière un bureau n'était pas très passionnant de base, et Yukito était un ninja assez haut gradé comparé aux autres qui venaient déposer les rapports de missions. Ca lui laissait un peu de liberté et de choix dans ce qu'il pouvait faire.

Quelques minutes plus tard, le Kirijin était prêt à partir, attendant Orihime pour la suivre. Il n'avait aucune idée d'où la famille Koromashi était établit, et comme d'après la Genin la destination se trouvait sur les côtes maritimes à plusieurs heure de marche, Yukito préférait ne pas prendre les devants et y aller à un rythme normale. Ils auraient tout le temps de converser sur la route. S'intéresser aux autres était aussi une partie du travail qu'il devait faire en tant que supérieur.

Si tu as des questions pendant le trajet, n'hésites pas. D'ailleurs, j'en ai une que je vais m'empresser de te poser. Pourquoi as tu souhaité devenir ninja ?
Revenir en haut Aller en bas
Tamashi Orihime
Genin de Kiri
avatar
Expérience : 70
Messages : 18
Jeu 22 Mar 2018 - 17:26
Elle haussa les épaules. Après tout, il ferait bien ce qu’il veut ; c’était lui son supérieur. Organisant ses affaires rapidement avant de rentrer chez elle, faisant son sac en réapprovisionnant sa bourse, elle se rendit aux portes du village pour y attendre le Jônin qui l’accompagnerait. Quelques minutes après seulement, ils partirent pour l’endroit qu’elle avait quitté quelques heures plus tôt. Un trajet rapide pour des shinobis mais qui pouvait s’avérer redondant quand on l’avait fait il y a peu de temps. Ils s’enfoncèrent dans les brumes de Mizu no Kuni, ces brumes dont on finit par s’habituer avec le temps. Les forêts du Pays de l’Eau n’avaient rien à voir avec celles du Feu. Celles de Hi étaient verdoyantes, luxuriantes même, abondantes parfois, merveilleuses sans doute ; celles de Mizu étaient plus mornes, plus mystérieuses, plus secrètes. Il lui arrivait parfois de regretter les longues balades sous l’ombre des arbres de Hi, bercée par un léger vent frais. Ici, il n’y avait que le brouillard qui venait la caresser.

Mais tout cela, c’était du passé. Orihime n’oubliait pas les raisons pour lesquelles elle était ici. Et elle était bien loin des objectifs qu’elle s’était fixé – et sa mission du jour n’allait sans doute pas l’aider à les atteindre. Mais elle restait concentrée : se faire un nom n’était qu’une première étape. Que Kiri reconnaisse la valeur de Tamashi Orihime était un marqueur objectif de montée en puissance ; que le monde la reconnaisse était un marqueur de son objectif de puissance. Mais au fond, elle ne savait que répondre à son interlocuteur lorsqu’il lui posa la question. Pourquoi était-elle une kunoïchi ? La fierté ? Certainement pas. La gloire ? Non plus. La vengeance ? Sans doute, et elle le pensait, même si elle se rendait compte que ce n’était pas une raison suffisante pour embrasser la voie du shinobi. Elle haussa les épaules.
« Je ne sais pas vraiment, pour être honnête. Je suppose que protéger les innocents et ceux qui en ont besoin est ce qui me motive. Être ce dont j’avais besoin plus jeune… »
La vérité, c’est que de devenir kunoïchi était la seule voie qu’elle avait trouvée pour aider ceux qui seraient dans sa situation, pour se venger, mais aussi pour survivre. Une fois qu’elle aurait acquis tous les éléments qu’elle voulait acquérir, plus rien ni personne ne pourra lui faire de mal.
« Et vous ? Si ce n’est pas indiscret… Comment finit-on par devenir Jônin de la Brume ? »
Elle hésita à préciser sa question avant de la laisser tel quelle.

Car il y a bien une question qui tourmentait la Sabreuse depuis bien longtemps ; une question encore plus épineuse que celle que le Jônin lui avait posé. Être shinobi de Kiri quand on naît et qu’on est Mizujin, cela coule de source ; mais quid de ceux qui viennent d’autres pays ? Comment pouvait-elle savoir si elle avait fait le bon choix ? Kaze avait Suna ; Kaminari avait Kumo. Le hasard des choses, la proximité et la facilité aussi, lui avait imposé Kiri… Mais rien ne lui assurait qu’elle avait fait le bon choix…

_________________


« So far, you have survived 100% of your worst days. You’re doing great. »
Revenir en haut Aller en bas
En ligne Hiyari Yukito
Jōnin de Kiri
avatar
Expérience : 515
Messages : 143
Ven 23 Mar 2018 - 15:21
Voilà une réponse qui revenait souvent lorsque l'on posait ce genre de question. Bien que ce soit un bon argument, Yukito trouvait cela un peu trop facile et n'appréciait pas trop que l'on se cache derrière ces paroles. Mais la phrase qui suivit, bien que toujours dans la facilité, démontra par son élocution que l'Orihime avait quelque chose bien en tête. Cela la différenciait des autres qui sortaient à tout bout de champs des inepties comme "je sauverais le monde !" pour finalement reprendre la boutique de leurs parents à chaque fois que la marche leur semblait trop haute.

Tu m'as l'air de savoir ce que tu veux, c'est bien. Il ne reste plus qu'à confirmer tes propos en te démarquant des autres.

S'ensuivit ensuite une question assez bizarre à son propos. Comment devient-on Jônin à Kiri. Tâche ardue de répondre à cela, étant donné que c'était souvent par sa famille que l'on rentrait dans le domaine militaire. Il fallait qu'il y ait au moins un représentant de chaque clans ou famille dans les troupes armées du pays.  La question prenait tout son sens si l'on prenait en compte l'origine du clan Hiyari. N'étant pas originaires de Kiri, Yukito aurait pu aller dans un autre pays, mais la proximité avait joué et il n'était pas encore né lorsque le grand dérangement avait eu lieu.

Hum... Je te répondrais bien que cela arrive à force de travail envers ton pays natal. Mais il me semble que tu souhaiterais savoir plus que ça, puisque tu as dit "Jônin de la Brume". Je suis moi même né à Mizu, mais mon clan vient de Yuki. Si je suis parvenu à arriver où j'en suis, c'est en partie par remerciement et devoir envers le pays qui m'a accueilli. - poursuit sa marche lente - Ma réponse aurait été la même si j'avais été dans un autre pays. A partir du moment où le pays dans lequel tu résides ou grandis t'attribues le rang Genin ou n'importe quel rang, cela veut dire qu'il t'accepte en tant qu'un des siens. Tu ne saisis sans doute pas tout ce que je dis sur le moment mais ne t'en fais pas. Tu comprendras bien vite avec le temps.

Un torrent de paroles, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas conversé de la sorte. Bien qu'il ne connaisse pas plus Orihime Tamashi, Yukito ressentait comme une sorte de déjà-vu de lui des années auparavant. Ne pas forcer les choses, les laisser venir à soi.

Tu n'es pas originaire de Kiri ou de Mizu, me trompe-je ? Peux-tu me dire d'où tu viens, ou préfères-tu garder cela pour toi ?

La marche n'allait pas tarder à se finir, et il y aurait toujours le trajet retour pour continuer la discussion.

Ce ne serait pas les cotes de Kiri que l'on voit au loin ? demanda le jônin en indiquant d'un geste de la tête la direction.
Revenir en haut Aller en bas
Tamashi Orihime
Genin de Kiri
avatar
Expérience : 70
Messages : 18
Dim 8 Avr 2018 - 16:22
Se démarquer des autres, ce n’était pas vraiment ce qu’elle souhaitait, même si c’était l’un des dommages collatéraux qui résulteraient de sa montée en puissance. Si Orihime était franche avec elle-même, elle devait s’avouer qu’elle n’aimerait pas être au centre de l’attention. C’était une guerrière de l’ombre, une kunoïchi discrète mais efficace. Elle voulait, à terme, devenir une légende, mais pas dans le sens où certains l’entendent ; elle voulait qu’on murmure son nom pour faire peur aux enfants, que sa présence effraie même les plus téméraires ; elle voulait qu’on connaisse son existence sans savoir si elle existait vraiment, qu’elle soit un fantôme, un spectre qui terrifie ses ennemis. Une légende, au sens propre du terme.

Elle n’écouta pour être honnête qu’une infime partie du discours de Yukito, perdue dans ses pensées. A peine eut-elle le temps d’entendre la question sur son origine. Orihime haussa les épaules nonchalamment.

- De Hi no Kuni. Mon village a été attaqué, j’ai dû m’enfuir. Et de voyage en voyage je me suis retrouvée à Mizu… Puis à Kiri en fin de compte.

Elle tut volontairement les mentions à sa volonté de gain de puissance. La Sabreuse ne le savait pas, mais si la « destinée » l’avait poussée à rejoindre Kiri, Yoakaraise l’avait également fortement influencé. Comme une pensée subrepticement induise, le Sabre avait amené sa propriétaire à rejoindre le village de la brume, là où ses congénères se trouvaient. La conversation dut cependant s’interrompre à al vue de la chaumière du Koromashi. Une simple cabane de bois isolée dans une forêt, à quelques mètres de la côte. Rien ne laissait présager la moindre trace de vie à l’intérieur, mais des ombres mouvantes aux fenêtres leur indiquer que leurs cibles étaient bel et bien présentes.

Orihime prit les devants : elle ne voulait pas effrayer la petite si elle voyait un Kirijin de la stature de Yukito. Devant la lourde porte en bois, elle frappa trois coups, et attendit. Du bruit se fit entendre derrière, et on ouvrit rapidement. Un homme deux fois plus grand et plus gros qu’elle se présenta dans l’ouverture, le regard mauvais, des bandages de fortune sur son front et sur ses bras. Son air s’adoucit un peu pour laisser place à de l’incompréhension lorsqu’il aperçut Orihime, mais se renfrogna immédiatement en voyant son collègue.

« J’ai fait ce que vous m’avez demandé. Et je n’ai pas bougé d’ici depuis que vous êtes partie. »

Il restait droit comme un piqué. Une petite fille blonde le rejoignit rapidement, regardant tour à tour Orihime et Yukito. La Sabreuse se tourna vers Yukito : après tout, c’est lui qui voulait venir s’assurer que tout allait bien…

_________________


« So far, you have survived 100% of your worst days. You’re doing great. »
Revenir en haut Aller en bas
En ligne Hiyari Yukito
Jōnin de Kiri
avatar
Expérience : 515
Messages : 143
Dim 8 Avr 2018 - 23:21
Oh, le pays du feu. Yukito y avait fait un tour une fois il y a pas mal de temps. Ca réveilla en lui quelques souvenirs de son voyage, peu de liberté mais ca lui avait fait beaucoup de bien de se changer les idées un moment.
Ainsi donc, la Tamashi venait de là bas et avait bougé jusqu'à atterir à Kiri. Un parcours similaire qu'avait fait le Hiyari, enfin que ses parents avaient fait puisque lui n'avait connu que Mizu depuis sa naissance. Yuki, il en avait entendu parler qu'en récits.

S'enfuir de son pays natal doit être terriblement déchirant. Tout le monde pense que partir le plus tôt permet aux enfants de bien s'installer dans le nouveau lieu, mais c'est l'inverse. La nostalgie est toujours présente au fond de nous, même si nous nous en rappelons pas.

Il aurait aimé avoir des souvenirs de Yuki, ça lui aurait fait un point commun avec les gens de son clan au moins. Du moins, ce qu'il en reste.
Balayant d'un revers de main ces tristes pensées, Yukito se concentra sur la mission en cours. La maison était à quelques mètres que déjà le Hiyari scruta les alentours. Un village de pécheurs, où un caïd semblait faire la loi. Il avait été prévenu par la sabreuse, et ses propos semblaient cohérent et sans mensonges.

Je te laisse faire Orihime, je ne suis là que pour vérifier le bon fonctionnement des choses après tout. - se tourne vers le monsieur qui a vu sa fille arriver auprès de lui - Ton papa est gentil avec toi ?

Oui monsieur.

Bien, tout m'a l'air d'aller bien ici.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Petit rapport de bataille entre amis Mordor VS Numenor (SDA)
» QUID DU FAMEUX RAPPORT DE MUGALU ???
» mise en ligne de la documentation (rapport d'intervention)
» [TOPIC UNIQUE] Rapport de test - déclaration de BUG #Android
» Petit rapport de chasse du 07/05/09

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Densetsu :: Pays de l'Eau :: Kirigakure no Sato-
Sauter vers: