[MISSION RANG C] - Escorte convoi exceptionnel

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Je pourfendais l'air avec mon Bokken. Je répétais le mouvement des centaines de fois. Tous les matins, j'effectuais le même rituel. Collation. Réveil musculaire. Entrainement. Bien sûr, tout cela sous l'oeil attentif de mon père et dans le plus grand des silences, seul le mouvement du sabre était audible dans le jardin de la maison. Il était tôt, nous nous levions toujours à cinq heure, mais ce n'était pas - ou plus - pénible, c'était simplement une question d'habitude.

    ᚖ Corrige la position de tes pieds.

Ordonna-t-il sur ton froid et sec. Sans porter le regard au sol, j'écartais légèrement les jambes pour régler le problème et créais un petit tas de neige sur l'extérieur de mes pieds. Ce matin, les flocons s'étaient invités à l'entrainement, tout comme le froid. La vapeur prenait forme à chacune de mes respirations, indiquant la basse température qui régnait sur le village.

    ᚖ C'est tout bon pour aujourd'hui. Va te préparer, tu ne dois pas être en retard pour ta première mission.

    ᚖ Bien père.

Me contentais-je de lui répondre. Je prenais le chemin de ma chambre et m'inclinais légèrement en passant devant mon paternel. Aujourd'hui, j'allais effectuer une mission de rang C pour la première fois. Le but était d'escorter un marchand et son convoi au port de l'île. L'objectif était simple, mais il pouvait très vite devenir compliqué, tout dépendait des facteurs inconnus qui allaient s'interposer entre nous et la réussite de la mission. Nous car je ne suis pas seul sur l'affaire, une kunoichi allait compléter le duo, une certaine Tamashi Orihime.

Je préparais mes affaires, endossais ma tenue quotidienne et fixais mon katana à la ceinture avant de quitter ma demeure. Mon père était assis dans le séjour et buvait un thé, il ne m'accorda même pas un regard.

Le point de rendez-vous était fixé à la sortie du village. Notre client était déjà là, il attendait dans son carrosse, la porte ouverte. Il semblait être dans la lune.

    ᚖ Bonjour Monsieur

L'homme sursauta de peur.

    ᚖ Vous êtes fou! Ne me surprenez plus de la sorte! Allez, dépêchons-nous, allons-y.

Il donnait l'impression d'être pressé et surtout peu tranquille.

    ᚖ Pardon, je ne voulais. Je me nomme Kaguya Kibō et serai votre garde pour le trajet. Nous attendons encore une personne. Nous prendrons ensuite la route sans tarder.

    ᚖ Qu'elle se dépêche, sinon nous partirons sans elle, je ne veux pas perdre mon bateau!

Le client, vraisemblablement riche au vu des joyaux qu'il portait et de sa corpulence, n'en avait rien à faire de ma présentation et de mes paroles. Autre chose semblait l'inquiéter, mais quoi ?
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Tamashi Orihime
Genin de Kiri
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La forêt dense accolée au village servait de terrain d’entraînement. Au milieu d’une clairière, presqu’un peu trop exposés, deux ombres se dressaient, immobiles. Le soleil venait à peine de se lever, amenant avec lui quelques flocons matinaux. Observant les ombres, la respiration silencieuse, éteinte même, Orihime patientait derrière un arbre. Elle se préparait à faire un saut, un seul, pour terrasser les deux ombres. Il ne fallait pas qu’on la repère. Elle ne devait faire qu’un avec la nature, faire partie d’elle. Puis, d’un bond, la Tamashi sortit de sa cachette.

D’un mouvement souple et silencieux, son épée traversa les deux ombres, aussi rapidement que l’éclair, aussi simple qu’un coup dans l’eau. Elle se releva, se tournant vers les deux mannequins d’entraînement intacts. Elle fit un geste de la main, un mûdra un peu spécial et les deux mannequins se coupèrent en deux ; l’un au niveau de la gorge, décapitée ; l’autre au niveau du torse. Elle soupira.
« Raté… »
Elle rangea Yoakaraise dans son étui, accroché à son dos, reprit son sac et, le visage fermé, repartit en direction du village.

En arrivant chez elle, elle remarqua un ordre de mission accroché à sa porte. Le prenant à la volée, elle jeta son sac dans le couloir d’entrée en ouvrant le parchemin. Une escorte ? Soit. Un riche commerçant ? Soit également, peu importait. Mais devoir le faire avec quelqu’un ? Elle soupira. Cette journée commençait décidément sur de mauvais auspices. Les missionnaires de Kirigakure savaient qu’elle préférait le travail solitaire, mais ils n’exauçaient son souhait que très rarement à son goût. Elle n’était que Genin, après tout, il était tout à fait normal qu’elle ne soit pas envoyée seule, et encore plus que ses demandes ne soient pas systématiquement respectées. Elle prit tout de même le temps de prendre une douche et de préparer son sac avant de se rendre aux portes du village, là où le marchand et son coéquipier du jour, Kaguya Kibo, l’attendaient. Elle se couvrit avec un manteau noir, détacha ses cheveux, attrapa son sac et Yoakaraise et sortit dans le matin froid du village caché par les Brumes.

Orihime ne prit pas un temps fou pour atteindre l’entrée du village, et elle n’était même pas en retard et, pourtant, non seulement ses deux comparses étaient déjà là, mais elle entendit de plus le marchand volubile et orné de bijoux se plaindre de son absence. Sans se presser, elle se rapprocha des deux garçons, un léger sourire aux lèvres.
« Les bois peuvent être dangereux l’hiver à Mizu, surtout avec ce genre d’apparats. »
Elle fit un signe de tête en direction des bijoux ostensiblement voyants de son client.
« Vous devriez les enlever avant notre départ, ce sera plus sûr que de vous exposer inutilement au danger. »
Elle ne releva pas de suite la fin de sa phrase qu’elle avait pourtant notée : « je ne veux pas perdre mon bateau ». Orihime resta calme et posée tout le long de sa présentation, exposant des faits assez froidement finalement. Elle attendait que le marchand s’exécute et en profita pour se tourner vers son coéquipier.
« Tu dois être Kibo. Je suis Orihime. »
Sourire poli : elle évita de préciser qu’elle n’aimait pas travailler en équipe. Elle se tourna ensuite vers le marchand.
« Avant qu’on ne parte, y a-t-il quelque chose que vous nous cachez et qu’il serait utile de savoir ? Les voyages entre Kiri et la côte sont généralement faits sans l’escorte de shinobi… »

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L'intervention de ma partenaire n'avait pas plus à notre client, qui gonfla les joues et devint tout rouge avant de prendre la parole.

    ᚖ Occupez-vous de m'escorter au port ! Et vous n'avez rien à savoir de plus !

Sur ces dernières paroles, il claqua la porte et s'enferma dans sa cabine. Je me retournais la kunoichi qui présentait un fort caractère à première vue, elle semblait sûr d'elle, à voir si ses actes seront à la hauteur de cette confiance.

    ᚖ Enchanté.

Lui disais-je avant de commencer à faire le tour du moyen de transport. Je n'avais encore eu le temps d'analyser le carrosse, je passais ma main sur quatre parois, je contrôlais les deux roues, je m'allongeais sur le sol pour jeter un oeil sous l'habitacle et finalement je sautait sur le toit pour terminer mon inspection. Bien sûr, j'avais bien amorti sur mes jambes pour ne pas basculer la cabine et énerver encore davantage le client à l'intérieur.

Je descendais pour retrouver le sol et alla à l'avant du carrosse pour contrôler le cheval, mais surtout son chauffeur.

    ᚖ Bonjour Monsieur. Kaguya Kibō. Pouvez-vous décliner votre identité s'il vous plaît ?

Un homme plutôt âgé se présenta à moi, les cheveux poivre et sel, un moustache et le corps plutôt frêle.

    ᚖ Salut jeune homme. Je suis Urama Takeshi, chauffeur de M. Yamata depuis plus de cinq ans désormais. Ne prêtez pas attention à son comportement, il est toujours comme ça,...

Il s'avança de mon oreille.

    ᚖ ... peureux, stressé et susceptible.

Il se retira et me sourit.

    ᚖ Je vois, merci pour ces informations.

Je retournais auprès de la Tamashi pour lui transmettre les renseignements et également pour savoir si elle désirait inspecter autre chose ou si nous pouvions entamer notre trajet.

    ᚖ Tout me semble en ordre. Le chauffeur se nomme Urama Takeshi, il doit avoir la quarantaine et travaille pour notre client depuis plus de cinq ans. Il me dit que le comportement de M. Yamata est normal, il est toujours peureux, stressé et susceptible. Je garderai quand même un oeil sur lui. Comment nous plaçons-nous par rapport au carrosse, chacun sur un flanc ? Pour information, je suis spécialisé en Taijutsu et je n'ai aucune compétence sensorielle.

J'attendais sa réponse avant de débuter officiellement cette mission.
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Tamashi Orihime
Genin de Kiri
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Orihime afficha un léger sourire après que son client s’est énervé sur elle en précisant qu’il n’avait pas à en dire plus sur ce voyage. Soupirant devant la mission qui se profilait, qui n’allait sans doute pas être une partie de plaisir, elle regarda son coéquipier s’assurer de l’identité du carrossier et de la solidité de l’embarcation. La sabreuse se positionna devant le convoi, souriant légèrement au conducteur lorsque leurs regards se croisèrent. Kibo revint alors, l’informant de ce qu’il venait d’inspecter.
« Je suis une sabreuse. »
Précision peut-être inutile vu que Yoakaraise était bien visible dans son étui dans son dos, mais ces mots simples et, surtout, sans ajout, ouvrait tout l’implicite au Kaguya : elle n’était pas senseuse.
« Prenons chacun un flan. L’un à droite et devant, l’autre à gauche et derrière. Je préfère être devant si ça ne te gêne pas. »
Une fois qu’ils se mirent d’accord, le convoi put partir, pile à l’heure contrairement à ce que le marchand obèse semblait sous-entendre…

Les forêts de Mizu, ses marécages et ses différents biomes n’étaient pas ce qu’on pouvait appeler de particulièrement accueillant à la promenade. Si, au fil des années, les Mizujins s’étaient arrangés pour bâtir des ponts, construire des routes, tracer des chemins, le pays restait bien souvent sous la pluie ou couvert de brume, rendant les voyages compliqués et ardus, et notamment pour les étrangers qui requéraient alors une escorte du village militaire. Si le banditisme de grand chemin s’était estompé quasi-totalement avec l’érection de Kirigakure, certains résistants continuaient à perpétrer des larcins sur les routes du pays de l’Eau. En général, c’était la raison pour laquelle des riches commerçants locaux ou habitués au pays demandaient, eux, une escorte de la part de shinobi. Etrangement, Mr Yamata, qui semblait être un habitué de Mizu no Kuni, ne semblait rentrer dans aucune des catégories.

Orihime ignorait si Kibo l’avait également noté, le voyage ayant été jusque-là très silencieux, mais le commerçant, devant la question de la jeune femme, avait donné une réponse pour le moins… intrigante. Là où la sabreuse demandait s’il avait des informations complémentaires, il avait répondu que nous n’avions rien à savoir de plus – pas qu’il n’y avait rien à savoir. Elle s’attendait à voir surgir des mercenaires derrière chaque arbre, mais il ne se passa rien pendant plusieurs heures.
« On va s’arrêter là pour se reposer un peu. »
Le conducteur s’arrêta pour nourrir ses chevaux et leur donner à boire. Le commerçant vociféra un instant de cet arrêt qui le mettrait soi-disant en retard, mais finit par se taire. Assise sur une souche, Orihime but un peu d’eau avant de rejoindre Kibo. Elle continuait à paraître soucieuse, sans pour autant paraître inquiète.
« On ne devrait pas trop s’attarder… Je pense que Yamata nous cache quelque chose et qu’on va devoir l’affronter à un moment ou à un autre. »

Ils repartirent à peine quelques minutes plus tard, et marchèrent de nouveau près de deux heures. La destination n’était plus très loin désormais, et le voyage avait été littéralement sans encombre. La brume était montée, accompagnée d’un léger vent côtier. Mais alors qu’ils entamaient une nouvelle ligne droite, quelque chose se fit ressentir ; inutile d’être un senseur pour le comprendre. Orihime tendit son bras pour faire arrêter le convoi. Quelque chose clochait…

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La tactique fut rapidement mis en place pour ne pas perdre plus de temps, notre client avait assez râler et nous ne voulions en aucun cas que cet homme fasse un rapport pour stipulant notre manque de professionnalisme. Nous étions au début de notre carrière et il serait fort dommage de recevoir une mauvaise note de la part de notre commanditaire, cela risquerait de compromettre notre avenir.

Nous nous mîmes en route, rendant notre client heureux et pendant que lui, se reposait confortablement au chaud dans sa cabine, nous, nous affrontions le froid du pays. Heureusement, la neige avait cessé de tomber, mais les routes étaient vraiment piteuses états. Marcher sur la neige nous demander un effort supplémentaire, comme si sur le sable, mais en tant que shinobi, nous avions les physiques et la techniques pour parvenir à palier cette difficulté.

Le trajet fut calme, très calme et je redoublais d'attention face à ce silence surréel, mais ma coéquipière décida de le briser pour nous proposer une pause. Étant devant, elle avait pu voir le cheval fatigué et cela allait également nous permettre de respirer un coup tout en échangeant quelques mots. Bien sûr, la voix du gros commerçant se fit entendre, mais nous l'ignorâmes. Je doutais que ce soit la bonne chose à faire, mais les dégâts seraient moins grave si on évitait la discussion.

Entre deux gorgée d'eau, Orihime partagea son inquiétude quant aux peu d'informations que notre client nous avait fourni. En effet, ses réponses avaient toujours été floues et concises depuis le début, il y avait effectivement anguille sous roche.

    ᚖ Je suis de ton avis, dépêchons-nous de rejoindre le port, je n'aime pas cette atmosphère...

Lui répondis-je avant de reprendre ma place à l'arrière du convoi.

Le carrosse se remit en mouvement, toujours dans le plus grand calme. Les minutes passèrent, le port n'était plus très loin et une légère brume se leva. Ce brouillard était dû à notre proximité des côtes ? Je l'espérais, mais des bruits étranges résonnèrent au loin, dans mon dos. Je n'eus même pas le temps d'avertir la kunoichi devant moi qu'elle arrêta le convoi, elle avait également senti ces présences.

La brume s'intensifia, il était désormais impossible de voir à plus de trois mètres. Je me collais à la porte du carrosse, la sécurité de cet riche homme était notre priorité. Plusieurs ombres s'élevèrent outre le brouillard, nous encerclant. Étaient-ils réellement autant ou était-ce des leurres ? Il n'y avait qu'une solution pour le savoir, les attaquer. Je sortais une série de shurikens que je lançais une direction des silhouettes, mais elle disparaissaient pour se reformer tout de suite derrière.

Soudainement, le soleil colora de jaune cette brume qui nous avait recouvert. La chaleur des rayons pouvaient se faire sentir, elle était forte, trop forte... Levant le regard au ciel, je vis cette jaune s'agrandir et chauffer de plus en plus. Une sphère de feu se dirigeait droit sur le carrosse et au même moment, le chauffeur se fit la malle avec le cheval...

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