Je veux de l'air, je veux de l'eau [Pv Ikeda Jun'ichirō]

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Momochi Yazuru
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♫ : Danakil - Les Champs de Rose

Voici quelque jours que Yazuru campait loin de tout, se ressourcant avec elle même avant de s'embarquer pour une expérience qui lui prendrait sans doute bien des années - voire sa vie -. Mercenaire sans attache, la jeune femme avait voyagé pendant ces 7 dernières années dans tout le pays de l'eau en quête d'une raison. Un idéal ? un Rêve ? D'autre appelleraient cela un destin. La vérité était que la rousse elle même n'en savait rien; partie sur un coup de tête pour apprendre à manier cet énorme tranchoir, elle s'était retrouvée sur les routes avant d'avoir pleinement pris conscience de ce que vivre sur les routes impliquait. Trop fière pour admettre sa peur d'échouer, elle s'était pourtant entêtée dans ce qu'elle avait pris d'abord pour une énorme erreur. Après tout, que recelait l'inconnu de si beau pour qu'une femme dans la fleur de l'âge, sans réelle connaissance du monde extérieur et ne disposant que d'une bourse menue et d'un tranchoir rouillé ? Rien. Rien sans qu'elle ne fasse quelque chose pour l'obtenir. Peut être avait elle au fond besoin de se prouver qu'elle était capable de faire quelque chose sans l'aide des autres, un point de vue égocentrique et égoïste qu'elle avait pourtant adopté bien vite après ses premières années de pérégrinations.

Aujourd'hui, elle se retrouvait dans l'impasse: sa maîtrise de son sabre était décente, mais la rousse savait qu'il existait des moyens pour pousser encore plus loin ses capacités. Et ceci résidait dans les shinobi: devenir ninja lui permettrait d'ouvrir des portes dont elle ne pouvait encore aujoud'hui que rêver. Ce faisant, Momochi avait décidé depuis un certain temps déjà de retourner à Kiri afin de se soumettre à l'entrainement pour faire partie de ces forces d'élites. Et pourtant si l'envie ne lui manquait guère, si l'impatience se faisait de plus en plus grande; Yazuru avait du mal à se résoudre à abandonner cette vie de totale liberté. S'engager chez les shinobi signifiait se plier à une doctrine et une politique: deux choses qui s'avéraient encore plus corruptrices qu'Akasabiiro - son sabre -.

Alimentant le feu qu'elle avait allumé, la donzelle observa les alentours, apaisée: une petite clairière à plusieurs kilomètres de la route principale où elle s'était installée depuis environ 48 heures. Un lapin dépioté et éviscéré cuisait à la broche dans le feu tandis que la jeune femme rêvassait le regard dans le vide. Elle constituait sans aucun doute une prise de choix pour d'éventuels bandits: une femme dans la vingtaine, exotique au vu de son teint délicieusement mât, les cheveux roux flottant dans le vent et une plastique à se faire damner un saint: une proie des plus affriolantes pour les désirs les plus primaires. Et pourtant, cette femme était en paix grace à un unique symbole: Akasabiiro. Une lame plantée dans le sol juste sur sa droite.

Akasabiiro : un immense tranchoir qui, même planté dans le sol, dépassait le mètre soixante en incluant la garde; tandis que la lame elle même dépassait la cinquantaine de centimètres de largeur malgré ce qui semblait être une épaisse couche de rouille. Une arme redoutable capable de trancher la chair comme du papier, et dont elle avait démontré sa maestria lors de son dernier contrat. Yazuru n'était aucunement sans défense... C'était un prédateur aux crocs acérés et à la volonté impitoyable...

Et pourtant à la voir ainsi le regard perdu dans son prochain repas au sein d'une clairière féérique, elle ressemblait plus à une peinture zen qu'à un combattant aux mains tâchées de sang.

 

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Ikeda Jun'ichirō
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L'HÉRITAGE DE LA BRUME (PV. Momochi Yazuru)

OST | A nearly peaceful place :
 

Cette quête ne semblait le mener nul part. L'aventurier vagabondait ci et là, de hameau en village, à la recherche d'informations pertinentes à se mettre sous la dent. Hélas, à force de légendes transmises de pilier de bar à scalde en manque d'inspiration, Jun'ichirō commençait à désespérer. Ce n'est pas la peine de continuer, lui susurrait une voix rocailleuse depuis son épaule, alors qu'il décryptait un énième parchemin obscur contant l'histoire d'un fameux Sabreur disparu sans laisser de trace. Tu y es presque, l'appuyait une voix cristalline depuis son autre épaule, alors qu'il essayait tant bien que mal de relire pour la vingtième fois le poème dans lequel se trouvait le fameux trésor oublié dans le tréfonds des abîmes.

Il avait posé sa cheville sur sa cuisse gauche – l'autre retenant son coude et le bras y étant attaché afin de stabiliser son parchemin. Perché sur sa selle, les yeux rivés sur une antique prose décousue, il laissait son fidèle destrier aux commandes de leur trajet. Celui-ci se frayait un chemin à travers le chasse gardée d'un village voisin, au pas, pour ne pas déranger la concentration de son maître. Parfois, pris d'ennui, sinon pour vérifier si son cavalier n'avait pas succombé au sommeil, il s'autorisait un léger hennissement ; et Jun'ichirō lui répondait aussitôt d'un marmonnement indistinct.

Il faut qu'on y retourne, Muteki. Je suis sûr qu'il y avait une arme dans ce souterrain. Et puis, ces araignées n'étaient pas là par hasard. (Le cheval lui fit une remarque.) Certes, elles étaient bien trop nombreuses... (Puis une seconde – bien plus sèche.) Je sais très bien que je n'ai pas la force d'y retourner. Mais il y a tellement de sous-entendus dans ce document que... que... (L'animal s'arrêta.) Qu'y a-t-il ? (Il regarda le nomade par-dessus son épaule, sans un mot.) D'accord, d'accord. J'ai compris. Je n'essaye pas de m'y suicider. C'est promis. (D'un hochement de tête, la monture reprit sa route au pas, serpentant entre la végétation.) Ce n'est pas comme si je pouvais m'y rendre sans toi, si ?

Jun'ichirō délaissa sa question rhétorique pour replonger dans sa lecture... en vain. Et pour cause, Muteki venait de s'arrêter une seconde fois, sa gueule levée vers les tâches de ciel que la cime des arbres avait épargné. Le destrier laissa échapper un hennissement. De la fumée. En pleine forêt. Un incendie ? Un feu de camp, peut-être ? Le nomade avait souvent croisé des vagabonds lors de son périple – voire des chasseurs en en pleine traque, ces derniers pouvant suivre un cerf blessé pendant des heures afin de ne pas rentrer les mains vides. Pris d'une envie de parler de vive voix à un autre être humain pour se sortir la tête de ses parchemins, il ordonna à son compagnon de rejoindre la colonne grisâtre. Il leur suffit de quelques minutes pour tomber sur une clairière. Dans un coin, une jeune femme, ainsi qu'un immense bout de métal planté dans le sol.

La bête ne sut quoi faire. L'homme non plus, d'ailleurs. Mais une chose était certaine : ils ne pouvaient plus faire marche arrière comme si de rien n'était. L'éleveur de chevaux descendit de la selle de sa monture, se dégourdit les jambes, s'étira et, profitant que ses bras furent en l'air, salua l'étrangère de la main. Il n'y avait pas meilleur signal pour montrer que l'on venait en paix – sinon un sourire sincère que Jun'ichirō arborait presque constamment.

Moi qui pensais être le seul à voyager en solitaire, te voilà sur mon chemin ! (En solitaire ? Muteki râla aussitôt, n'en déplaise à la première impression laissée par son maître.) Pourquoi tu veux toujours te faire remarquer, abruti de chev-... (Un sabot se logea soudain dans le bas-ventre du cavalier.) Gnnh-... !

Une première impression... exemplaire.

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Momochi Yazuru
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Somnolant au gré de ses pensés, la rousse ne perçut pas tout de suite les bruits de sabots parasitant la tranquillité des feuillages environnants. Ce ne fut dès lors que lorsqu'il manifesta sa présence qu'elle nota sa présence, dardant ses pupilles orangées vers l'homme et son animal. Il avisa un grand sourire avant de mettre pied à terre, les mains bien en évidence en gage de paix. Mais tandis que son canasson lui adressa une boutade - au sens littéral du terme -, Yazuru se raidit imperceptiblement, se mettant en garde par précaution. D'une voix relativement froide, elle lui lance:

" Juste pour être claire, ce bout de métal que tu vois là est un tranchoir que je manie depuis plus de sept ans. Si tu fais le moindre geste suspect, je n'aurais aucun scrupule à te briser, toi et ton cheval. Mais si tu ne cherches pas la bagarre, viens donc. Je n'ai rien contre un peu de compagnie. "

Une entrée en matière pour le moins glaciale dont le but était de tester les intentions réelles de ce pseudo voyageur: allait il prendre la mouche et fuir ou préférerait il rester et tenter de sympathiser malgré l'antipathie affichée de cette beauté exotique? En vérité, cette dernière nourrissait l'espoir de le voir rester, s'étant rendu compte de son ennui lorsque le canasson avait réalisé son coup d'éclat, arrachant à la rousse l'ombre d'un sourire pendant une fraction de secondes. Sans attendre sa réponse, la sabreuse se mit toutefois à bouger. Toujours prête à bondir afin de se saisir de son arme, la rousse se contente néanmoins de tendre la main vers une besace au pied de sa lame; sortant un autre lapin ainsi qu'un coutelas de chasseur pour commencer sa besogne de dépiotage.

D'un mouvement de la tête, elle invite l'autre à la rejoindre, relançant sur le ton de la conversation - comme si rien ne s'était passé

" Que viens tu faire ici? Au vu de tes vêtements, tu ne sembles pas être du coin. Lapin ? "

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Ikeda Jun'ichirō
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L'HÉRITAGE DE LA BRUME (PV. Momochi Yazuru)

OST | A nearly peaceful place :
 

Quelle première impression !

Il n'y avait pas de doute : les trois étrangers surenchérissaient l'un sur l'autre pour s'octroyer la palme du meilleur malaise. Par chance, la bouchère musela aussitôt ses menaces pour... inviter l'homme à manger du lapin ? En voilà une transition concise ! s'émerveilla intérieurement le jeune homme. La femme disait ce qu'elle pensait au moment où elle le pensait – un trait d'âme que l'entourage de l'épéiste avait également appris à apprécier, du moins tolérer, malgré lui. Et il ne fallut davantage de simagrées pour que le cavalier acceptât la proposition, rejoignant de ce pas le feu de camp et sa fidèle brochette de rongeur afin d'en apprendre plus sur cette beauté brute exotique venue de Mizu no Kuni.

L'épée, bien évidemment.

Jun'ichirō montra son turban du pouce, un grand sourire sublimant son visage innocent.

C'est ce bout de tissu qui t'a mis la puce à l'oreille ? (Visiblement, la réponse était oui.) Je suis bel et bien originaire d'un lointain pays – celui du sable et du vent. Jun'ichirō, enchanté ! Humble éleveur de chevaux du clan Ikeda. (Sa monture se fit remarquer d'un hennissement.) J'allais y venir, mon gros. (Le nomade reporta alors son attention sur la fille.) Lui, c'est Muteki. Un joyeux luron n'incarnant que trop bien l'éducation équine de mes pairs ! Quant à ma présence ici...

Le jeune homme s'arrêta devant l'arme, les mains sur sa taille, inspectant le chef d’œuvre de haut en bas avec sérieux... mais aussi une surdose de curiosité et d'admiration. Après tout, c'est quand l'on ne cherche pas que l'on trouve le mieux, disait le fameux adage... si bien que l'aventurier crut rêver pendant une demi-seconde.

Elle est superbe ! lança-t-il d'une octave trop haut après un long silence.

Mais l'étincelle de joie dans ses yeux avait déjà suffi à tout discours.

Serais-tu... une Sabreuse ?
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Momochi Yazuru
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Mains et yeux toujours occupés par la carcasse sur laquelle elle s'affairait avec une certaine habitude, la trentenaire accordait néanmoins toute attention à son compagnon gustatif, laissant échapper un petit gloussement amusé alors qu'il mentionna son pays d'origine. Conservant le sourire qui en résultait, elle entamait à présent le dépiotage final de la carcasse, tirant comme une attardée pour retirer toute la peau.

" Tu peux m'appeler Yazuru. Je ne suis personne, juste une vagabonde à engager pour les petits boulots. De beaucoup de types d'ailleurs comme tu peux le voir, elle s'arrête un instant pour se gratter le menton avant de continuer, Le monde est petit dis donc. Mes parents et grands parents sont nés au Pays du vent aussi, ma fratrie et moi sommes les premiers à être nés ici."

C'est à ce moment qu'elle perçu le mouvement de l'autre vagabond se dirigeant vers le tranchoir. Imperceptiblement, la rousse raffermit sa prise sur le couteau de chasse qu'elle tenait en main et se préparait à bondir à la gorge de l'autre. Une attitude pour le moins paranoïaque qui s'expliquait toutefois par des années à traverser le pays sans réel point d'attache: ne faire confiance à personne sur les routes. Voyageurs, marchands itinérants ou simples fermiers de passage, tout le monde était potentiellement une menace; mieux valait une légère paranoïa à une mort stupide. Laissant le silence s'installer pendant que son attention se portait de plus en plus sur l'autre, elle se pris à lever un sourcil lorsque l'homme montra des signes d'excitation manifeste.

" Mon père l'a trouvée pendant qu'on cherchait de la ferraille sur un champ de bataille. Il l'a gardée pendant des années avant de me le donner pour que je puisse me défendre pendant mes voyages. A la mention des Sabreuse, elle marqua une pause, avant de reprendre avec incrédulité ; Hmm... Techniquement, Akasabiiro n'est pas un sabre, mais un tranchoir; mais Trancheuse sonne mal à l'oreille. Il n'y a pas de quoi s'exciter voyons, pourquoi tu prononce ça avec une telle révérence ? Les gens qui utilisent des sabres sont monnaie courante, non?"

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Ikeda Jun'ichirō
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OST | A nearly peaceful place :
 

Il était peut-être aller trop vite en besogne. Avec du recul, le nomade se dit que, d'un point de vue extérieur, le lien entre une telle épée et la caste des Sabreurs n'était peut-être pas si évident. Et puis, la femme connaissait-elle au moins ces fameux épéistes au potentiel légendaire ? Ce fut une question de plus à rajouter dans l'interrogatoire qu'il voulait contraindre à son interlocutrice. Peut-être que ce tranchoir, comme la vagabonde l'appelait, n'était qu'un vulgaire bout de métal sans intérêt. Mais depuis tant de mois, Jun'ichirō avait la tête dans ces artéfacts mythiques ; il était donc normal que la simple vue d'une arme aussi peu traditionnelle aiguillonnait à ce point son imagination.

Pas ce genre de sabre. Enfin, si ça se trouve, je me trompe complètement, et je vais paraître plus idiot que je semble déjà l'être à m'extasier sur un vieux banc métallique converti en arme, hahaha. Auquel cas, je m'excuse amplement. Avec l'échine courbée, attention ! Mais... n'as-tu jamais entendu parler des Sabreurs ? Ça a l'air d'être ancré dans les mœurs, par ici. Ou alors les gens font mine de savoir de quoi je veux parler pour me faire plaisir.

Le jeune homme haussa un sourcil, perplexe.

Ce qui est... gentil de leur part.

Muteki lança une série de hennissements enjoués – à deux doigts d'être mépris pour un rire humain.

Mais non, je ne suis pas fou. Qu'est-ce que tu en sais, toi, d'abord, qui est incapable de lire ? (Le cheval sembla lui répondre.) Désolé, mais ce que tu dis n'a aucun sens. (Et encore.) Mais... pourquoi des hommes – sûrement des érudits, d'ailleurs – se seraient ennuyés à écrire des histoires sur des armes fictives ? (Et encore.) Pour faire joli ? (Et encore.) C'est d'un sophisme ! (Et encore...) Bon, bon, bon. On verra ça une prochaine fois – nous ne sommes pas seuls.

Jun'ichirō gratta l'arrière de sa tête, reportant enfin son attention sur la fille, une moue neutre gravée sur le visage.

... Ahem. Désolé pour tout. Qu'est-ce que je disais, déjà ?
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Momochi Yazuru
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Levant les yeux de sa besogne, Yazuru se mit à fixer l'homme au turban avec un regard amusé tandis que l'equiin et son compagnon semblaient avoir une dispute de couple dont eux seuls avaient les clés. L'éxubérance de ce type était un véritable vent de fraîcheur dans une existence morne à arpenter les routes du pays de l'eau, sans compter que son cheval semblait également en tenir une couche. Le duo comique fonctionnait particulièrement bien pensa la jeune femme, et sa bonne humeur était particulièrement communicative. La trentenaire se mit malgré elle à espérer que ce n'était pas un jeu pour lui faire baisser la garde. Ce n'est que quand il revint à la conversation qu'elle repris sa tâche, ouvrant la bedaine du futur civet pour lui retirer les viscères, toujours aussi souriante.

" Ma famille et moi étions de simples paysans vivant en autarcie, ce qui fait que je n'ai jamais vraiment eu l'occasion d'entendre les légendes du pays de l'eau. Les quelques rares fois où nous étions confrontés à la culture locale, c'était principalement dans le cadre de la vente de nos légumes ou d'autres denrées acquises sur les champs de bataille, elle s'arrête un instant à contempler le feu comme prise d'une nostalgie soudaine avant de reprendre quelques secondes plus tard, Ceci étant dit, j'ai déjà entendu le terme de temps en temps, bien que n'y ait jamais vraiment prêté attention."

Tournant la tête vers Akasabiiro, elle se demanda si cette grosse pièce de ferraille avait une histoire à lui conter s'il pouvait parler... et c'est à ce moment qu'une idée lui traversa l'esprit. L'arme ne pouvait certainement pas parler, mais elle pouvait lui montrer. Sur ce, Momochi se leva avant de poser délicatement le repas en cours d'éviscération sur sa besace. D'une main ferme, elle se saisit de la poignée de la lame avant de la soulever d'une main comme si l'objet ne pesait que quelques kilos tout au plus.

" Je ne sais pas trop au final si ce gros couillon est une arme légendaire ou pas, et contrairement à ton compagnon à pattes, il ne peut pas vraiment le confirmer de vive voix. Donc, elle leva délicatement le tranchoir afin qu'il soit à hauteur d'épaule avant de pivoter son poignet de 90° de sorte que la largeur de la lame soit face au sol. Il va nous le montrer: Respire, Akasabiiro"

A ces mots, la lame se mit à tressaillir imperceptiblement comme quelque chose que l'on éveillait après un long sommeil tandis qu'elle revêtait une couleur rouge orangée et des traces de rouille tout le long de son tranchant. Une fois le changement effectué, Yazuru se recula afin de mettre le maximum de distance entre elle et son interlocuteur:

" Quoiqu'il arrive, évite tout contact avec la lame du Sabre. Je ne voudrais pas qu'il t'arrive un malheur, il a tendance à dégénérer les tissus organiques extrêmement violemment... Bref, est ce que pour toi c'est un Sabre légendaire? "

Elle ignorait s'il s'agissait bel et bien d'un artefact légendaire quelconque, mais généralement ce petit tour faisait toujours son petit effet sur l'assistance !

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Ikeda Jun'ichirō
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L'HÉRITAGE DE LA BRUME (PV. Momochi Yazuru)

OST | A nearly peaceful place :
 

En un tour de magie, la lame s'habilla d'une couche somptueuse de rouille. Ça n'avait rien de joli au demeurant, pourtant ; mais le fait d'assister à la transformation rendait le tout plus... exotique. Magique. Un véritable artéfact de Sabreur dont le tranchant pouvait, selon la dépeceuse de lapin, dégénérer violemment les tissus organiques. Une arme faite pour la guerre, à l'instar de ces trésors oubliés du pays de l'Eau que Jun'ichirō traquait depuis des mois. Mais ce ne fut pas six pieds sous terre qu'il posât ses yeux pour la première fois depuis des lustres sur l'une d'entre elles, non ; mais plutôt dans une simple clairière, plantée dans le sol à la vue de quiconque passerait par-là, sans défense sinon la force conséquente de sa propriétaire.

L'éleveur de chevaux eut un pincement au cœur. Ce mélange d'émotions, à mi-chemin entre la joie d'avoir dénicher une telle arme et celle d'avoir rencontré un être vivant aussi unique, retournait ses tripes. C'était pour cela qu'il avait commencé à voyager : accumuler des tonnes d'anecdotes à raconter à son clan, ses proches, sa future femme et enfants. Et il pensa une brève second qu'il avait trouvé une parfaite prétendante... avant de chasser aussitôt l'idée de sa tête.

Tu as déjà vu de nombreux sabres capables de ronger la chair ? (Le jeune homme sourit gentiment.) Je ne peux pas t'affirmer qu'elle appartenait à un Sabreur – je ne suis jamais tombé dessus dans mes recherches. Mais cette capacité si unique, si puissante, n'est pas commune. (Il désigna soudain la nagamaki perchée sur le flanc de l'animal.) Je rêverais de pouvoir posséder une lame aussi atypique ! C'est un atout considérable au combat, tu sais. (Le nomade lâcha un petit rire.) Suis-je bête, bien sûr que tu le sais ! (Muteki se moqua visiblement de lui.) Que ce soit en temps de guerre ou de paix, il y aura toujours quelque chose ou quelqu'un à protéger. J'aimerais tomber sur une arme capable de... de... de faire bouger les arbres, tiens ! de détourner les rivières ! de solidifier l'air ! (Le cavalier s'autorisa un moment dans les étoiles, les yeux dans le vide, le visage éclairé par l'optimisme.) Enfin... (Il soupira.) Je pourrais chercher pendant des décennies. Autant rentrer dans mon désert natal, retrouver ma famille, retrouver mon clan, et les protéger du mieux que je peux.

Jun'ichirō croisa le regard concerné de son destrier. Puis il reporta son attention sur le feu de camp... pour soudain se rendre compte qu'il avait laissé sa nouvelle rencontre s'occuper de tout à sa place. Inadmissible ! Son crédo de bon samaritain en pâtirait à coup sûr. Un service contre un service – voilà ce qui dominait bon nombre des choix du cavalier.

Et ça tombait bien, le jeune homme n'avait plus grand-chose à faire ces derniers temps.

Au fait, si tu as besoin d'aide pour quoi que ce soit, n'hésite pas ! Je te suis redevable pour ce lapin. Vraiment.

Une étincelle de je-ne-sais-quoi dans ses yeux semblait montrer qu'il le pensait sincèrement.
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