Un sabreur ... deux sabreurs ... trois sa-*ronfle* [Kuriarare Abe]

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Fujiwara Rantaro
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J’ouvris subitement les yeux. Ou suis-je ?

Et presque immédiatement, je me rappelais.

…est-ce que je viens vraiment de piquer un somme entre deux exercices ? Mince, moi qui avait décidé d’une petite pause, j’ai beaucoup trop forcé … m’enfin pour ma défense, elle me plait bien, cette petite clairière. On y est tranquille, et elle est pas si éloignée que ça du village. J’y reviendrais, que ce soit pour m’entrainer, piquer un somme ou les deux en même temps.
Je pris le temps de m’étirer longuement, craquant au passage quelques unes de mes articulations, avant de me relever. D’une main, j’empoignais mon épée avant de me concentrer sur ma respiration pour envelopper envelopper la lame de chakra.

« Allez, on est parti. »

D’un coup horizontal, je tranchais l’air … puis reprenais ma position initiale. Après avoir répété ce mouvement une dizaine de fois, j’ajoutais au geste une pirouette gracieuse : cette épée ne pèse rien, autant en profiter pour déstabiliser mes adversaires avec ma mobilité accrue. Et maintenant, on va essayer de rendre l’enchainement un peu plus élaboré.
Je donnais un coup tout en effectuant un petit bond dont le but n’était pas seulement de surprendre l’ennemi, mais d’arriver à une position bien précise. Si jamais un expert m’observait, il aurait envie de s’arracher les yeux en voyant tous mes mouvements inutiles … seulement voilà, mon style de combat repose principalement sur ma capacité à faire croire à l’ennemi que ces gestes ne servent à rien. Suite à mon bond, je laissais le bout de ma lame taper légèrement un petit rocher se trouvant-là.

Et voilà, toutes les conditions sont remplies. Un oeil averti pourrait aisément remarquer le chakra qui part du bout de ma lame jusqu’au rocher, mais à courte distance, il serait quand même trop tard pour échapper à la suite.

J’armais un coup en tenant des deux mains mon épée, et frappait. Le coup n’avait rien de plus impressionnant que tous ceux avant, il était même assez prévisible. Ce serait une attaque médiocre … sans le rocher qui s’est lourdement écrasé quelques mètres en avant. Bonne chance pour continuer un combat après avoir reçu ça en pleine tête.

Mais je me perds, et l’entrainement n’est pas terminé. Il faut que je compense pour le petit somme que je me suis autorisé tout à l’heure. En pointant ma lame vers le ciel et en la secouant, je fis tournoyer le rocher autour de moi, frappant aléatoirement à divers endroits normalement hors de portée de mon sabre.

HRP - changement de style:
 
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Kuriarare Abe
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TSUCHIGUMO & MAGATSU IZANAGI

Kirigakure no Satô avait toujours su se montrer une terre paisible. Agréable à vivre, loin de la tumulte des champs de bataille, une place désirable. L'artiste a toujours plus ou moins voyagé, que ce soit afin d'échapper à son clan ou dans la pratique itinérante de son art poétique. Mais aucun village n'avait su le faire se sentir aussi bien que celui dans lequel il avait passé la majeure partie de sa vie. Comment se détacher des chaînes de la nostalgie n'avait jamais véritablement été une interrogation pour Abe qui avait simplement décidé d'embrasser cette nostalgie à bras ouverts, se complaisant dans son appartenance à ce village. Il pourrait même naître chez lui une certaine fierté dans le fait de prendre les armes pour ce pays, s'il n'avait pas une aversion pour le meurtre inutile.

Et parmi tout ses voyages, jamais il n'avait discuté de son art ou de sa maîtrise de l'épée avec qui que ce soit. Peut-être était-ce tout simplement car cet art ne semblait pas être pratiqué avec autant de ferveur dans les autres pays que dans celui de l'eau ? Dans tous les cas, c'est avec une excitation presque palpable et un intérêt vivace qu'il observait un parfait inconnue s'exercer dans une clairière, arme en main. Le spectacle d'un épéiste faisant une démonstration de sa maîtrise avec autant de désinvolture est quelque chose qui avait toujours su attirer l'oeil de l'artiste, si bien que c'est sans un mot qu'il s'attardait à la contemplation. Et bien plus qu'un simple épéiste, son arme semblait elle aussi posséder des propriétés unique. Une chose qui se voyait appuyée par la vision de ce rocher tournoyant autour de lui dans une élégante mélopée.

Si la contemplation a toujours été un exercice auquel se prêtait Abe sans le moindre soucis, l'idée même de rencontrer ce qu'il pourrait appeler avec orgueil un "confrère" et en apprendre plus sur les capacités de cette arme qu'il avait entre les mains se voyait être quelque chose de bien plus attirant que l'observation rigoureuse à laquelle il s'adonnait. C'est donc avec une flegme vouée à dissimuler son excitation qu'il s'approchait en silence du guerrier, ses mains s'entrechoquant entre elles pour provoquer un applaudissement sincère.

― Impressionnant, si je puis me permettre ! J'avais simplement prévu de vous observer un peu plus longtemps et d'ensuite reprendre mes activités mais, vous avez éveillé mon intérêt. Et bien malheureusement pour moi, ce sentiment n'est pas de ceux que je peux réprimer.

Il affichait un sourire béat alors qu'il s'adonnait à décomposer de ses yeux l'arme qu'il tenait dans sa main, très peu gêné par le fait de l'avoir dérangé dans ce qu'il aurait probablement préféré être un entraînement solitaire. Alors qu'il tendait rapidement le bras pour montrer l'arme du bout de son index, il reprit.

― Cette arme. Quelle est la nature de son pouvoir ?

Curiosité enfantine.


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Fujiwara Rantaro
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Des applaudissements ?

Rantaro se retourna pour en découvrir l'origine. Un homme - assez grand - avait l'air d'apprécier le spectacle. Mais de quel rang pouvait bien être ce shinobi ? Car en effet, rien qu'à voir sa carrure, il était évident qu'il ne s'agissait pas d'un civil. Et puis un simple civil n'aurait pas deux armes sur soi comme ça. Dans tous les cas, ce type avait l'air assez sympathique, à complimenter comme ça son entrainement comme s'il s'agissait d'un genre de performance. Il parlait particulièrement bien, au point ou s'il avait une tenue appropriée, il pourrait probablement passer pour une personne de haute naissance. Se pourrait-il que ce soit le cas, mais qu'il ait tout de même décidé de mettre sa vie au service au village ?

Sa réaction était pour le moins intrigante : Magatsu-Izanagi est une arme assez fascinante à voir en action tant qu'on y est pas habitué, certes, mais là ou la plupart des gens se contentaient de l'observer avec méfiance, cet inconnu l'abordait et posait carrément une question à son sujet. Heh. Un peu  embarrassé, Rantaro ne put retenir un sourire.

"Haha, content de savoir que le spectacle vous a plu."

Il allait se présenter, mais l'inconnu avait l'air plutôt intéressé par l'épée, ce qui était compréhensible. Bah, s'il voulait la voir de plus près, il n'y avait pas de soucis. Rantaro avait le luxe de posséder une arme particulièrement dure à dérober, autant en profiter pour la montrer de plus près aux rares intéressés.
Il voulait en connaître plus sur la nature du pouvoir de cette arme, hein ? Plutôt que de lui expliquer, autant lui montrer qu'elle ne pèse presque rien, ça l'amusera sans doute plus. La lame reposant sur le bout des doigts de ses deux mains, Rantaro exposa son arme.

"Le temps d'apprendre à ne pas faire n'importe quoi avec, j'ai un peu perdu l'habitude avec les autres armes. Gérer le poids est plus compliqué qu'il n'y parait. Je suppose qu'elle est du genre jalouse ? Mais elle me le rends bien, et puis je n'ai jamais vu quelqu'un d'autre réussir à la soulever donc c'est donnant-donnant."

Rantaro marqua une petite pause avant de reprendre :

"Maintenant, en ce qui concerne le petit tour que j'ai effectué un peu plus tôt ..."

Du chakra reliait toujours la lame au petit rocher qui s'était écrasé quelques mètres plus loin. Un poil trop loin pour que le lien soit clairement visible, aussi Rantaro fit se contracter le chakra, trainant lourdement la roche vers lui tandis que l'épaisseur du fil devenait de plus en plus apparente. Il fit ensuite s'effacer le lien, posa un doigt sur la lame et l'en éloigna, révélant le chakra désormais collé à son doigt et s'étirant depuis la lame.

"Ca, c'est ce qu'il se passe quand mon chakra entre en contact avec elle. La première fois que j'ai utilisé ce pouvoir, il m'a paru faible, mais il est plus versatile qu'il en l'air !"

Sans le réaliser, Rantaro était très amusé à l'idée d'expliquer en quoi cette arme était spéciale. Il irradiait de fierté et cela l'aveuglait.

"Oh."

Autrement, comment expliquer qu'il lui a fallu autant de temps pour remarquer que les deux lames que l'inconnu porte à sa ceinture ne forment qu'une seule et même arme ? A-t-il déjà vu pareille arme ? Apprendre à la manier doit être au moins aussi compliqué que ce qu'il a vécu avec Magatsu-Izanagi, voire pire ...
La curiosité de cet homme devenait alors très facile à cerner pour Rantaro qui fut prit du même sentiment.

"Ah, mais je parle, je parle, et j'en oublie les bases : elle s'appelle Magatsu-Izanagi, et son porteur est Fujiwara Rantaro. Enchanté. Dis donc, c'est une grande occasion, je savais que des confrères étaient au village mais vous êtes un des premiers que je rencontre !"

Il existe en effet à Kiri un clan un peu particulier, celui des Sabreurs, comprenant le Mizukage lui-même. Apparemment, ils forment parfois des réunions, mais à son grand malheur, Rantaro n'était pas encore au village lors de la dernière en date. Il avait hâte de faire la connaissance des autres sabreurs, d'en savoir plus sur eux et sur leurs armes. Autant dire que cette rencontre là maintenant, c'était un peu une sorte d'avant-première !
C'est avec un petit sourire en coin que Rantaro ajouta :

"Allez, à votre tour."
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Kuriarare Abe
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TSUCHIGUMO & MAGATSU IZANAGI

Un air de stupéfaction se dessinait sur le visage de l'artiste alors que son comparse lui faisait une habile démonstration du poids presque inexistant de son arme en la portant simplement sur le bout de ses doigts. Vraisemblablement, ce genre de caractéristique physique devait rendre le maniement de cette arme plutôt agréable et flexible. La mine de stupéfaction laissait donc place à quelque chose plus proche de l'amusement, son regard voyageait pour dessiner les contours de l'arme et les graver dans son esprit. Et sa démonstration était splendide. La roche traînait au sol, comme complètement happée par une force invisible. Il fallut que la distance parcourue soit suffisante pour laisser apparaître une sorte de fil de chakra, reliant le rocher et l'arme. Un pouvoir d'attraction ? De restriction ? Les possibilités, presque infinies, rendaient la découverte de son pouvoir encore plus excitante. L'artiste poussa un rapide sifflement et présenta un large sourire en réponse à cette démonstration et à ses explications.

Sa manière de se présenter était plus ou moins particulière, étant donné qu'il se présentait comme le porteur de l'arme et non pas comme son propriétaire. Et cette manière de voir les choses étaient amusantes, lui qui avait toujours considéré Tsuchigumo comme la pinceau qui peignait sa toile, peut-être était-il en fait lui-même l'instrument de Tsuchigumo. A cette pensée, il fut pris d'un petit ricanement qu'il étouffa dans le creux de sa main. Bien entendu, son comparse désirait lui aussi connaitre son identité et peut-être même était-il lui aussi intrigué par l'arme apparente à sa taille. Agitant rapidement la main de bas en haut, il entreprit donc avec un sourire toujours aussi large de se présenter.

― Kuriarare. Kuriarare Abe. Enchanté. Je dois bien avouer que les possibilités que vous offre votre arme me rendent presque jaloux. J'espère que vous utilisez ce pouvoir à bon escient, Fujiwara-san. Pour tout vous dire, vous êtes sûrement vous aussi un des premiers sabreurs que je rencontre. J'ai entendu dire que le clan des sabreurs avait tendance à se réunir en de rares occasions mais ahahah, je ne suis pas très porter sur les mondanités.

Son bras retombait doucement et sa main vint se poser sur les deux tsuka en chêne rouge de son arme, non pas dans un geste à vocation agressive mais bien parce qu'il était devenu machinal pour lui d'établir un lien physique avec son sabre. Inclinant légèrement sa tête sur le côté, il reprit, les yeux à moitiés fermés.

― J'ai bien peur que mon arme, bien qu'étant elle aussi toute particulière, ne me permette pas d'effectuer une quelconque représentation aussi splendide que la votre. Aussi, je me contenterais de vous donner son nom : Tsuchigumo. Concernant ses capacités, j'imagine que vous serez mis au courant si un beau jour le village souhaite nous faire travailler ensemble. Une chose que j'attendrais avec impatience, s'il en est.

Sa main jusqu'alors libre vint s'approcher de son visage afin d'agripper son menton dans le but d'interpréter une mine interrogative. C'est vrai que jusqu'ici, le visage ne lui avait jamais confier de mission en équipe. Il était presque curieux de savoir ce que les capacités de son arme pourraient lui apporter en ce qui concerne le travail d'équipe, surtout si elles devaient être couplés avec cet intriguant pouvoir qu'est celui de Magatsu-Izanagi. Après une courte pose et toujours en gardant les yeux à demi clos, il s'exprima d'une voix mélodieuse.

― Toutefois, je suis surpris. Non pas par vos talents de bretteurs qui forcent le respect mais bien par votre présence en ces lieux. J'ai l'habitude de ce village et c'est bien la première fois que je vous aperçoit ici. Bien entendu, la présence même de Magatsu-Izanagi dans vos mains m'empêche de me questionner concernant votre appartenance à notre beau pays. Néanmoins, la question de votre présence ici se pose. Qu'êtes-vous venu chercher ? Vos semblables ? dit-il, en faisant référence au clan des sabreurs.

Prudence.


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Fujiwara Rantaro
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Kuriarare Abe ...

Un nom à retenir, aussi Rantaro le répéta-t-il dans sa tête pour s'assurer de ne pas l'oublier. Apparemment, lui non plus n'avait pas encore rencontré d'autres sabreurs jusqu'à maintenant, faisant de cette rencontre une grande première pour les deux épéistes. Et son arme, nommée Tsuchigumo, était visiblement très dangereuse. Sinon, pourquoi son porteur ne pourrait-il pas lui faire la démonstration de ses capacités ? Au fond, ça avait du sens. Rantaro avait entendu des rumeurs sur divers sabres légendaires, et la plupart avaient des effets ... offensifs, c'est le moins qu'on puisse dire. C'est en partie la raison pour laquelle, plus jeune, Rantaro s'était imaginé que son sabre était plutôt faible. Visiblement, ce Kuriarare Abe était plutôt intelligent s'il pouvait déjà imaginer comment un tel pouvoir pouvait se révéler pratique. L'entendre dire qu'il était presque jaloux de Magatsu-Izanagi était très plaisant. Hmm, oui, Rantaro trouvait les compliments fort appréciables lorsqu'ils étaient sincères.

Soit, il attendrait patiemment qu'on lui assigne une mission en sa compagnie pour voir de quoi son arme est capable !
Mais Abe avait maintenant quelques questions pour lui. Rien de surprenant étant donné que Rantaro était encore nouveau au village. Il rengaina son arme dans son dos et prit la parole :

"Bonne déduction. Errer de pays en pays en jouant les gardes du corps était fatiguant, alors j'ai décidé de m'installer quelque part définitivement. Mizu no Kuni a beau être le pays qui m'a vu naître, j'y ai passé bien peu de temps. Autant dire que quand j'ai entendu parler du village de Kiri et du groupe de Sabreur qui l'habitait, le choix était vite fait !"

Il y avait du vrai dans ce qu'il disait, mais pas que. Rantaro n'était en effet pas né au pays de l'Eau, et lorsqu'il y posa les pieds pour la première fois, c'était justement pour fuir ses semblables. Enfin, ceux qui étaient ses semblables, car depuis il n'a de cesse de se répéter qu'il n'a plus rien à voir avec eux. Le sabreur refusait d'accorder plus de temps à ce qui lui avait servi de famille, le désir de n'être connecté à eux en aucune façon était la seule raison pour laquelle il tenait à ce mensonge.

"A vrai dire, je n'avais pas les meilleures relations avec mes proches. C'est pour cela que, très jeune, j'ai quitté le pays de l'Eau pour m'éloigner d'eux. Ils doivent toujours être installés dans un coin assez reculé du pays, donc je ne me fais pas trop de soucis, je doute les trouver au village un jour."

Mentir n'avait rien de plaisant, aussi Rantaro mélangea un peu de vérité à ce récit. Ce Kuriarare Abe était son camarade et ils allaient probablement travailler ensemble à l'avenir, alors autant être aussi honnête que possible avec lui. Au fond, excepté la modification des lieux et l'omission de son appartenance à un groupe de criminels, Rantaro avait été à peu près sincère.

"Maintenant que je réfléchis aux raisons de ma présence ici ... l'ambition joue aussi, j'imagine. Je ne suis pas bien né, ma famille ne m'a donné ni amour, ni richesses, ni dons héréditaires. Qui plus est, j'ai beau aimer penser que c'était le destin, c'est surtout par hasard que cette arme m'a trouvé."

Alors que l'épéiste parlait, il pencha la tête sur le côté et caressa une de ses boucles d'oreilles.

"C'est peut-être pour ça que je désire plus. Enfant, atteindre le sommet m'avait l'air inaccessible, mais aujourd'hui je me dis qu'en servant bien ce village ... ah, mais on dirait que j'aime un peu trop parler de moi. Alors, qu'est-ce qui vous a mené à servir ce village, vous ? Moi, mon arme est mon unique talent mais ce n'est sûrement pas votre cas ?"
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Kuriarare Abe
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TSUCHIGUMO & MAGATSU IZANAGI

Ses propos étaient rassurant. Il se voyait bien mal livrer un combat avec une personne somme toute aussi sympathique que le jeune homme en face de lui. Se dégageait de lui un calme agréable, il était plaisant de converser avec lui. Sa main s'éloignait doucement des tsuka de son arme alors qu'il prêtait une attention toute particulière à l'histoire que lui racontait son comparse, sans jamais quitter son sourire joyeux. Paisible shinobi dans un pays tout aussi paisible, c'est la raison pour laquelle l'artiste portait une affection toute particulière au pays de l'eau. Et la raison pour laquelle il était prêt à prendre les armes pour préserver cet état de fait.

Et son histoire semblait en tout point semblable à la sienne, à la différence qu'il n'avait jamais cherché à fuir ses poursuivants, il avait pris le choix encore plus lâche d'ôter la vie de ses attaquants. En un sens, Abe respectait le choix de Fujiwara de simplement s'éloigner de ses mauvaises relations. Toutefois, il se pouvait aussi que l'histoire soit tout autre. Aussi, l'artiste prit la décision de prendre ses propos comme ils étaient, une simple manière de faire connaissance. Sans vraiment prendre ses dires pour argent comptant. Quand la conversation vint à dévier sur sa personne, le sabreur fut prit d'une courte hésitation. Il n'est pas dans ses habitudes d'expliquer ses origines, encore moins d'être tout à fait honnête à ce sujet. Son truc, c'était de raconter des histoires par des poèmes, mais pas la sienne.

― Moi ? Disons simplement que je suis un amoureux de l'art et de la beauté. Il est donc normal de prendre les armes pour défendre ce dont nous somme amoureux, n'est-ce pas ? Croyez moi, j'ai beaucoup voyagé. Et il n'existe pas de contrée plus paisible et belle que la notre. Elle mérite qu'on se batte pour elle. dit-il, d'une passion dévorante.

Il reprit ensuite sa manie d'agiter sa main de bas en haut, relâchant son menton. Toujours ses yeux à demi clos, il reprit ensuite d'un air moqueur mais pas provoquant.

― Allons, ne vous limitez pas à votre arme, Fujiwara-san. Il n'a jamais existé de grand instrument sans un grand musicien pour en jouer. Ahahah.

La modestie était pour Abe et dans la culture nippone de manière général un signe de bienséance et de distinction. Ce raffinement faisait donc le plus grand plaisir à l'artiste qui se voulait lui-même très à cheval sur le respect mutuel et la politesse. Sans vraiment s'en rendre compte, ce qui devait être au départ une simple interrogation avait prit bien plus de place que prévu, et le voilà qui dérangeait l'entraînement d'un compagnon sabreur. Soucieux de l'image qu'il renvoyait, il lui était inacceptable de s'imposer plus sans y avoir été inviter.

― Mais quelles sont mes manières ? Excusez mon manque de courtoisie, je n'avais pas pour intention de vous déranger plus longtemps. Si vous souhaitez continuer votre entraînement, je vous y invite. Merci d'avoir répondu à mes questions vous concernant. Toutefois, si je puis me permettre une requête, j'aimerais y assister. Vous n'y voyez pas d'inconvénient, j'imagine ? En échange, je pourrais vous aider à mieux connaître notre pays. Qu'en dites vous ?

Un regard insistant.


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Fujiwara Rantaro
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Un amoureux de l'art et de la beauté ? Entendre un truc pareil était rafraîchissant, peut-être parce que la plupart des gens que Rantaro avait côtoyé jusque là semblaient faire ce qu'ils faisaient pour vivre, et non par passion. Or, de la passion, Kuriarare-san en débordait, et tout particulièrement pour Mizu no Kuni. Le patriotisme était quelque chose de complètement étranger pour Rantaro, qui n'avait pas passé tant de temps que ça dans le pays de l'Eau et ne voulait rien entendre concernant le pays qui l'a vu naître. Et pourtant, il était un peu admiratif. Etre dévoué comme ça à son pays et à ses concitoyens, c'était quand même bien plus louable que le désir d'ascension sociale que le sabreur nourrissait depuis sa plus tendre enfance. Il était également assez amusant de savoir que lui aussi, il avait voyagé. Peut-être s'étaient-ils croisés, un jour, au détour d'une mission ? Rantaro était certain qu'en dehors de certains pays mineur, il avait tout vu.

En tout cas, impossible de retenir un sourire gêné lorsque son interlocuteur lui dit clairement que tout le mérite ne revenait pas à son sabre. Eh, si un autre sabreur le dit, c’est qu’il doit y avoir une part de vrai là-dedans …
Peu après, Kuriarare-san lui fit une proposition : que Rantaro reprenne son entrainement en se laissant observer, en échange de quoi il lui en dirait plus sur le pays.
Etre observé en s’entrainant était un peu … eh bien, jusque-là, l’épéiste s’était toujours exercé seul. A chaque fois qu’il se savait sujet au regard d’autrui, il était impossible pour lui de ne pas ressentir une certaine pression, de ne pas craindre de commettre une erreur et d’avoir l’air ridicule.

…mais voilà, Kuriarare-san lui était fort sympathique, et rien que pour ça il n’avait pas envie de lui refuser sa requête.

« Soit, mettez-vous à l’aise alors, je vais devoir redoubler d’efforts maintenant que j’ai un public ! »

Quelques instants plus tard … il était reparti. Rantaro dégaina sa lame et la fit glisser par dessus le rocher qu’il utilisait jusque-là. Marquant l’objet de son chakra, il le fit décoller du sol pour le faire s’écraser quelques mètres devant lui. Il avait tout à l’heure révélé qu’il pouvait attirer cette pierre jusqu’à lui, il allait maintenant montrer que l’inverse était également possible.
Rantaro bondit du sol et, attiré par la force du lien, traversa subitement plusieurs mètres sans même toucher le sol, pour atterrir légèrement devant le rocher, l’épée pointée en avant comme pour donner un coup d’estoc.

Heh, pas trop mal.

« Du coup, d’ou est-ce que vous venez, vous, Kuriarare-san ? Vous habitiez une région proche d’ici avant la formation du village ? »
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