[Mission rang D] Nuisance Sonore

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En ligne Rakurai Shihō
Genin de Kumo
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Mar 3 Avr 2018 - 23:48




« Nuisance sonore »

feat Rakura Shihō herself


Sortir faire les courses. Voilà donc à quoi la Rakurai était rendu ce matin. A quoi bon rentrer à pas d'heure d'une soirée bien arrosée au bar avec des potes si  c'est pourse relever trente minutes plus tard, avec la mère qui déboule comme une furie en gueulant partout "ON A PLUS DE COURGETTES !" ? Répondre par un "et alors" ou juste feindre la somnolence n'est pas une bonne option à prendre étant donné que ça attaque une deuxième fois en ouvrant les volets pour bien aveugler avec la lumière du soleil. Kumo étant situé en hauteur, il n'est jamais difficile de se retrouver en tête à tête avec l'astre solaire.

J'fais son truc vite fait et je rentre dormir.

Ah, si seulement c'était aussi facile. Elle avait beau avoir un sens de l'orientation parfait pour les bas quartiers, Shihō se retrouvait totalement sans défense lorsqu'elle se rendait ailleurs. Ne sachant pas trop où aller, la demoiselle commença à aller demander aux passants, préférant éviter les vieilles personnes. Répéter jusqu'à quatre fois la même phrase, ca la motivait pas du tout. Et devoir écouter l'histoire de leur vie non plus. Pas le temps pour la parlotte, son lit l'attendait.
C'est une mère de famille qui lui indiqua où aller, avant de retourner consoler son môme qui pleurait à chaudes larmes. C'est à ce moment que la Rakurai se fit une promesse : celle de ne pas faire de rejetons de si tôt. Déjà qu'elle avait du mal à s'occuper d'elle même, alors une machine à chier qui pleure tout le temps, non merci.

__

Qu'est ce que c'est que ce bordel... ?

Une précision que la Genin aurait bien voulu avoir avant de partir. Le fameux jour du marché, celui qu'elle esquivait toujours en trainassant du côté du terrain d'entrainement de la demeure familiale. Sa capacité à se fondre dans l'environnement l'avait toujours sauvé, mais désormais, c'était autre chose.
Il y avait tellement de monde dans la rue qu'il était impossible de penser qu'autant de gens résident au pays de la Foudre. Ca tombait un peu dans le cliché du lapin qui se reproduit aussi vite que son ombre, si vous voyez un peu le genre.

Tenter d'aborder les gens s'avéra fort compliqué, et n'ayant pas des masses de patience, Shihō se vit obligé d'employer la manière forte. Après avoir tenté pendant une bonne dizaine de minutes, la donzelle chopa un passant par le col et le le plaqua contre une façade. Il avait intérêt à se montrer coopératif, s'il voulait repartir avec toutes ses dents.

Dis moi où j'peux trouver des légumes à acheter. Et vite.

Paniqué, le passant balbutia quelques mots avant de faire une phrase normale.

Faut aller voir chez le vieux Uraki. Me tapez pas s'il vous plait, j'ai une famille...

Ok, et il est où ce Uraki ?

Dans la rue à gauche là bas.

Parfait, ca serait vite plié cette histoire de courgettes à la mord-moi-le-nœud.  Récupérer ses heures de sommeil n'était plus qu'une question de minutes, trentes voire quarants à tout casser en comprenant le trajet de retour. Se frayer un chemin fut archi long, dans le sens où personne s'écartait. Aucun sens de marche, c'était du n'importe quoi. Shihō avait beau s'écarter pour laisser passer une personne, yen avait toujours deux trois qui râlaient et s'énervait. Bon, avec le regard qu'elle leur jetait en guise de réponse ils se ravisaient mais continuaient à pester une fois hors de vue.
La boutique était toute proche, et la Rakurai se préparait déjà à rentrer à la résidence. En plus, il ne semblait y avoir personne aux alentours, ca accélérerait bien les choses si elle n'était que la seule cliente. Tapant à la porte, Shihō entra dans l'échoppe et tomba sur un vieux monsieur assis. Le regard absent, comme s'il était aspiré par quelque chose d'intéressant.

Yo' l'vieux ! J'voudrais prendre quelques légumes. C'possible de faire ça vite ?

Ne répondant pas, le vieux laissa passer un soupir. Ce qui eut pour effet d'irriter davantage la demoiselle, qui perdit ses nerfs et le chopa par le col. C'était pas trop dans ses habitudes de martyriser les gens, mais ça la gavait encore plus de devoir faire les courses. Fallait bien se défouler une fois de temps en temps pour évacuer toute cette angoisse. Oui, ca faisait deux fois qu'elle agressait une personne dans la journée, mais bon, est-ce si important ?

Navré jeune fille. Je ne peux rien vendre pour le moment. Pas tant que ces supposés marchands font tout ce boucan. dit-il en montrant du regard la rue. En se penchant de plus près, la jeune femme apperçut deux garçons ouvrant la bouche et semblaient hurler et faire beaucoup de bruit, à en juger par la trajectoire arrondie que faisaient les passants autour d'eux.

Encore un truc qui vient me faire chier... avait-elle laissé marmonné en faisant parcourir une rapide étincelle dans ses mains. La journée ne faisait que commencer, et déjà elle en avait marre...


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En ligne Rakurai Shihō
Genin de Kumo
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Mer 4 Avr 2018 - 13:31




« Nuisance sonore »

feat Rakurai Shihō herself


ILS SONT BEAUX NOS PRODUITS ! ILS SONT FRAIS ET PAS CHER, VENEZ M'SIEURS DAMES !

Psst, t'es sûr que c'est une bonne idée ?

Pas serein, le garçon était allé chuchoter ça à son frère qui s'égosillait dans la rue principale. Faut dire que pour se faire remarquer, c'était réussi. Se faire aborder en revanche et remplir la caisse, c'était en revanche plus compliqué. Il fallait changer de stratégie.

T'en fais pas , le plan est parfait.

Le fait de parler fort aidait à vendre plus, il l'avait lu sur un papier. Et donc, depuis quelques jours Kei s'efforçait à la tâche, tentant d'attirer le porte-monnaie des passants. Mais tout ce qu'il avait réussi à faire, c'était de capter leur attention. Mordant sa lèvre inférieure, le garnement prenait sur lui. Tss, ca marchait pas des masses. Il fallait changer la manière d'approche. Le lieu était pourtant parfait car propice aux commerces et rue passante. Tout le monde passait par là, alors pourquoi ça ne fonctionnait pas comme prévu ?

Excusez-moi ?

"Bingo" pensa le garçon, se retournant aussi vite et afficha le plus beau des sourires.

Oui ? Je peux vous aider ma...dame ?

Son inexpérience dans les relations hommes-filles n'était pas au beau fixe, et quand la charmante demoiselle au teint mat se présenta à lui, tout s'embrouilla dans sa caboche. Devait-il la considérer comme une dame  ou la juger à sa hauteur ? Dans le doute, il avait choisi la première option, pensant qu'il faisait le bon choix. Mettre plus haut le client était important, mais Kei avait omis un petit détail concernant les femmes.

Ma...dame...

Répéter ce mot plusieurs fois dans sa tête, espérer que ce n'est qu'un rêve ou une blague. Shihō avait beau ne pas être d'humeur juvénile, il y avait des sujets qui irritaient bien plus que d'autres. D'accord, elle était sortie à la va-vite non coiffée et tout, mais est-ce que c'était une raison pour souligner ce sujet quasi tabou pour toutes les demoiselles ayant passées la vingtaine ? Faire des moulinets avec son poignet tout en jouant au pianiste invisible avec ses doigts, elle se met à regarder le malotru.

NON MAIS CA VA PAS BIEN LA TÊTE ? MADAME MOI ? TU M'AS BIEN REGARDE ESPÈCE DE MERDEUX ?

Forcément, cette méthode était bien plus persuasive et commerciale. Les passants s'étaient même arrêtés quelques instants en se demandant ce qu'il se tramait. Le frère de Kei commençait à tout ranger rapidement pour quitter le quartier quand il se fit stopper soudainement par ce dernier.

Touches à rien. - lança t-il à son cadet avant de rattraper le coup avec la fille pas très contente - Navré de vous...de t'avoir.. Bref, désolé pour tout ça. Tu veux quelque chose ? On a de la bonne came, et c'est du premier prix assuré !

...

Dubitative, la Rakurai se laisse prendre au jeu.Il avait fait ses excuses assez vite, donc passer l'éponge pour passer à autre chose. Ca se trouve, les deux gosses avaient ce qu'elle était venu acheter.

Vous avez des courgettes ?

Tout sourire. Le marchand improvisé se met à fouiller dans son attirail avant d'en sortir le fameux légume longiforme.

Les meilleures de tout Kumo ! J'vous le fait à 5 ryos ! Alors ?

Mmmh... Montre. demanda t-elle pour examiner la marchandise.

Le sourire du jeune garçon se fendit l'espace d'un instant. Elle était maline. Comment elle avait comprit la combine ? Faisant un signe de main à son frère, il arriva à la rescousse pour tenter de sauver les meubles.

Il faut payer mademoiselle. Nous ne pouvons pas nous permettre de vous confier nos produits. Vous pouvez changer d'avis et cela influe sur la fraicheur de notre produit. Un petit pouce en l'air discret de Kei indiqua qu'il avait bien fait son taff.

Dans ce cas, vous devriez aussi éviter de sortir et rerentrer à chaque fois vos produits.

Zut. Coriace la dame. Et si c'était pas suffisant, la foule commençait à laisser échapper des échos. Pas bon pour le commerce tout ça... Trouver une parade et vite, éviter le fiasco.

Ils sont là depuis plusieurs jours, ca perturbe tout le monde. On est même pas surs que c'est des vrais marchands ! Des escrocs !

La foule avait parlé, et laissait maintenant exploser sa colère trop longtemps refoulée. Shihō n'en avait que faire de leur avis, elle désirait juste acheter son foutu légume et retourner se pieuter. Dans la confusion, la demoiselle avait attrapé un sac de fruits qui trainait dans leur carriole et l'examina avec attention. Sur le sachet était inscrit le nom d'une boutique qui était visible de là où ils étaient. Le problème n'était pas très difficile à comprendre. Il s'agissait de recel de marchandises volées, tout bêtement. En temps normal, la Rakurai se serait éclipsée avec ce dont elle était venue pour. Mais maintenant qu'elle était genin, elle avait une responsabilité supplémentaire... Et sa mère lui poserait des tas de questions quitte à lui passer un tabac car elle n'aurait pas ramené de monnaie ou autre.

Tss... - attrape par le col les deux bambins - Vous avez raison, mais pas entièrement. En fait, ils bossent pour le vieux Uraki. Ce matin j'suis allé le voir et il m'a dit d'observer les deux gosses qui s'égosillaient au dehors. Ils sont juste jeunes et sans expérience, alors pourquoi les blâmer ? Z'allez pas me dire que chacun d'entre vous a apprit tout d'un coup des ficelles du métier que vous faites en ce moment ?

Silence total. Des regards stupéfaits et circonspects. Puis tout reprend son cours. Le vieil homme sort de sa boutique, pas trop content de  la tournure des évènements. Après une discussion pas très intéressante, le deal est trouvé. Kei et son frère vont travailler à la boutique Uraki pour compenser tout les tracas causés. Une bonne conclusion à propos d'une situation assez banale sur le fond.

___

Si tu crois que ton histoire va excuser les quatre heures passées en ville pour une seule courgette, tu te mets le doigt dans l'oeil, jeune fille.

Mais m'man ! J'te jure que c'est vrai !

Tu me fatigues Shihō. Vas dormir, ca me fera des vacances.


- Mission succeed -


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