Une escorte girl ? [Kitase Shinichi] - Terminé

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Akimichi Buta
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Le message était arrivé ce matin. Cependant, et comme je suis pas du matin, je reconnais ne pas avoir tout saisi. Cela parlait d'escorte, d'une femme, au pays de l'eau. La première chose qui me vint à l'esprit c'était, chouette, j'allais pouvoir m'éclater. Ça faisait longtemps que je n'avais pas pu profiter d'une des dames de Kiri, alors je n'allais certainement pas dire non à une escorte girl. Le rendez-vous était fixé à onze heure, et il était exactement, dix heures cinquante. Il fallait que je me lave, que je mange, et que je fasse le trajet. J'étais large, dans tous les sens du terme.

Une trentaine de minute plus tard, et donc avec un noble retard de vingt minutes, je pris la route en direction de ce quartier résidentiel de Kiri que j'avais bâti de mes propres mains en compagnie de quelques cousins il y a plusieurs mois de cela. Flambant neuf, il avait accueilli des nobles du village, et des hauts décisionnaires. Arrivé devant, je ne pouvais qu'être satisfait de mon travail, les bâtisses étaient belles et semblaient vraiment solides. Je me rendis au numéro qui était indiqué sur le papier, et frappa à la porte du numéro dix sept, donc.

Quelle fut ma surprise lorsque c'est un homme qui ouvrit la porte, laid qui plus est. Un balafré. Il n'allait tout de même pas me dire que c'était lui l'escorte girl. Mais à cet instant, un doute m'habitait. Et si j'avais mal lu le message ? Ne me serais-je pas lamentablement fait berné ? Non pour le coup la faute me revenait entièrement, j'aurais du prendre mon temps pour lire, ouvrir entièrement mes yeux. Il faut dire, quelle idée de venir délivrer des parchemins à cette heure-ci, il y en a qui dorment encore.

« C'est toi la pouffiasse ? »


Pitié qu'il me dise que c'est un client entrain de terminer sa petite affaire, pitié je ne me suis tout de même pas laver pour ce type ? J'étais pourtant persuadé d'avoir lu les mots "escorte" et "dame", ça ne pouvait pas être un quiproquo, hein ?
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D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu du mal avec les fanfarons. Problème ; L’individu censé être mon partenaire de mission aujourd’hui en est un ; Et un gros. Je ne vis pas à Kiri depuis des lustres toutefois on m’a raconté l’histoire de cet Akimichi. D’après les on dits, ce personnage est – en plus d’être immensément idiot – d’une vulgarité sans pareille. À ce titre et à bien d’autres, je sens que cette mission va être compliquée. Notre travail consiste à escorter une jeune demoiselle et j’ai bon espoir de réussir cette tâche. En revanche je ne suis pas certain de pouvoir l’accomplir sans que de la casse ne soit à déplorer. Mon domicile étant le plus proche de la sortie du village, les autorités compétentes définissent ce point comme lieu de rendez-vous.

Je patiente tranquillement dans la salle à manger quand mon collègue se décide à toquer à la porte. L’individu a je ne sais combien de minutes de retard mais soit. Passons. La ponctualité n’est pas le fort de tous les shinobis, chose que je conçois. Je me lève, ouvre la porte et là … C’est le drame. Loin de me saluer, le grassouillet personnage me demande si je suis, je cite ; « la pouffiasse ». Aucune expression ne se dessine, pas un rictus, pas un haussement de cil. Je passe en revue celui qui sera mon partenaire et réponds sobrement :
▬ … Aux dernières nouvelles, non..

Ou bien il essaie de me faire sortir de mon gonds – auquel cas il a échoué – ou bien il est idiot. L’un dans l’autre, j’imagine qu’il n’a pas lu l’ordre de mission. En effet, je le vois zieuter l’intérieur de mes appartements comme s’il y cherchait la demoiselle que nous devons escorter. Malheureusement pour nous, cette dernière n’est pas ici. Ce serait trop simple. Je ferme la porte de mon domicile et quitte le quartier résidentiel. J’imagine que le gros shinobi va me suivre.

Dans le cas où il n’a toujours pas compris le pourquoi du comment de mes déplacements, j’affirme :
▬ La femme que nous devons escorter, Kentoki Miura, se trouve à Shibuya.
Et au cas il ne l’avait toujours pas compris – sait-on jamais, je fais peut-être affaire à un individu cognitivement diminué –, Shibuya n’est pas un quartier de Kiri mais une ville voisine.
▬ Ah et ce n’est pas une fille de joie. C’est une politicienne.
Remarquez … Pour certains, ces deux termes sont de parfaits synonymes.
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Akimichi Buta
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Aux dernières nouvelles non, j'avais bien compris ça, gros malin, et puis d'abord il ne me plaisait absolument pas physiquement. Cette balafre qu'il se traînait était bien trop repoussante à mon goût. Puis merde j'aime les femmes moi. J'aurais dû plutôt formuler ma question autrement et lui demander où se trouvait la femme qui allait s'occuper de mon cas aujourd'hui. Mais visiblement, il prit l'initiative de m'expliquer un peu ce qu'il se passait alors que j'essayais de jeter un œil à l'intérieur du logement dans l'espoir d'y trouver une petite beauté.

Une seule phrase suffit à me faire redescendre de mon petit nuage. Je l'avais bien compris, visiblement je m'étais viandé en lisant le parchemin, mes yeux bien trop collés, je n'ai pas vu qu'il s'agissait là d'un ordre de mission.

« La femme à escorter ? Bordel le parchemin était un ordre de mission ? 'Chier... »


Finalement j'étais pas si loin avec mes idée d'escorte girl, les deux idées étaient réunis, mais bon, pas pour la même chose. Cette homme là était donc mon associé du jour pour accomplir à bien cette mission, à savoir garantir l'intégrité physique de ladite Kentoki Miura.

« Bon, puisque c'est ça, allons y. Moi c'est Buta, mais tu peux m'appeler Bu'. »


En route mauvaise troupe, direction la petite ville de Shibuya situé à quelques kilomètres pour y retrouver cette fameuse politicienne. Rien que d'y penser, ça m'emmerdait déjà, en général cette gonzesse ne se prenne pas pour de la merde comme on dit, et j'ai bien peur qu'elle n'apprécie guère ma façon d'être, il allait falloir que je fasse profil bas si je ne voulais pas m'attirer des ennuis. Le gars qui menait le pas semblait assez froid aux premiers abords, quelque chose me disait que cette mission allait être longue, très longue...
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Je me doutais qu’il n’avait pas pris la peine de lire le parchemin. Cela sautait aux yeux. Je ne m’attendais cependant pas à cette réaction, l’Akimichi n’a même pas conscience de participer à une mission. Que croyait-il au juste ? Que cette lettre était une invitation envoyée par je ne sais trop quelle âme généreuse afin de le convier à une fête quelconque ? Eh bah … La façon de penser de mon collègue est unique tant elle est originale. C’est vrai après tout. En tant que shinobi, je ne m’attends absolument pas à recevoir des ordres de mission. Quelle idée !

Malgré cette petite méprise, le chûnin et moi-même continuons notre route. L’homme se présente et dit s’appeler Buta, pas Bunta, pas Gota mais Buta. À croire que ses parents hésitaient entre ces deux prénoms et ont décidés, à la naissance, de faire un mix afin d’en créer un nouveau. Soit. Là encore, je ne compte pas juger.

Le fait est que Bu’, puisque c’est ainsi qu’il se fait appeler, va m’accompagner jusqu’à Shibuya. Cela me surprend mais l’Akimichi ne fait pas de vague. Ainsi, le trajet se déroule sans accroc et sans la moindre parole échangée. Nous marchons, marchons et … Marchons encore. Si bien que je commence à avoir des doutes quant-à la qualité de notre itinéraire. Je ne suis pas certain que l’Akimichi l’ait remarqué mais cela fait trois fois que nous passons près d’un arbre semblable à celui qui se trouve à ma gauche. Ceci-étant, je me tourne vers Buta et demande :
▬ Tu es capable de sentir les présences environnantes ou non ?

La question est plus ou moins rhétorique. Je suis quasiment certain que la réponse est non. S’il est incapable de discriminer une illusion de la réalité, nous n’avons d’autre choix que de procéder « à l’ancienne », c’est-à-dire en se mutilant. Je sors donc une étoile métallique de ma pochette ninja et me taille le creux de la main gauche. Du liquide pourpre sort de ma dextre et ma vision se trouble. Loin de perdre mes sens ou ma lucidité, je semble les regagner. En effet la forêt me paraît moins artificielle et les chemins plus clairs. Sans broncher, je continue de planter l’arme dans ma main jusqu’à finalement sortir de cette illusion. Je tends l’étoile à Buta et affirme :
▬ Si tu veux arriver à Shibuya, fais comme moi. Nous ne sommes pas seuls.
Un ou plusieurs shinobis ont crée cette illusion mineure. Les guerriers vont peut-être intervenir afin de nous attaquer. Je n'y crois pas trop mais qui sait ... En tout cas si j'étais eux, j'attendrais un moment plus important. D'autant que la fille que nous devons escorter n'est toujours pas sous notre protection.
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Akimichi Buta
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La route jusqu'à Shibuya semblait interminable, j'en avais honnêtement plein le cul de marcher comme ça, avec cette impression de ne pas avancer, des arbres, des arbres, et encore des arbres. D'autant que le dialogue était vraiment minime avec cet homme, et pour cause, je ne le connaissais pas il y a de cela quelques heures, alors je ne savais pas trop quoi lui dire. C'est finalement lui qui m'adressa la parole pour me demander si j'avais un quelconque talent de senseur. Non, je suis un Akimichi, on a encore jamais vu un Akimichi avoir des dons pour ressentir les présences aux alentours, il n'y a guère que de la viande grillée que je pouvais sentir à longue distance.

« La seule chose que je sens à cette heure-ci c'est ton odeur, tu pues mon vieux t'aurais dû te laver... »


J'étais fier de ma connerie, mais pour le coup, je prêta tout de même attention à ce qu'il venait de me dire, et mon sentiment se confirma quand Shinichi sortis un shuriken pour se l'enfoncer directement dans le creux de la main. Visiblement, il avait remarqué quelque chose, quoi je n'en savais rien, mais je lui faisais confiance sur ce coup.

« Du genjutsu ? Déjà...? Fais chier. »


Je pris le shuriken qu'il me tendait, pour à mon tour le planter sur le dessus de ma main, préférant garder mes paumes intactes, étant donné que j'utilise fréquemment ces dernières pour attaquer. Petit à petit, l'illusion semblait se dissiper car ma vision commençait à se flouter, puis elle redevint normale. Effectivement, mon partenaire avait vu juste, il s'agissait bien d'une petite mauvaise blague. Allait-on tomber dans une embuscade ? Non, pas déjà ? La politicienne n'était même pas encore avec nous, quel était l'intérêt ? Peut-être était-ce simplement de ralentir ? Pour en avoir le cœur net, j'invitais directement les responsables de cette petite bouffonnerie à pointer le bout de leur nez.

« Eh, les glandus ! Sortez de votre cachette j'ai pas que ça à foutre, qu'on en termine une bonne fois pour toute. »


Bien évidemment, je restais sans réponse. Courageux mais pas téméraires ces petits plaisantins, alors nous reprenions notre route en direction du petit village, où nous attendait sans doute impatiemment ladite pouffiasse. Oui, avec toute cette histoire, nous allions avoir un peu de retard, je laisserai mon camarade expliquer ce qu'il s'est passé, étant donné mon manque de tact et de diplomatie je risquais de m'emporter sans aucune raison valable.
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▬ Assurément.
Je laisse l’Akimichi rire dans son coin. Si ses blagues d’enfant l’amusent, grand bien lui fasse. Je sais pertinemment qu’il fait ça pour m’agacer et ne vais donc pas lui répondre. Un sourire narquois se dessine sur son visage, signe qu’il est heureux et fier de sa bêtise. Eh bah … Quel sacré spécimen que voilà. Bien que doté d’un humour douteux, l’homme suit mes instructions. Comme quoi, il n’est pas totalement idiot. Après avoir suivi mon conseil, le gras double interpelle les ninjas cachés. Bien entendu ceux-ci ne sortent pas de leur cachette. Il n’est pas dans leur intérêt de nous affronter. J’observe les environs et me pose alors plusieurs questions : Pourquoi avoir utilisé ce type de jutsu ? C’est vrai après tout ; La politicienne est toujours à Shibuya. À part nous prévenir de leur présence ici, leur manœuvre n’a aucun intérêt. C’est à croire que ces gus ne sont pas très fut fut. Loin de m’imaginer ce qui se prépare, je poursuis ma route et somme à mon partenaire grassouillet de faire de même.

Après une bonne heure de marche, nous parvenons enfin à Shibuya. Nous sommes un tantinet en retard mais qu’importe. L’Akimichi et moi nous nous présentons aux autorités locales afin de rencontrer la politicienne. Des conseillers nous reçoivent et paraissent gênés. Ils ne semblent pas comprendre la raison de notre venue. Pourtant celle-ci est claire … Nous sommes là pour aider Miura à voyager de Shibuya à Kiri. N’étant pas du genre à aimer les conversations longues et inutiles, je demande aux conseillers de la politicienne de nous mener à elle. Petit problème ; Kentoki Miura est déjà partie.
▬ Pardon ?
▬ Oui. Deux de vos collègues. Ils sont arrivés il y a un quart d’heure et l’ont emmenés. Deux shinobi de Kiri.

Soudain, tout devient plus clair. C’était pour ça l’illusion. Les hommes désireux d’embarquer la politicienne nous ont ralenti de sorte à usurper notre identité. Ils ont pris de l’avance sur nous, se sont présentés en tant que shinobi de Kiri et escortent en ce moment même Miura en notre nom.

Ni d’une ni de deux, je prends congés de ces conseillers et quitte Shibuya. L’Akimichi me suit de près. Cette mission d’escorte vient de se transformer en mission « Il faut récupérer la cible ». Heureusement, cela ne fait que quinze minutes qu’ils sont partis. Avec un peu de chance, ils n’ont pas encore découpé la Kentoki en deux.
▬ Accélère.
On a plus vraiment le temps de traîner les pieds. Que ce gros lard accélère la cadence sans quoi notre mission sera un bel échec.
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Akimichi Buta
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Une heure de marche, c'est le temps qu'il nous avait fallu après nous être libérés de cette satanée illusion pour atteindre notre destination. Nous avions de retard, et nous espérerions pouvoir en être excusé. Pour le coup, j'allais laissé ce Shinichi s'occuper des formalités avec les dirigeants du village, il serait sûrement beaucoup plus habile que moi pour éviter de faire des vagues. Arrivés à Shibuya, nous étions loin d'imaginer ce qui nous attendait. En effet, reçu par les conseillers, comme prévu, il semblerait qu'un léger quiproquo planait dans l'air. Légèrement en retrait, j'écoutais ce qu'ils pouvaient bien dire à mon partenaire. Visiblement la politicienne était déjà partie, avec deux shinobis venant visiblement de Kirigakure, il y a de cela un quart d'heure. C'était pile le retard que nous avions. Étrange tout de même comme coïncidence.

« Merde... »


Oui, nous jetant un regard mutuel, nous avions tous les deux compris ce qu'il s'était passé. Ceux qui nous avais tendu un piège, le but n'était pas de nous tromper, nous attaquer ou même de nous tendre une embuscade lorsque nous aurions la cible sous notre protection. Nous ralentir était leur seul et unique objectif, et ils y étaient parvenu. Fais chier. Le Kitase se mit à partir en furie, me sommant de le suivre et de faire au plus vite, afin de rattraper notre retard.

« Ouais, ouais j'arrive... Messieurs ! »


Saluant brièvement les conseillers de la main, je hâtais le pas pour rattraper le coéquipier. Nous devions faire vite, si nous ne souhaitions pas retrouver la politicienne en plusieurs morceaux. Nous n'avions plus le temps pour la rigolade, je devais rester sérieux pour cette mission qui allait s'avérer beaucoup plus délicate que prévue, la vie de cette femme en dépendait. Gardant une allure convenable, nous devions établir un plan, savoir par quoi commencer.

« Que préconises-tu Shinichi ? »


C'était lui l'intello du groupe, sans le moindre doute, alors il allait devoir vite comprendre la stratégie de nos adversaires, et surtout comprendre ce qu'ils cherchaient réellement. En temps normal, kidnapping allait de paire avec rançon, et c'était très certainement ce que ceux qui avaient usurpés notre identité allaient donc chercher à faire, obtenir de l'argent ou des biens en échange de la vie de la politicienne.
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Ce que je préconise ? Ce n’est pas évident. Nous sommes en retard et ni lui ni moi ne sommes en mesure de sentir les présences humaines. Ils peuvent bien être n’importe où … Je réfléchis tout en poursuivant ma course. Aucune trace, rien. Nous pouvons attendre patiemment en espérant que les ravisseurs quémandent une rançon néanmoins je ne suis pas sûr que cela soit une bonne idée. Si ces gens ont kidnappé la Kentoki pour des raisons politiques, ils l’exécuteront sans préavis. D’ailleurs rien ne nous affirme que la dame est encore en vie.
▬ On se sépare. Si on trouve quelque chose … Je ne sais pas. Trouve un moyen de me prévenir si d’aventure tu tombes sur une piste.
A défaut de pouvoir sentir autrui, on peut toujours utiliser les bonnes vieilles méthodes. J’aimerais pouvoir me démultiplier, utiliser une technique de clonage classique en somme cependant je ne maîtrise pas ce type d’arcane. Ceci-étant, je vais faire avec ce que j’ai : à savoir pas grand-chose.

Je pars vers l’ouest et ordonne à mon partenaire de suivre la direction opposée. Il y a plusieurs villages aux alentours et rien ne nous indique que les directions que nous empruntons sont les bonnes. J’imagine cependant qu’effacer leurs traces – car ils semblent les effacer – prend du temps. À ce titre, ils ne sont peut-être pas si loin que cela de notre position actuelle.

Deux, trois, quatre puis bientôt cinq minutes passent. Je n’ai rien de mon côté. J’ose espérer que l’Akimichi saura se montrer utile et aura une trace. Désireux de retrouver notre cliente, je redouble d’efforts avant de m’arrêter net.
▬ … Sérieusement ?
J’avais dit au ninja de trouver un moyen de me prévenir et il a visiblement pris la chose au pied de la lettre. En effet le guerrier obèse a fait sauter quelque chose, je ne saurais trop dire quoi. Je prends de la hauteur et vois de la fumée … Mon dieu.
La discrétion n’est pas le fort de notre ami mais qu’à cela ne tienne. Je pars dans la direction indiquée par celui que je présume être l’Akimichi.

Il n’est pas improbable que la Kentoki soit parvenue à se sortir d’affaire seule et que ce soit elle qui ait crée cette mini explosion de sorte à nous alerter. Quoiqu’il en soit, je me presse et me rends sur le point indiqué. Il s’agit pour le moment de ma meilleure piste.
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Akimichi Buta
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C'est bien ce que je pensais... Lui aussi étant démuni de talent sensoriel, il n'avait pas la moindre idée concrète de ce que nous devions faire. La seule chose qu'il me préconisait était assez banale finalement, à savoir, se séparer. Sans trop attendre, il prend la direction de l'Ouest, tandis que je pars vers l'Est. Une chance sur deux donc à peu près pour que l'un de nous ait pris le bon chemin, restera plus qu'à l'autre d'aller le rejoindre une fois le signal reçu. Pourvu que je tombe dessus en premier, me taper tout le chemin inverse me gonflait déjà rien que d'y penser.

« Oh les ravisseurs ! Montrez-moi vos sales gueules de merde j'ai pas que ça à foutre aujourd'hui ! »


Rien. Bah quoi, j'avais tenté au moins. Peut-être que nos ravisseurs avaient le sang bouillant et qu'en les poussant un peu il y avait moyen d'obtenir des indices. Mais rien. J'approchais d'un petit village, peut-être pourrais-je y obtenir des informations capitales pour notre recherche. A peine eu-je mis un pieds dans ce petit bourg, qu'une explosion se produisit à quelques mètres de moi. La politique ? Peu importait, j'accourais dans la direction avant de voir au loin une grosse fumée. Un parchemin explosif avait pu causer ces dégâts.

« Qu'est-ce que c'est que ces conneries ? »


Ce n'était pas la Kentoki, malheureusement. Un établissement venait d'exploser, un bar, et pourquoi ça ? Parce que deux alcoolos étaient entrain de jouer au fameux jeu du parchemin Russe ? Mais si, vous connaissez, ce jeu qui consiste à partager entre deux personnes cinq parchemins, dont l'un d'entre eux étant explosif. Bah voilà le résultat. Merde ?! Mais j'y pense, il a forcément dû entendre la détonation, il doit être entrain de rappliquer dans ma direction alors que ce n'est pas le signal ! Fais chier... Je ressortais un peu du lieu de l'explosion avant de voir arriver au loin mon partenaire. C'est bien ce que je pensais.

« T'enflammes pas Shinichi... Juste deux connards qui jouaient au parchemin Russe. J'imagine que si tu as rappliqué aussi vite c'est qu'il n'y avait rien de ton côté ? On fait quoi maintenant ? Rien à l'Ouest, rien à l'Est. »
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Une fois sur place, je note la présence de l’Akimichi. Comme à son habitude, Buta fait preuve d’une poésie sans pareille et m’explique que cette explosion est du fait du hasard. Deux hommes, vraisemblablement des alcooliques, ont jugés bon de s’adonner à un jeu stupide.
▬ Les parchemins russes ? À dix heures du matin ?
Certes il n’y a pas d’heures pour boire et réaliser des activités stupides mais tout de même. D’abord une illusion qui fait office de diversion et maintenant ça. Ou bien nous jouons réellement de malchance ou bien il y a un truc. N’étant pas superstitieux pour un sou, je décide de voir les deux hommes responsables de ce « méfait ». En cours de route, je fais part de ma logique à mon partenaire de mission :
▬ Deux poivrots qui ont en leur possession des parchemins explosifs et qui jouent à une heure pareille, c’est pas lié au hasard. Ils sont où les gus ?
La question est rhétorique. Les deux hommes sont actuellement en train d’être cuisinés par la milice locale. Je prends le relai et me montre le plus menaçant possible.
▬ Qui vous a donné les parchemins ?
Aux dernières nouvelles, le matériel ninja ne s’achète pas chez l’épicier du coin. Il faut de l’argent, des autorisations et il ne viendrait pas à l’idée d’un commerçant sensé de vendre pareil outil à des clochards sans le sou. Après avoir travaillé au corps les deux hommes sous influence, l’un d’eux finit par parler. Étant sous alcool, le discours du bon monsieur est difficilement compréhensible. Heureusement Buta sait parler ce dialecte obscur qu’est le « langage de l’homme bourré ». Après quelques minutes d’un charabia imbuvable, l’Akimichi m’offre une traduction à peu près potable.

D’après les dires du guerrier obèse, un homme aurait donné à ces deux poivrots quelques pièces et des parchemins. Les trois personnages s’étaient rencontrés la veille dans un bar situé plus au nord. Le fournisseur aurait demandé aux deux gus de se rendre ici afin de « trinquer à nouveau à leur amitié ». Voyant qu’il n’était pas à l’heure, les deux soûlards auraient commencés les festivités sans l’homme à la chevelure dorée.

OK. C’est clair maintenant ; Cette explosion était prévue. Elle avait sûrement pour but de nous éloigner un peu plus de notre cible, une fois le méfait commis. Nous savons cependant que l’un des ravisseurs – en supposant qu’il ne soit pas seul – était au nord hier soir. S’ils possèdent une base et envisage de garder captive la Kentoki, il se peut qu’ils soient là-bas.
J'échange un regard avec l'Akimichi l'air de demander : « On y va ? »
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Akimichi Buta
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Un peu qu'on y allait. On ne devait plus être bien loin de notre objectif. Une chose clochait dans cette histoire tout de même. Deux soulards étaient présents, et évoquaient un troisième qui leur avait donné ce rendez-vous. Pourtant, les deux autorités à Shibuya avaient bien mentionnés que deux personnes étaient présentes pour usurper notre identité. Il devait donc forcément y avoir un quatrième lascars dans le lot. Mais qui ? Avant de quitter les lieux, j'avais une dernière question à poser à ces gars-là, alors que Shinichi me faisait signe de bouger.

« Dîtes-moi, le gérant du bar, il est où là ? »


C'était donc ça... Le type c'était barré un peu après leur arrivée, il y a une demie-heure environ, trois quart d'heure tout au plus. Le temps strictement nécessaire pour être sûr que les deux pseudos complices soient en place pour leur diversion, et lui de venir prêter main forte à son acolyte. Y'avait de l'idée tout de même dans leurs actions. Je ne tardais pas à savoir où habitait personnellement le gérant du bar. Simplement quelques maisons plus loin, au coin de la rue. Il allait falloir se rendre là-bas en premier, des fois que les ravisseurs eut laissés des choses sur place.

« Suis-moi Shinichi, qu'on en finisse avec toute cette merde j'ai d'autres choses à foutre. »


Direction la maison de ce gérant, qu'on pu atteindre en quelques minutes à peine. Pas le temps de toquer à la porte, d'un coup de pied j'explosais l'entrée, sous le regard assez étonné de mon partenaire. Bah quoi ? Ouais j'en avais vraiment marre là, ça devenait long et la vie de la Kentoki était en danger non ? Nous pénétrons à l'intérieur du logement, et bingo, en plein milieu de la pièce, sur une table, un parchemin, avec inscrit dessus: « Rejoins-moi à la planque comme prévu avant l'opération. Assure-toi que les deux frangins sont bien dans ton bar avant cela. »

« Ils détiennent sans aucun doute la pouffiasse dans cette fameuse planque... T'en pense quoi ? Un lieu à mi-chemin entre le bar et Shibuya ? »
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Le gérant du bar serait donc de mèche ? L’homme aurait donc fait sauté sa propre entreprise afin de servir de diversion ? Eh bah. Il y en a qui n’y vont pas de main morte. Ceci-dit ce n’est pas totalement dénué de logique. L’homme fait exploser son établissement de débauche – probablement en faillite – récupère l’argent des aides étatiques liées aux sinistrés et dans le même temps, récupère une coquette somme en kidnappant une politicienne. Je suis Buta et nous
rejoignons bientôt les appartements du barman. L’Akmichi, en toute classe et sans cérémonie, défonce la porte avant d’entrer. Les soupçons de l’obèse monsieur se confirment alors. Le gérant du bar était en effet dans le coup.

Nous cherchons désormais un lieu entre Shibuya et le bar. Je ferme les yeux, visualise la carte du monde dans ma tête et réfléchis longuement. Il n’y a pas grand-chose entre ces deux localisations ; ni ville, ni bourgade, ni auberge. Ceci-étant, nous cherchons un lieu naturel. Un lieu naturel pouvant faire office de cachette. Cela ne nous laisse pas trente six possibilités, nous parlons d’un lieu reclus, caché et potentiellement sombre ; Une grotte.
▬ OK. Je sais où ils sont.
En suis-je bien certain ? Pas vraiment non. Cependant je crois savoir qu’une caverne discrète se trouve à trois kilomètres mètres du fleuve longeant Shibuya.
▬ On y va.
Et c’est reparti pour une course effrénée, la cinquième ou sixième de la journée si je ne m’abuse. Une chose est certaine, ces gens nous aurons fait courir. Buta doit être fatigué. Traverser de telles distances au vu de son poids ne doit pas être chose aisée. J’espère néanmoins qu’il lui reste assez d’énergie pour cogner car – si j’ai vu juste – le combat va s’engager contre ces malfaiteurs. Nous voici face à la caverne en question que j’avais repéré plus tôt dans la journée. Nous pénétrons dans ledit endroit et tâchons de nous faire discrets. De là où je suis, il est difficile d’être catégorique cependant je crois entendre des bruits féminins. Il s’agit probablement de la politicienne. Ces cris nous donnent deux indications ; La première est que nous avons vus juste, les ravisseurs sont bien ici. La seconde – et probablement la plus importante – est que la Kentoki est bel et bien en vie. Fiou. Quel soulagement.
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Akimichi Buta
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Ah carrément ? Direct, comme ça, il avait deviné à quel endroit se trouvait la prisonnière ? Bon j'veux bien, il a fermé les yeux dix secondes en faisant mine de chercher réponse dans l’au-delà ou je ne sais pas trop quoi. Mais de là à affirmer avec certitude savoir où se cachait. De la frime je parie. Bref, n'ayant aucune autre piste, on allait se rendre à cet endroit, y'avait plus rien à perdre, surtout pas du temps.

« Allez, on fonce ! »


Il avait sans doute vu juste le bougre, c'était quoi son truc ? Il y avait bel et bien une grotte, l'endroit idéal pour y déposer quelqu'un et le retenir en otage. On s'avançait discrètement, quand soudain... Une envie pressante de déféquer se fit sentir. Mon ventre me tordait, c'était horrible, il fallait absolument que je fasse quelque chose.

« Je reviens. »


Je m'éloignais un peu plus loin pour faire mon affaire, un peu bruyamment je dois dire, m'essuyais comme je pouvais avant de revenir aux côtés de mon partenaire, le corps plus léger d'un bon kilo je pense.

« Excuse, j'ai mangé un peu trop gras ce matin. »


On pénétrait dans la grotte, des gémissements étouffés de femme pouvait se faire entendre. C'était la politicienne, évidemment. Elle était en vie, et c'était tout ce qui importait pour nous. Nous marchions jusqu'au fond de la grotte, où la silhouette de la jeune femme se dessinait de plus en plus, mais personne pour nous barrer la route. Étonnant quand même non ? En général les ravisseurs sont censés être sur les lieux, demander rançon ou ce genre de connerie non ? Mais là il n'y avait rien. La voix étant libre, mon partenaire se jeta sur la femme afin de la libérer de ses liens. Elle bégaya un truc une fois l'espèce de chiffon fut retiré de sa bouche. Quoi ? Une embuscade ? Une explosion se fit entendre derrière nous, et l'entrée de la grotte fut bouchée sous un terrible éboulement de roche. La Kentoki commença à sangloter de peur, nous voilà donc prisonnier de cette grotte...

« Oh mon dieu non ! Des cailloux ! Tout est fini, qu'allons nous faire Shinichi ? Nous sommes prisonniers et condamnés à nous manger les uns les autres pour survivre ! Par qui on commence ? »


Disais-je sur un ton digne des plus grandes comédies que seul mon partenaire pouvait saisir à ce moment là. Faire peur à la dame ? Oui bon... On a pas arrêté de courir toute la journée je pouvais bien rigoler deux minutes et lui faire croire qu'il n'y avait plus le moindre espoir non ?
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Discret comme des shinobis, nous avançons malgré l’adversité. Avec l’élégance et la dextérité des fouines du pays du feu, nous tâtons le terrain. Notre agilité est sans pareille, de même que notre grâce. Les bruits de la Kentoki se font entendre mais qu’importe. Nous sommes là, brillants par nos qualités de shinobi quand tout à coup ; Un son …
Est-ce une attaque ? Quelque chose d’important ? Non, bien sûr que non. Il s’agit du ventre de Buta. Le gros lard n’a visiblement pas pris ses précautions et souhaite couler un bronze en pleine mission. Qu’à cela ne tienne, je le laisse réaliser sa petite affaire. Shinobi ou non, nous avons tous des besoins à assouvir ! En l’occurrence, ceux de Buta sont ignobles mais peu importe. Passons sur ce détail qui n’en est pas un. En effet je soupçonne que l’odeur de la crotte n’alerte nos ennemis.

Bref. Nous reprenons, marchons habilement, pénétrons dans la grotte et continuons d’entendre les cris étouffés de la demoiselle en détresse. Grâce à nos qualités incroyables, nous parvenons à trouver la dame. Je la libère de ses liens et la femme s’empresse de nous alerter. Il s’agit vraisemblablement d’une embuscade. Une détonation suit l’avertissement de la politicienne et nous voici dorénavant bloqués par les débris.

Le bon côté de la chose, c’est que nous avons la politicienne. Le mauvais c’est que la situation donne une bonne raison à Buta d’ironiser sur la situation – et donc – de parler.
▬ Occupe toi de la fille au lieu de raconter n’importe quoi.
Je sors mon sabre et, en un instant, ce dernier s’allonge d’une dizaine de mètres avant de transpercer la roche. Via cette manœuvre, nous sommes en mesure de nous frayer un chemin.
▬ Maintenant avance. Je reste en retrait et garde la fille.
Je n’ai pas peur de ces hommes mais il faut bien que quelqu’un protège la politicienne. Curieusement, je ne fais pas assez confiance à Buta pour lui confier cette tâche. Le gras double est incapable de s’occuper convenablement de lui-même alors des autres … Je n’ose même pas imaginer ce que cela fait. Je convie l’homme à faire les premiers pas vers la sortie et reste proche de la Kentoki. Alors que nous avançons, un homme jaillit de nul part et tente de me poignarder. Je parviens à parer l’attaque avec mon sabre et riposte aussitôt. Ma manœuvre a pour effet quasi immédiat de faire reculer mon vis-à-vis. Je prends cependant de court celui-ci et charge sans plus de cérémonie. Nous échangeons quelques coups quand enfin je prends l’avantage et le surprends via la capacité spéciale de mon sabre. Ainsi, le blond est mis hors d’état de nuire.
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Akimichi Buta
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Aucun humour ce Shinichi, vraiment aucun. Je le laissais donc faire démonstration de sa puissance en restant à l'arrière comme il me l'avait demandé, m'assurant d'un coup d'oeil que la politicienne ne présentait pas de blessures graves. Le shinobi d'élite transperça la roche avec son épée qui s'était allongée d'une dizaine de mètres environ, et nous permis de nous frayer un chemin. Il revint vers moi en me sommant de passer le premier, il voulait garder le contrôle de l'état de santé de la femme. Grand bien lui fasse, je n'avais que faire de la Kentoki pour être honnête, vraiment pas à mon goût, même si on me payait je ne la sauterais pas. Quoi qu'avec quelques bières...

« Bon, où ils se cachent ces parasites ? »


J'eus à peine le temps de finir ma phrase qu'un homme sortis de l'ombre jaillis derrière moi, lame à la main, et essaya de poignarder mon partenaire. Merde, il ne savait pas à qui il avait affaire. Dommage pour lui, ce que je craignais se produisis en moins de temps qu'il ne fallait pour l'imaginer. Une parade, une riposte, et un torse transpercé quelques secondes plus tard, classique. Le jeune blond quittait notre monde en ce jour ensoleillé, dommage pour lui. Alors que j'admirais la scène, le deuxième homme, pris sans doute peur, car il essaya de fuir la grotte. Sans perdre de temps, je faisais grossir mon bras et ma main afin de gagner quelques mètres d'avance, et l’écrasa de toute mes forces vers le sol. Le ciel lui était comme tombé sur la tête avec cette claque. Désolé mon vieux, j'ai plus de temps à perdre. Retrouvant un aspect normal, je me dirigeais vers la cible. Il n'était pas mort, simplement K.O. J'avais encore du travail, mais cette technique promettait. Ligotant le jeune homme, je le portais sur mon épaule. Direction la prison pour lui, nous n'allions pas le tuer inutilement, peut-être qu'il avait des renseignements à fournir aux services adéquats concernant certains réseaux de bandits.

« Allez, on s'arrache. »


En route vers le village de Kiri, je marchais devant, portant le peureux toujours évanouis sur mon épaule, comme un véritable sac à patates. Dix bons kilomètres nous séparaient du village, le trajet allait être long, mon ventre grognais, j'avais soif, bref un enfer en somme quelques heures plus tard, nous arrivons enfin aux portes de Kiri.

« Shinichi, je te laisse l'emmener au lieu de rende-vous. Moi je m'occupe d'envoyer ce merdeux au trou. On se voit plus tard. »


Nos chemins se séparèrent, car à présent nous ne risquions plus rien. Il allait se rendre au point de rendez-vous et expliquer les quelques soucis que nous avons eu sur le chemin, et quant à moi, je me dirigeais vers la prison du village, histoire d'y balancer ce trou du cul que je portais sur mon épaule depuis des heures maintenant. Il allait croupir là pendant quelques bonnes années, à moins qu'il ne décide de coopérer et de dénoncer les quelques réseaux dont il a connaissance. Il serait seul maître de son destin, et s'il ne connait rien, tant pis pour lui.
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