[Mission] La fine lame et le sac d'os - Rantaro

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Kaguya Kosei
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La fine lame et le sac d'os


Feat Fujiwara Rantaro



Une mission ! Rien de bien fascinant, mais tout de même de quoi s'occuper un peu. Il avait failli s'écrier "Enfin !", mais au lieu de quoi il avait posément et poliement répondu qu'il se ferait une joie de remplir son devoir. Alors qu'il s'apprêtait à quitter le village de la brume afin d'accomplir sa mission, on lui avait annoncé qu'il ne partirait pas seul. Le nom prononcé lui échappait, il n'avait pas réellement fait attention. Il avait eu tord. Il était désormais aux portes du village, attendant bien sagement que son équipier se présente. Un ninja "lambda" à priori, puisque son nom ne disait rien au Kaguya. D'ailleurs si ça se trouve cet individu était déjà là, à attendre également. Autant Kosei avait une excuse pour ne pas le rejoindre, autant l'autre non. On oublie pas le nom de "Kaguya", et on ignore pas leur fier symbole qui trône sur leur front. Donc ce shinobi viendrait à sa rencontre, dans le pire des cas. Ce fut finalement un shinobi de rang supérieur semblait-il, qui les présenta rapidement avant de leur fournir la carte indiquant l'emplacement où ils devaient rejoindre leur forain.

Ils s'étaient aussitôt mis en route. Le chemin ne serait probablement pas long, mais l'objet de leur mission ne satisfaisait pas le Kaguya. Défendre des pauvres gens contre des brigands, classique mais honorable. En revanche materner et éduquer un faible doublé d'un trouillard, là c'était une autre paire de manche. Il faudrait sûrement doublé d'efforts et de psychologie pour y parvenir. Pas la tasse de thé de Kosei. Il prenait déjà sur lui pour tenter de nouer des relations avec le reste du village, donc prendre des pincettes avec un abruti le rebutait quelque peu.

" - Je ne pense pas que les éventuels pillards soient l'aspect le plus difficile de notre tâche. J'ai un peu de mal avec les individus dans le genre de notre héritier. "


Il aurait peut-être du se contenter de s'arrêter à "individu". Il lorgna l'épée que son camarade trimbalait.

" - Le maniement de l'épée est-il ton seul talent ou bien tu en caches d'autres ? Il serait bon de connaître nos styles de combat respectifs avant d'arriver. "


Quelqu'un de normal aurait sûrement prit les devants en présentant son propre mode d'attaque, mais les Kaguya ont suffisamment de réputation pour que cela soit évident, non ? Kosei avait beau tenter de se montrer sympathique, ses mots sonnaient fades. Et ce n'était pourtant que le début. Il reporta son attention sur la description de leur mission. Des forains. Quel genre de personnes peuvent se produire comme des bêtes et quel type de talent exceptionnel peuvent-ils avoir ? S'ils sont réellement hors du commun, pourquoi faire appel à des shinobis ? L'idée qu'il s'agisse du commun des mortels accompagnés d'animaux de cirque ne l'avait pas même effleurée. Au fond Kosei était quasiment né avec Kiri, il n'avait donc qu'assez peu voyagé et le pays de l'eau restait bien vaste. Peut-être que le coéquipier qu'on lui avait assigné avait à l'inverse déjà vu du pays ?

Rappel de la mission:
 
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Fujiwara Rantaro
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Heh, ça faisait quelques temps qu'on ne lui avait pas assigné de mission. Et en l'occurence, on l'avait chargé de protéger des marchandises, le genre de boulot auquel Rantaro était habitué depuis bientôt cinq ans. Ce à quoi il était moins habitué, en revanche, c'était d'effectuer le travail avec un membre du clan Kaguya. Le sabreur connaissait de réputation leurs capacités mais n'avait jamais eu l'occasion d'observer de plus près le don héréditaire si particulier qu'était l'ostéogenèse ... et il faut avouer qu'il était peut-être un petit peu excité à l'idée d'observer de plus près ce talent.
Rantaro tâcha de dissimuler un peu son enthousiasme lorsqu'il fut présenté à son partenaire de mission : Kaguya Kosei. Il fallait avouer qu'il dégageait exactement ce à quoi l'épéiste s'attendait, à savoir de la fierté et peut-être une pointe de condescendance. A la grande surprise de Rantaro, c'était le premier shinobi qu'il rencontrait qui semblait encore plus jeune que lui.

Ils se mirent rapidement en route, suite à quoi le jeune Kaguya décida de briser le silence. Il craignait que leur employeur ne se révèle plus compliqué à gérer que les potentiels brigands qu'ils croiseraient sur la route, une crainte partagée par Rantaro. Il enchaina immédiatement en demandant au sabreur s'il avait d'autres talents que le maniement de son arme. La plupart du temps, les gens partent du principe que son épée n'est pas normale à cause de son apparence, mais il faut croire que de nos jours, on trouve des armes à l'apparence tellement bizarre que Magatsu-Izanagi passe de plus en plus inaperçue ...

"A vrai dire, je suis du clan des Sabreurs."

De quoi faire comprendre qu'il n'était pas un épéiste comme les autres. Rantaro empoigna son arme sans la sortir de son fourreau, avant de reprendre :

"Et tout ce qui est touché par cette lame se retrouve marqué par mon chakra. Je peux empêcher de s'éloigner quelqu'un que j'ai frappé, ou attirer un objet que j'ai touché. Entre autres."

En vérité, ce pouvoir lui permettait d'effectuer bien plus que cela, mais expliquer le pouvoir de son arme a toujours été assez laborieux alors il avait tendance à résumer les choses comme ça. Le sabreur se fendit d'un sourire sincère et ajouta :

"Je ne vais pas te faire l'offense de te demander comment tu te bats, la renommée des tiens n'est pas à faire. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'espère qu'on se fera attaquer mais j'avoue que j'aimerais beaucoup voir un Kaguya à l'action. Ah, et en ce qui concerne l'homme qu'on va devoir protéger, je ne l'ai jamais rencontré mais j'ai déjà entendu parler de lui en travaillant comme garde du corps pour la guilde des marchands. Il va falloir faire preuve de patience, c'est un sacré cas apparemment ... et tiens, on dirait que c'est lui là-bas."

En effet, ils pouvaient désormais apercevoir une petite silhouette se tenant à côté d'une charrette. C'était ici, sur cette route à quelques dizaines de minutes de marche du village, qu'était situé le point de rendez-vous.
Takagi de la famille Meboshii, hein ... il avait tout au plus la vingtaine, peut-être un peu moins. Pas besoin de connaître son nom de famille pour voir qu'il est l'héritier de quelque chose de grand, c'est marqué sur son visage. Il transpire la condescendance.

Alors qu'ils n'étaient plus qu'à une dizaine de mètres de leur employeur, ce dernier entama le dialogue de façon ... singulière.

"Bon sang, j'ai attendu tout ce temps, et c'est CA qu'ils envoient pour me défendre, moi, l'héritier des Meboshii ... ? Si c'est des gamins qui protègent ce village, je lui donne pas long feu ....."

Il est vraiment en train de se plaindre de ça alors qu'il a l'air aussi jeune qu'eux ? Ouaip, pas de doute, c'est lui qu'ils allaient se coltiner. Rantaro décida de se taire et d'observer comment son partenaire allait réagir. Est-ce qu'il allait tenter de calmer le jeu et faire preuve de professionnalisme ? Est-ce qu'il allait au contraire s'énerver et chercher à faire taire ce genre de remarques ? C'était le moment de voir quel genre d'homme était Kosei.
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Kaguya Kosei
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La fine lame et le sac d'os


Feat Fujiwara Rantaro



Le sabreur n'était pas avare d'informations, c'était peu de le dire. Kosei avait toujours du mal à cerner les gens, mais les épéistes lui semblaient encore plus étranges. Créer un lien avec une arme, ça lui passait à des kilomètres. Pourtant lui-même utilisait son propre corps pour se battre, mais ne ressentait aucun attachement particulier avec les matériaux qui le composait. Alors un élément étranger à sa personne … pourtant le lien semblait parfois très fort. Les capacités de son comparse l'impressionnèrent, et ça c'était sûrement vu. Etre capable de maîtriser une personne ou un objet rien qu'en l'effleurant, ce n'était pas négligeable. Une pointe de déception l'avait saisit quand le Fujiwara lui avait fait le faux espoir de sortir sa lame. Il la verrait sûrement plus tard, mais son côté capricieux de Kaguya le titillait nerveusement. Son regard s'attarda sur le fourreau et son mystérieux contenu. L'objet semblait très léger vu la facilité avec laquelle son interlocuteur le portait. Fin également. Vraiment, Kosei restait perplexe.

" - Ça semble intéressant et plein de possibilités … j'ai hâte de voir ça. Le maniement des sabres ne m'a jamais transporté. "


Concrètement, il n'avait jamais eu à toucher une lame de sa vie. Mais la danse de la Clématite l'avait forcé à tenter certaines parades et bottes des épéistes. Bien que le jutsu soit encore un peu complexe pour un Genin, Kosei restait convaincu que sans un véritable maître en la matière il resterait cantonné aux gestes virevoltants de ses pairs. Et pourtant bien qu'aussi imposante une colonne vertébrale semble peser moins qu'une épée. Il préféra ne pas imaginer le rendu avec une lame : peut-être qu'il y aurait laissé un membre ?

" - Je te remercie, j'espère ne pas décevoir tes attentes. "


Il aurait voulu l'interroger sur son emploi de garde du corps, mais le devoir ne lui en laissa pas le temps. Une vraie face d'arriéré. Bien que l'expression du jeune héritier n'était pas sans lui rappeler celle visible sur tous les membres de sa famille : la condescendance. Il restait encore une petite distance entre eux, et Kosei trouva nécessaire de se débarrasser du mépris qui était né chez lui à la vue de leur employeur. Il ne se voilait pas la face : en bon Kaguya qu'il était, lui-même devait arborer ne serait-ce qu'une once de ce trait de caractère. Mais il s'était toujours efforcé ne le masquer, et de le chasser autant que possible pour rester ouvert aux opportunités. Jusque là personne n'avait cherché à le faire redescendre de son piédestal, donc ça devait fonctionner. Mais face à quelqu'un qui ne cherche même pas à cacher son mépris … la tâche serait ardue.

Kosei prit le temps de respirer. Le Sabreur ne semblait pas vouloir répliquer, il prit donc sur lui et tenta de désamorcer la situation.

" - Monsieur Meboshii, navré si le temps vous a semblé long. Sachez que Kiri a votre famille en haute estime, c'est pourquoi le Mizukage a choisi de vous envoyer un Sabreur de talent et un humble membre de la famille Kaguya. "


Il se désigna. Avec ce genre d'individus mieux valait sembler courber l'échine que riposter. Passer un peu de pommade par-dessus le bobo et faire taire avec un autre grand nom. Car si la famille de forains était connue dans le pays, les Kaguya ne l'étaient pas moins. Menace ou moyen de rassurer, peu importait comment c'était perçu tant que ça suscitait une réaction détournant leur jeune âge. Kosei s'était légèrement incliné. Au fond ça ne lui avait pas tant coûté : il avait prit l'habitude de se mettre au niveau des petites gens comme cet abruti de Meboshii pour ne pas les vexer.

" - Peut-être devrions-nous nous mettre en route si vous craignez le retard ? "


Sans attendre de réponse, le Genin se mit en route. Il avait sauté l'étape des présentations, mais ils pourraient toujours y revenir plus tard si nécessaire. Son attention se porta sur le reste des personnes présentes. Des "artistes" comme ils avaient le culot de se nommer, en pleine répétition. Peut-être que l'héritier avait tenu à attendre en leur compagnie l'arrivée de son escorte ? Un utilisateur de Katon s'en donnait à cœur joie, frôlant la cime des arbres avec son élément flamboyant, une jeune femme semblait pouvoir se tordre en mille contorsions, un gamin était assis sur le ventre d'un ours … de véritables phénomènes de foire, et non des artistes. Leur client semblait marmonner quelques mots, Kosei tenta de les déchiffrer en vain. Il jeta un œil au visage du Sabreur mais n'y décela aucune réaction quant aux paroles du faiblard.

Après quelques minutes, ils se mirent enfin en route. Le Kaguya décida de devancer la charrette, évitant autant que possible le dialogue … et prenant de la distance avec le fanfaron qui comptait ses mille et un exploit. Et pourtant, il faudrait lui prodiguer des conseils pour se défendre seul. Finalement cette perspective lui semblait plus douce : si ce crétin arrive à se protéger seul, il n'aurait plus à supporter son ton condescendant. Ou bien il pourrait s'en occuper une fois la mission remplie ? Une disparition accidentelle est si fréquente par les temps qui courent. L'idée le fit sourire. Sourire qui disparut quasiment instantanément. Il ralentit la cadence et tourna la tête vers son comparse.

" - J'espère avoir le temps d'observer ta maîtrise. "


Au regard qu'il lui adressa Kosei comprit que le Sabreur avait perçu ce qui clochait lui aussi. La masse des assaillant semblait assez importante. Peut-être quatre, ou bien cinq. Kosei décida de rompre leurs rangs. D'un geste aussi naturel que quelqu'un qui semble s'étirer, il lâcha une première salve de phalanges en direction des arbres qui bordaient la route. Il ne pensait pas avoir touché de victime, mais les faux lapins blancs décidèrent de sortir des ornières puisque démasqués. Quatre à priori, mais d'autres étaient peut-être dissimulés ailleurs. Par groupe de deux, ils commencèrent à approcher le petit convoi. Avec un peu de chance, leur fanfaron s'était planqué derrière sa charrette. Les assaillants étaient armés de lames émoussées et semblaient bien maigres : probablement de la vermine qui comptait sur le passage de l'hériter pour se refaire. Les choses allaient devenir plus amusantes.

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Fujiwara Rantaro
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Alors Kosei était ce genre d'homme, hein ?

Rantaro venait tout juste de rencontrer son partenaire et ne savait encore que peu de choses à son sujet, mais simplement parce que son nom de famille était Kaguya, sa réaction le surprenait. Le sabreur s'était imaginé qu'un membre d'un clan aussi prestigieux prendrait mal de se faire parler sur ce ton, mais au contraire Kosei fit preuve d'un sang-froid admirable.
S'il s'était retrouvé avec une tête brûlée, ça ne l'aurait pas dérangé en soi, mais savoir qu'il était avec quelqu'un capable d'un tel professionnalisme était plaisant. Qui plus est, il avait fait preuve d'une certaine politesse jusqu'à maintenant. Tout cela confirmait dans son esprit qu'il avait eu de la chance en se faisant grouper avec ce shinobi.
Rantaro s'inclina respectueusement tandis que son partenaire calmait le jeu, et précisa discrètement à son employeur son nom juste après afin de finaliser la rencontre.

"Hmpf, j'essayerai de ne pas l'oublier ..."

Woah. Il ne se présente même pas en retour ? Certes, il se doute que les deux shinobi savent parfaitement qui il est puisqu'ils ont été briefés pour leur mission, mais tout de même ...
Bah, autant voir le bon côté des choses : il y a pleins de choses très intéressantes à observer ici ! Rantaro avait toujours apprécié les forains, peut-être parce que dès qu'ils voient ce dont son épée est capable, ils le noient sous les propositions de jobs. Forcément, pouvoir faire tournoyer toute sorte d'objet à distance ... haha. Le sabreur dût se retenir de rire en imaginant un type récupérer une épée légendaire capable de faire de lui un grand combattant, sauf qu'à la place, le mec s'en servirait juste pour devenir un super prestidigitateur. Cette perspective est tellement ridicule qu'en rétrospective, il aurait peut-être sérieusement songé à faire ça s'il n'était pas déjà engagé au village.
C'aurait quand même été amusant de pouvoir côtoyer tous ces gens au quotidien en travaillant avec eux. Mais au moins, de là ou il est, il pourra s'assurer que le Pays de l'Eau demeure un endroit dans lequel les artistes comme eux pourraient toujours prospérer.

...était-ce du patriotisme ? Peut-être. C'est toujours comme ça qu'il s'était imaginé le sentiment, en tout cas. Rantaro réajusta son bandeau au front, affirmant son appartenance au village caché de la Brume, et se prépara à reprendre la route. Sauf que .. ahh, non ! Le jeune Kaguya prit de l'avance sur eux, pour les prévenir en cas d'embuscade ! Sauf que le véritable danger, il était juste là, ils l'escortaient ! Et c'est lui qui allait se le coltiner !

"Y a vraiment plus aucun respect. Du temps de mes parents, on aurait même pas eu à faire de requête, c'est VOUS qui seriez venu nous demander la permission de veiller sur notre marchandise."

Hem, dur de croire qu'il a existé une époque dans laquelle les gardes du corps se bousculaient pour défendre des forains, même les Meboshii. Un des soucis du métier, c'est les dangers qu'il implique, mais trouver des employeurs, ça, ça n'avait toujours été qu'une formalité. Les temps ont rarement été aussi sûrs qu'aujourd'hui, et on ne peut même pas faire quinze mètres dans la nature sans se demander si quelqu'un va surgir pour vous dépouiller, alors "du temps de ses parents", ça devait pas être beaucoup plus glorieux.
Bon, puisqu'il est parti pour lui faire la discussion, autant essayer de le brosser dans le sens du poil. On va le suivre dans son délire histoire de le mettre dans une position ou il sera ouvert au dialogue, et on tentera de lui apprendre un truc ou deux d'utile. C'était une des conditions de la mission après tout.

"Certes, malheureusement la pratique d'attendre des forains qu'ils n'envoient d'abord une requête de protection a été rendue commune par des parvenus tels que les Hanayashi-oh, mais je ne devrais pas parler d'eux."

L'héritier des Meboshii avait redressé la tête immédiatement à l'entente de ce nom.

"...les Hanayashiki ? Ces rats qui s'imaginent nous faire concurrence ?"

Ouaip, il a mordu à l'hameçon. Rantaro s'excusa mentalement au monsieur Hanayashiki qui était un brave homme l'ayant payé honnêtement malgré les temps dur. Mais à un moment, il faut bien parvenir à sympathiser avec ce Meboshii pour lui apprendre ensuite quelque chose ...

"Eux-mêmes, et puis quelques autres aussi. Ils salissent la profession, tous autant qu'ils sont."

"Alors ça, c'est peut-être la première chose sensée que v-IAAAAAAH !!"

S'il fonctionnait encore après ça, le tympan gauche de Rantaro lui aurait probablement dit de s'éloigner de ce pauvre type et d'aller rejoindre Kosei. Seulement voilà, après un cri pareil, le sabreur se demandait sincèrement s'il entendrait à nouveau de cette oreille un jour. Mais trêve de légèretés : des ennemis sont là. Le jeune Kaguya lui fit une remarque pour le prévenir, mais Rantaro ne comprit pas exactement quoi, son oreille ne s'étant toujours pas remise du cri strident de leur pleutre d'employeur. Rantaro dégaina Magatsu-Izanagi à l'instant ou Kosei sembla projeter ses phalanges sur les ennemis. Bon sang, quel pouvoir ! C'était dingue de se dire que certains naissaient avec des dons pareils.
Le sabreur sortit un parchemin explosif de sous ses vêtements et le fit discrètement glisser sur sa lame, marquant l'objet. Suite à cela, il fit mine de faire tournoyer inutilement sa lame comme pour impressionner ses adversaires avec la légèreté de son arme. En vérité, tout ce qu'il était en train de faire, c'était diriger le parchemin en le faisant glisser sur le sol, pile sur le chemin de deux bandits qui avaient fait l'erreur de s'en prendre aux mauvais garde du corps.

Et pile quand l'un d'eux posa le pied sur le parchemin, qui passait presque entièrement inaperçu sous les hauts herbes ...

Rantaro songea à prévenir Takagi qu'il ne valait mieux pas regarder, mais ce dernier s'était déjà réfugié derrière la charrette en tremblotant. Quant à Kosei, il avait probablement déjà tué en mission, alors il devrait pouvoir encaisser la vision de deux hommes se prenant une explosion de plein fouet. Avec de la chance, ça ne les tuera peut-être pas ... mais soyons honnête : ils ne marcheront plus jamais.

"Kosei, tu peux t'occuper des deux autres ! Ceux-là sont déjà finis."

Il déclencha le parchemin explosif.

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Kaguya Kosei
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La fine lame et le sac d'os


Feat Fujiwara Rantaro



Deux adversaires pour Rantaro, deux adversaires pour Kosei. Une répartition correcte. Le premier semblait stagner à distance respectueuse tandis que le second, qui semblait plus jeune, s'était élancé à sa rencontre. Erreur de calcul probablement due au manque d'expérience. Une personne lambda qui tente le combat rapproché face à un Kaguya voit ses chances de réussite amoindrie. Calmement, les yeux du Kaguya analysèrent la situation. Celui du fond maintenait sa garde, près à bondir. Avait-il envoyé son cadet comme de la chair à canon ? La lame de ce dernier s’abattit lourdement, mais Kosei était suffisamment rapide pour esquiver le coup et répliquer. Instinctivement il plaqua sa paume contre le torse de son adversaire, qui ne semblait pas comprendre la démarche. Soudain son visage se figea de stupeur : un os venait de perforer son thorax. Si le Kaguya avait bien calculé son coup il s'en sortirait. Lentement il prit le temps de libérer le jeune homme, avant de regarder son deuxième opposant, quelque peu surpris par la tournure des évènements.

Kosei profita de sa surprise pour s'élancer vers lui comme le jeune garçon l'avait fait précédemment. Ses deux paumes laissaient échapper les os de ses avant bras, et les gestes qui en découleraient étaient fluides dans son esprit. Mais il fut stoppé net dans son élan : un bruit assourdissant venait de retentir sur sa droite. Il chercha rapidement des yeux son collègue avant de constater que deux corps retombaient lourdement à terre. L'autre peureux semblait toujours planqué derrière sa charrette. L'épéiste avait réglé le problème en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "ouf", et le Kaguya était doublement frustré de ne pas avoir vu la fameuse lame en action. Mais à trop penser on finit par en oublier l'instant présent. Un coup maladroit venait de taillader son avant bras, et un second se préparait à lui ôter la tête. Un rictus agacé sur le visage, Kosei para ce coup rapide avec son avant bras gauche. Une fine entaille laissa échapper un mince filet du précieux liquide rouge des Kaguya. Mais le bras n'était pas sectionné. Un étrange bruit avait retenti et la lame s'était retrouvée bloquée. Sans en attendre davantage, l'avant bras droit du manipulateur d'os se planta dans le ventre de son adversaire qui tomba au sol. Terminé. Il replaça chacun des éléments de son squelette et entreprit de fouiller le vieux.

Un parchemin. Il le déroula et en prit connaissance avant de se tourner vers le Sabreur.

" - Une missive. Un contrat a été mis sur la tête de Monsieur. On risque de croiser d'autres mercenaires, mais vu la prime offerte ce sera sûrement la même espèce. "


Autrement dit, rien de particulier à craindre s'ils restaient attentifs. Kosei s'approcha du plus jeune, seul rescapé de l'assaut. Le finir ou le laisser vivre ?

" - Tu t'en remettras. Pars, et fais savoir que les ninjas de Kiri veillent sur Monsieur Meboshii. "


Ça leur éviterait peut-être de petits désagréments inutiles. Il se rapprocha de son collègue, observant la fameuse lame à l'état d’inactivité. "Étrange" fut le mot qui le frappa aussitôt.

" - Tu ne fais pas dans la dentelle. Je pense qu'on devrait se remettre en chemin, l'explosion risque d'attirer les badauds. "


Mais Rantaro s'en doutait probablement déjà. Kosei observa la charrette longuement. Que pouvait-elle contenir ? Des objets utiles ? Les lames dégueulasses de leurs assaillants le laissaient songeur … espérons qu'il ne chopperait pas la peste noire à cause de ses idiots. Leur "paquet précieux" tremblait toujours comme une feuille, et avait couvert ses oreilles avec ses mains. Pour le coup Kosei ne pouvait pas lui en vouloir, il s'était lui-même laissé surprendre. Il posa la main sur l'épaule du lâche et l'engagea à reprendre la route, insistant sur le fait que d'autres pourraient surgir à tout instant. C'est les jambes tremblantes qu'il finit par obéir. Reprendre leurs positions initiales semblait plus sûr, mais le Kaguya souhaitait échanger quelques mots avec le Sabreur.

" - Ça ne va pas être évident de lui enseigner quoi que ce soit … un tel manque de courage ne facilite pas les choses. J'avais pensé jouer sur les techniques à distance, sur les ruses pour qu'il n'ait pas à se frotter directement à ses opposants. Des fumigènes, des diversions à base de parchemins explosifs … ce genre de chose. "


Il jeta un regard par-dessus son épaule vers le lieu de la déflagration. Les parchemins explosifs, il semblait connaître.

" - Qu'en penses-tu ? De même j'ignore si nous aurons le temps de lui prodiguer quelques conseils en route si d'autres nous attendent, mais il risque de se défiler une fois arrivé … "


Son collègue du jour semblait suffisamment avisé et de bons conseils, ce qui avait pour effet de chasser toute arrogance du Kaguya. Et puis, il s'était débarrassé plus rapidement des faiblards de toute à l'heure. Peut-être pas aussi proprement, mais de manière toute aussi efficace.
 
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Fujiwara Rantaro
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Ce n'est qu'après avoir mentalement ouvert un petit carnet dans lequel il inscrivit la mention "ne pas faire chier les Kaguya" que Rantaro prit la peine de s'assurer de l'état de Takagi. Ce dernier tremblotait par terre comme un gamin. Dur de lui en vouloir, il ne sait pas se défendre, alors forcément il s'imagine que chaque embuscade est peut-être la dernière pour lui. Bon, ça restait un sale con prétentieux, mais sur le coup, le sabreur se sentait un peu mal pour son employeur. Mais pas le temps de se concentrer sur ça, Kosei venait de fouiller un des cadavres après avoir gracieusement épargné l'un d'entre eux - quelque chose d'admirable en soi, mais s'il l'avait tué, Rantaro ne le lui aurait pas reproché - et les informait qu'un contrat avait été mit à la tête du Meboshii !
Bon bah c'était acté : cette mission était partie pour être mouvementée. Le bon point, c'était que si tous les prochains adversaires sont de ce calibre, leur régler leur compte ne devrait être qu'une formalité. Enfin, il n'empêche qu'il ne lui reste plus que deux parchemins explosifs, après ça, il devra se salir les mains directement. Sans compter qu'il aura sûrement pas l'occasion d'éliminer deux ennemis en une seule fois comme il vient de faire à l'instant ...
Kosei lui fit ensuite remarquer qu'il ne "faisait pas dans la dentelle" et qu'ils devraient bouger immédiatement pour ne pas attirer trop de monde suite à l'explosion. Rantaro se gratta l'arrière de la tête avec un air un peu embarrassé, c'est vrai que pour le coup, la subtilité, c'était pas trop son truc. Qui plus est, ils ont eu de la chance que la missive ait été trouvée sur le cadavre d'un des adversaires du Kaguya, car si elle avait été portée par un de ceux qui ont explosé, l'information aurait été perdue.

Mais bref ! Après avoir remit sur pied le jeune héritier qui semblait avoir eu la peur de sa vie, son partenaire vint le voir pour discuter des mesures à prendre. En effet, protéger leur cargaison et son possesseur n'était jamais qu'un seul des buts de la mission. Il fallait également s'assurer que leur couard d'employeur sache se défendre un minimum à l'avenir ... et l'idée de Kosei, à savoir lui apprendre principalement à se défendre à distance.

"Oui, je suis bien d'accord. Les parchemins explosifs, c'est quelque chose que je peux lui inculquer. C'est simple à utiliser et assez impressionnant pour dissuader les brigands de bas-étage. Bien pensé ! Avec quelques bombes recouvertes de parchemins explosifs, et des fumigènes en tout genre, il serait bien plus en sécurité sur les routes."

Le sabreur se retourna vers Takagi, qui semblait encore un peu secoué de l'altercation de tout à l'heure. Le bon point, c'était que dans cet état, il serait sûrement plus facile de l'atteindre.

"Hey, à propos de ce qu'il vient de se passer ... vous avez vu ce que j'ai utilisé pour me défendre ?"

"Hein ? Euh, oui, oui bien sûr que je vous ai vu ..."

Ah, oui. Il avait passé tout le combat recroquevillé dans son coin. Question bête. Cela dit, il a au moins dû entendre l'explosion.
Rantaro déroula un parchemin explosif avant de reprendre :

"C'est une arme principalement utilisée par les shinobi, vu qu'on les fait détonner à l'aide de notre chakra. Cependant, ces parchemins sont également sensibles aux flammes. En allumant la mèche d'une bombe sur laquelle serait appliquée des parchemins explosifs, vous pourriez vous en servir comme arme. Nul doute que vous n'aurez aucun mal à vous procurer tout le nécessaire."

Takagi semblait un peu confus devant toutes ces informations. Hmm, il va falloir faire plus simple.

"Je ne connais pas beaucoup de monde qui irait chercher des noises à quelqu'un qui a des armes comme ça sur lui. De cette manière, les attaques comme celles-ci se feront plus rare, et vous pourrez vous défendre directement depuis votre charrette, sans qu'ils ne puissent approcher !"

"Hem, je suppose que ce serait envisageable ..."

Rantaro jeta au passage un coup d'oeil aux environs. Rien de notable, ouf. Ca leur laissait un petit moment pour donner quelques leçons au Meboshii. Si Kosei voulait intervenir pour dire quelque chose et partager sa science, c'était le moment. Forcément, lui, il se battait principalement en utilisant son don héréditaire, mais qui sait, peut-être qu'il s'y connait également en bombes ou fumigènes. C'est lui qui avait lancé le sujet après tout.
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Kaguya Kosei
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La fine lame et le sac d'os


Feat Fujiwara Rantaro



Dans le genre efficace, Rantaro faisait des merveilles. Quelques secondes pour se débarrasser des assaillants, directement en adéquation avec les propositions de Kosei et déjà sur le pied de guerre pour tenter de faire de l'autre crétin un abruti un peu plus redoutable. Tout en restant sur le qui-vive, le Kaguya écoutait les conseils prodigués par le Sabreur. Il avait lui-même quelques parchemins en poche, mais ne les utilisait qu'en combinaison de ses jutsus héréditaires. Difficile donc de conseiller un inapte dans son genre. Et pourtant il fallait bien y mettre du sien. Leur client semblait totalement ignare du moindre stratagème. Kosei s'en voulait d'avoir lancé son coéquipier tout seul dans une merde pareille. Il leur faudrait de la patience, c'était certain. Le Genin ne cessait de cogiter … une première défense basée sur du combat à distance semblait être une bonne solution, il en restait convaincue. Mais qu'en était-il si les assaillants parvenaient à franchir ce cercle de protection qui se révèlerait probablement bien moindre … Il se stoppa. Voila quelque chose qu'il pourrait tenter d'enseigner au marchand. Quelque chose de simple, qu'il pourrait travailler dans la durée, qui ne nécessite pas de dons particuliers, juste une motivation suffisante : mais la peur n'est-elle pas l'un des moteurs les plus efficaces.

Le soleil continuait ardemment sa course dans le ciel, et le temps avait filé sans même que Kosei s'en aperçoive. Il profita du calme et de la complexité des lieux pour proposer à Rantaro de faire une pause. Un trajet comme celui-ci était un jeu d'enfant pour deux shinobis, mais leur nourrisson ne tiendrait sûrement pas longtemps sans se remplir le ventre. Ils firent donc une halte, et montèrent un camp basique. Conservant son idée en tête, le Kaguya profita de la cuisson du repas pour inviter le Meboshii à se lever.

" - Combattre à distance ne sera sûrement pas totalement efficace contre plusieurs assaillants : la surprise de l'assaut de Rantaro toute à l'heure n'a pas suffit à faire fuir mes propres opposants. Je me propose donc de vous enseigner quelques mouvements simples de Taijutsu. "


Son interlocuteur pâlit en quelques secondes. C'est vrai qu'il n'était pas d'une robustesse très notable. L'exercice s'annonçait aussi compliqué pour l'un que pour l'autre. Tenter de retenir des mouvements et accepter sa faiblesse pour le marchand. Ne pas blesser son élève du jour et ne pas le vexer en le secouant de trop pour le Kaguya. Étrangement le visage de l'héritier se changea en une demie seconde.

" - Tu t'en remettras. Pars, et fais savoir que les ninjas de Kiri veillent sur Monsieur Meboshii. "


Ça leur éviterait peut-être de petits désagréments inutiles. Il se rapprocha de son collègue, observant la fameuse lame à l'état d’inactivité. "Étrange" fut le mot qui le frappa aussitôt.

" - Pff, le Taijutsu c'est facile. Je le maîtrise déjà très bien … vous devriez faire attention à vous ! Et puis mes vêtements sont amples mais je suis sacrément musclé ! "


Kosei hésita entre pouffer, vomir et neutraliser cet idiot. Un regard à Rantaro lui rappela la force dont il avait fait preuve pour expliquer l'usage des parchemins sans perdre son sang froid. Il respira lentement, et se mit en position. L'autre regardait à droite et à gauche, ne sachant visiblement pas quoi faire. Une première attaque, basique, lui fut portée. Un coup de paume sans puissance, droit, assez lent. La peau du Kaguya toucha le tissus recouvrant le torse du marchant, sans que celui-ci ne réagisse. Les épaules du manipulateur d'os s'affaissèrent : était-il complètement con ? Sa patience commençait à l'abandonner.

" - … Un peu plus fort et un peu plus vite et vous vous retrouviez le derrière dans notre repas et accessoirement dans le feu. Esquivez, parez, ripostez ... faites quelque chose ! "


Le Meboshii devint rouge de colère.

" - Comment osez-vous vous adressez de la sorte à un héritier tel que moi ? Votre coup n'avait simplement pas suffisamment d'importance pour que je réagisse, voila tout ! Votre insolence sera rapportée à votre Chef des Guignols ! "


Une branche (pas même besoin qu'elle soit taillée), un bon coup d'épaule pour le propulser, un peu d'effort pour porter ce porc au-dessus du feu et ni vu ni connu. Kosei se représentait la scène dans son esprit. Un merdeux qui se permet de cracher sur un village qui a prit la peine de lui confier deux de ses shinobis pour veiller sur son cul en porcelaine. Sérieusement ? Le Kaguya réitéra l'action, non sans pouvoir retenir un peu de force et de vitesse. Son adversaire se retrouva le cul par terre, les cheveux chatouillant les braises. Alors qu'il allait de nouveau proférer des menaces, le Kaguya se mit de profil et réalisa un geste simple visant à parer le précédent.

" - Ne soyez pas tendu. Observer, percevez, anticipez les mouvements de l'adversaire. Pas besoin de beaucoup de force pour dévier un coup de ce genre : uniquement de s'y prendre au bon moment. "


Le calme du Kaguya sembla canaliser le Meboshii. Intérieurement, il le prenait de haut. Extérieurement, il tentait de rester neutre. Il aida l'héritier à se relever, lui fit répéter quelques gestes d'esquives, puis quelques simples pour repousser l'adversaire. Une fois à peu près maîtrisés, il ajouta à ces bases les enchaînements possibles.

" - Mouwahaha ! Me voila aussi fort qu'un Sabreur ou qu'un Kaguya ! Sus à l'ennemi ! "


Décidément, quel braillard ! Cette petite mise en bouche terminée, ils passèrent au repas. Les environs semblaient toujours calmes, et la mauvaise humeur du Meboshii semblait être passée aussi vite qu'un bref orage. La route n'était plus très longue avant d'arriver à destination, et le temps semblait changer. Ils se remirent en chemin aussitôt le déjeuner avalé.

" - Crois-tu qu'on devrait le laisser tenter quelque chose si on subit un nouvel assaut ? En restant présents pour le seconder, évidemment. Je dois avoir deux ou trois parchemins sur moi, et il a sûrement de quoi faire des mèches dans tout son bric à brac. Qu'en penses-tu ? "


Pour quelqu'un qui avait l'habitude de faire selon son bon vouloir, Kosei demandait beaucoup son avis à son collègue. Probablement parce que celui-ci avait prouvé son utilité et sa valeur lors du combat éclair du matin ?
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Fujiwara Rantaro
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"Crois-tu qu'on devrait le laisser tenter quelque chose si on subit un nouvel assaut ? en restant présents pour le seconder, évidemment. je dois avoir deux ou trois parchemins sur moi, et il a sûrement de quoi faire des mèches dans tout son bric à brac. Qu'en penses-tu ? "

Rantaro sourit, et sortit d'une de ses sacoches deux petites bombes artisanales sur lesquelles il avait appliqué ses deux parchemins restants. Dans l'autre main, une allumette pour mettre le feu aux mèches reliées aux parchemins.
Le Sabreur n'avait pas chômé : tandis que Kosei s'occupait d'apprendre des bases de taijutsu au Meboshii, Rantaro s'était appliqué à fabriquer tout ceci, justement en tapant un peu dans le bric à brac de l'employeur.

"C'est risqué, mais les ordres étaient de lui apprendre à se débrouiller seul et il n'y a qu'une manière de vérifier si nous avons accompli cette tâche. Je pense qu'on devrait tenter le coup, lui mettre ces bombes entre les mains et se tenir près de lui lors du prochain assaut. Si les ennemis sont du même calibre et qu'on reste sur nos gardes, on devrait pouvoir le tenir en sécurité."

Il marqua une petite pause, et ne put réprimer un léger sourire.

"C'est quand même ironique de mettre celui qu'on doit protéger en première ligne à nos côtés, mais hey, les ordres sont ce qu'ils sont."

Rantaro était peut-être un peu trop confiant, mais il pensait sincèrement que rien de grave n'allait se produire vu la démonstration de force de Kosei tout à l'heure. Au final, il aura beau avoir eu la malchance de devoir se coltiner le tempérament explosif du Meboshii, le professionnalisme du Kaguya aura bien compensé. Voir quelqu'un d'autre faire preuve de sang-froid avait encouragé Rantaro a rester aussi calme et pédagogue que possible avec son employeur. Avec de la chance, il aura d'autres occasions de travailler avec lui.
Ah, mais il n'y a pas lieu de penser à l'avenir quand la mission du jour n'est toujours pas terminée. Tout peut encore se produire. Et justement, au même moment ...

"A-à l'aide, je suis blessé ..."

Un homme se tenant les côtes sortit soudainement des bois, à une dizaines de mètres de la charrette qui avançait bien sur la route. Sa façon de marcher laissait penser qu'il pouvait s'écrouler à tout instant.
Wow. Il est plutôt bon. Quelqu'un avec moins d'expérience y croirait. Seulement voilà, le sabreur avait lui-même déjà employé ce petit tour quelques fois quand il était lui-même bandit. Les petites diversions pour approcher les marchands sur les routes, c'est son dada.

"I-il faut sans doute l'aider, il a dû être victime des bandits qui nous ont attaqués !"

"Oh, il n'est même pas blessé. Voici une autre leçon : si quelqu'un au beau milieu de nulle dit être blessé mais a quand même la force de crier et tituber dans votre direction, il y a neuf chances sur dix pour que ça soit un piège."

Rantaro sortit une des deux bombes préparées plus tôt et, d'un geste gracieux, la propulsa vers l'homme qui retrouva soudainement la capacité de courir, lui permettant d'échapper au souffle de l'explosion. Le sabreur donna la bombe restante au Meboshii, ainsi qu'une allumette.

"Voilà, vous faites la même chose maintenant."

Il lui tapa légèrement dans le dos, pour l'inviter à descendre de la charrette.

"E-euh, vous n'êtes pas payés pour vous battre pendant que je reste en sécurité ?"

"Vous ne risquez rien. Ni moi ni mon partenaire ne permettrons que vous puissiez être ne serait-ce qu'égratigné. Considérez ça comme un simple entrainement !"

Le temps de finir sa phrase, Rantaro remarqua que les amis du soi-disant blessé venaient d'arriver. Heh, cinq comme tout à l'heure. Très bien. Il n'avait plus de parchemin explosif, donc pas moyen d'utiliser à nouveau le petit tour de tout à l'heure, mais tant pis. Le shinobi dégaina sa lame, et tapota la bombe dans les mains du Meboshii.

"Allez-y, je crois en vous. Jetez au moins ça sur eux."

Takagi prit une grande inspiration et alluma la mèche de la bombe avant de jauger la distance entre lui et les bandits ... puis il jeta le projectile.

Beaucoup.

Trop.

Loin.

La bombe atterrit facilement cinq mètres derrière le bandit le plus éloigné. Et la mèche avait même pas fini de cramer !
Ok, si jamais cet essai est un échec cuisant, le moral de leur employeur va chuter et tous leurs efforts jusque-là auront été en vain ... un tel scénario doit être évité à tout prix.

Rantaro fit se contracter le lien entre sa lame et la bombe, qu'il avait tapotée un peu plus tôt, attirant cette dernière vers eux, et donc vers les bandits qui s'approchent. L'explosion toucha de plein fouet l'un des cinq bandits qui fut projeté en avant à la grand surprise de ses camarades.

"W-WOUAHAH ! Vous avez vu ce que je lui ai fait ?! Héhéhé, c'est parti, un à terre, plus que quatre !"

L'héritier des Meboshii, euphorique, bondit vers les bandit en brandissant ses poings, prêt à en découdre.
Rantaro fonça à ses côtés pour le protéger. S'il était seul, cette situation serait problématique, mais il avait le jeune Kaguya à ses côtés. Tout devrait bien se passer.

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Kaguya Kosei
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Feat Fujiwara Rantaro



Pour être ironique, c'était ironique en effet. Mais ne dit-on pas que c'est en se trouvant là où l'on n'a pas pied qu'on apprend à nager ? Rester sur la théorie reviendrait à dicter les mouvements à un morveux au bord de l'eau, sans jamais la frôler. N'ayant que très peu quitté le village de Kiri, Kosei avait mordu à la scène de l'inconnu. Heureusement, son naturel très "chacun pour sa gueule, t'es pas de chez moi" lui évita le ridicule. Car Rantaro avait percé la ruse, lui. En temps normal le Kaguya aurait probablement passé son chemin en demandant posément au fauteur de trouble de faire moins de bruit. Il croisa les bras. La comédie n'était clairement pas parfaite, d'accord, mais de là à identifier du premier coup d'oeil qu'il s'agissait d'un détrousseur … Kosei se posa des questions sur le passé de son acolyte. Mais qu'importe : premièrement, il était désormais de Kiri, deuxièmement … autant il s'était fais prendre au jeu du clodo, autant les cinq bouffons qui empestaient le poisson pas frais …

Kosei n'eut pas le temps d'émettre un son que le Sabreur lançait déjà l'une de ses bombes, confectionnées durant la préparation du déjeuner. Bon. Encore dans la finesse. Effectivement il avait lui-même émit l'idée d'entraîner le marchand, mais il avait également trouvé peut judicieux l'idée des explosifs. Ils signalaient leur position, encore. Cela dit leur route était pratiquement achevée, ce serait sûrement leur dernier "affrontement" (pas sûr que "ça" soit digne de ce nom). Et d'une pierre deux coups, le Meboshii pourrait se vanter une fois à destination d'être l'auteur de ce raffut. Les curieux viendraient constater les dégâts, la rumeur du "Guerrier marchand" se répandrait plus vite qu'une traînée de poudre. La dernière ligne de défense de l'héritier serait ainsi constituée. Une réputation de taré des explosifs, les explosifs eux-mêmes, et des bases de Taijutsu. Ils avaient amplement mérité d'être débarrassé de ce fardeau.

Sauf que. Kosei se serrait cogné la tête contre l'objet le plus proche s'il ne s'était pas retenu. Expliquer le principe des parchemins, c'est bien. Fabriquer une arme de fortune, c'est chouette. Comment auraient-ils pu deviner que ce crétin en plus d'être un fanfaron sans le moindre talent ne savait pas mieux viser qu'une taupe ? L'éléphant dans le magasin de porcelaine, lui, il le touche pas. A cet instant précis le Kaguya se sentait au bout de sa vie. Grâce à une habile manipulation de son collègue, la bombe finit sa course sur l'un des assaillants, arrachant un cri de victoire au demeuré. Pas même foutu de réaliser qu'il vise comme un manche. Mais rien de tout ça ne l'avait préparé psychologiquement à ce qui allait suivre. A quel moment le marchand s'était-il dit qu'il pourrait se faire quatre brigands les doigts dans le nez ? Qu'il devait s'élancer vers eux comme une biche dans un piège à loup ?

Heureusement Rantaro se joignit à lui. Décidément, ce gars là ne perdait jamais le nord … ni la motivation. Kosei décida de rester en retrait. Il fallait bien un pèlerin pour surveiller la précieuse cariole. Il se dégourdit néanmoins les mains, prêts à dégainer en cas de coup dur. Plus pour leur fardeau que pour le Sabreur. Mais tout semblait sous contrôle de Rantaro. Leur (piètre) élève commun semblait s'en sortir (assez lamentablement, certes), et le Kaguya n'intervint que pour ralentir l'unique adversaire actuel du Meboshii. Une phalange dans le pied, ça doit piquer. Le pillard gueula toute sa douleur et l'héritier lui décocha un coup de poing dans le menton qui le fit tomber à terre. Il n'avait même pas prêté attention au projectile. Son premier petit assaut conclu, il s'élançait déjà vers le suivant. Au final son collègue fut suffisamment efficace pour se charger tout seul de leur besogne. Pour le coup Kosei s'était senti bien inutile … d'autant que personne n'avait tenté de prendre la charrette. Il passait pour un gland.

" - Eh bah alors, on est béa devant tant de compétence et d'efficacité Monsieur je-suis-du-clan-Kaguya ? On a eu peur de se faire tailler les miches ? "


Pas de réponse. Il se tournait déjà vers son protecteur.

" - Et franchement, j'aurai pu m'en sortir sans vous ! D'ailleurs, vous m'avez gêné. "


Le Genin s'était tellement appliqué à s'imaginer peindre le visage de l'héritier en blanc avec un grand sourire rouge, que son esprit ne lui avait pas signalé que sa tête était désormais penchée. Les techniques du Meboshii était grandement perfectible, mais vu son comportement Kosei ne se fatiguerait pas davantage à le conseiller. De toute façon il ne l'entendrait probablement pas. Sur ce, il proposa de terminer les quelques mètres qui les séparait du point de livraison.

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Fujiwara Rantaro
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Pfiou, au final, ils étaient parvenus à mettre leur employeur dans une situation ou il a pu donner des coups à l'ennemi sans être blessé en retour. Le tir de Kosei avait particulièrement effrayé les ennemis, laissant le champ libre à Rantaro pour trancher l'un d'entre eux. La vue du sang de leur camarade fit fuir les bandits encore en état de se battre. Bon bah au final, ça s'était réglé assez tranquillement. Au final, le Sabreur n'aura que peu utilisé son sabre au cours de cette mission.
Devant l'idiotie sans fond du Meboshii, Rantaro ne put que lancer un regard désolé à Kosei, comme pour dire "Désolé que tu aies à supporter ça". Une remarque que Rantaro se fit à lui-même quelques instants après, lorsque le Meboshii lui dit qu'il l'avait dérangé lors de l'assaut. Nom de dieu, avec un mental pareil, c'est un miracle qu'ils soient parvenus à lui inculquer des bases d'auto-défense. Heureusement, ils étaient tout proche du lieu ou il était convenu qu'ils amènent leur employeur, en d'autres termes ils voyaient pratiquement la lumière au bout du tunnel !

Le peu de route restant se passa sans finalement sans encombre, à ce stade là l'épéiste était certain que plus aucune surprise ne les attendait. Et pourtant, quand vint le moment de se séparer, les mots qui sortirent de la bouche de Takagi Meboshii prirent le sabreur complètement au dépourvu :

"Bon, sans mentir, je doute recourir à vos services à l'avenir, car moi et mes hommes, nous nous débrouillerons par nous même. Désormais, les bandits se rendront compte qu'ils ne sont pas un danger pour les Meboshii, c'est les Meboshii qui sont un danger pour eux ! Et c'est en partie grâce à vous, je suppose ... pour ça, je vous remercie. Sur ce, messieurs ..."

Eh, ça commençait comme une de ses nombreuses réprimandes, mais au final, c'était peut-être la chose qui se rapprochait le plus d'un compliment que Rantaro ait jamais entendu venant de lui.
Juste après s'être éloigné d'eux, Takagi appela l'un de ses hommes, et les deux Kirijins purent l'entendre parler de se procurer plus d'explosifs. Ehh, au moins les deux shinobi pouvaient avoir la satisfaction d'avoir réussi à lui inculquer quelques trucs.
Rantaro se tourna vers Kosei, avec qui il n'avait pas eu tant de temps que ça pour simplement discuter :

"Je rêve ou il a dit un truc presque sympa vers la fin ?"

Le sabreur était bien plus détendu qu'au début de la mission, maintenant qu'il savait le travail terminé.
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Kaguya Kosei
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La fine lame et le sac d'os


Feat Fujiwara Rantaro



Kosei était dans une bulle. Il s'imaginait dans une boîte totalement insonorisée, d'où il ne pouvait entendre le fanfaron se vanter de ses exploits. "Ses" … concrètement il avait visé comme un pied et Rantaro lui avait sauvé la mise, quoi qu'il en dise. Et ça gonfle les muscles inexistants, ça fait des grands mouvements de bras, ça lève la tête si haut que ça ne voit pas les cailloux sur le sentier et ça trébuche … réellement pitoyable. Sur l'échelle de l'importance humaine établie par les Kaguya, celui-ci était en-dessous du "commun des mortels". Jamais il n'aurait pensé que c'était possible. Les quelques derniers mètres furent une torture. Les lèvres serrées, se répétant que s'il embrochait ce petit abruti il ne se verrait plus jamais confié de mission, il avançait. De temps à autre Kosei jetait un regard à son coéquipier. Plus pour se canaliser que pour s'assurer de son sang froid. Il avait eu de la chance de tomber sur le Sabreur, la plupart des shinobis de Kiri étant de nature très fière. Avec un autre compagnon la mission aurait sûrement tournée court.

Malgré tout un goût amer restait dans la bouche du Kaguya. Leur client avait pris tellement de place qu'ils n'avaient pas réellement pu faire connaissance. Il avait à peine eut un avant goût des compétences de Sabreur de Rantaro. Frustrant. La charrette s'arrêtait. Se perdre dans ses pensées est le meilleur moyen de faire passer le temps : Kosei n'avait même pas remarqué qu'ils étaient enfin arrivés. Son visage s'illumina, comme un gosse. Ils allaient enfin larguer leur foutu colis, leur fardeau, leur (gros) boulet. Alors qu'il s'attendait à un simple "Tchao les nullos", le Meboshii fit preuve d'une maturité qui laissa les deux Genins sur leur postérieur. Si bien que Kosei n'eut pas le temps de réfléchir à quelques mondanités, et se contenta de s'incliner légèrement, par respect.

" - Je crois … je me demandais si j'hallucinais mais si toi aussi tu l'as entendu … "


Le Kaguya se sentait tout léger. Comme si l'on venait d'ôter une énorme armure pesante de ses épaules. Plus besoin de brider ses nerfs, de faire des sourires forcés, … Cette tâche n'avait pas été d'une grande difficulté physique, le menu fretin de toute à l'heure n'ayant été qu'une distraction. Et pourtant, il se sentait épuisé. Il observa d'un coup d’œil l'espèce de petit village où ils avaient finalement atterris. Kosei n'avait que rarement (voire jamais) quitté Kiri, voir du pays lui faisait tout drôle.

" - Je me sens lessivé. Ce Meboshii m'a épuisé. "


Un aveux qu'il aurait pu garder pour lui-même en temps normal, mais qui devait sortir pour ne pas le faire exploser après une telle matinée. Il leur restait un peu de temps avant d'entamer le chemin retour (et peut-être retomber sur les estropiés de toute à l'heure). Peut-être en profiteraient-ils pour explorer cette petite bourgade histoire de faire le plein d'informations avant de rentrer faire leur rapport.
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