On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs [FB | An 0] (PV. Gurifu Kitai)

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Ikeda Jun'ichirō
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ON NE FAIT PAS D'OMELETTE SANS CASSER DES ŒUFS (PV. Gurifu Kitai)

OST | Kaer Morhen :
 

Jun'ichirō appliqua – non sans une belle grimace, fallait-il l'avouer – de la pâte d'olive sur les gencives de sa monture. Un rituel que cheval comme homme détestaient au plus haut point. Mais il leur fallait toutefois accomplir cette horrible tâche toutes les semaines pour prévenir ce bon vieux Muteki d'une terrible brunepeste passant-là, pour venir tacler le réseau sanguin de l'animal d'un revers d'hémophilie fulgurante. Enfin, ça, c'était la théorie. En pratique, la maladie avait disparu depuis de nombreuses décennies, mais il avait suffi aux pionniers du remède d'en vanter les mérites pour répandre celle-ci aux quatre coins du pays du Vent. Avait-on eu la confirmation de l'efficacité de l'antidote depuis le temps ? Pas le moins du monde. Mais au cas où, à l'instar de tout éleveur de bête nomade du désert qui se respectât, l'Ikeda ne voulait pas risquer la vie de son immense destrier. Et c'était tout à son honneur.

Voilà, mon gros. Avec ça, si tu ne conclues pas... (Muteki acheva la fin de ce calvaire par un long hennissement.) Oui, bon, n'ouvre pas non plus la gueule trop en grand, tu sais pertinemment que ça te donne une haleine... exotique. Tu te rappelles la jument du samouraï ? (Le cheval riposta d'un sourire presque humain.) Raaah, mais tu vas arrêter de remettre cette anecdote sur la table ? J'ai compris, d'accord, tu t'es mis la bête du tournesolculteur dans la poche comme un champion, avec de la pâte d'olive, sans problème. (Puis, encore une remarque.) Moi, jaloux ? Je te ferais dire que... (La monture interrompit son maître en pleine réponse ; Jun'ichirō frappa soudainement le flanc de l'animal de la tranche du poing.) Eh ! On ne parle pas de ça. Sujet interdit. Ai reste où elle est : loin.

Un moment de battement s'abattit sur la clairière où s'étaient arrêtés les deux compagnons. Un pan de forêt déjà peu boisée, aux pieds d'une montagne, où un sentier serpentait ici et là sans grande cohérence pour ceinturer l'énorme relief, sinon pour aider les paysans l'ayant bâti à atteindre les hauteurs avec montures et engins à roue. Jun'ichirō grimpa sans un mot sur son destrier gigantesque, d'un mètre soixante-cinq au garrot, les deux profitant d'une carrure imposante.

Bon... osa l'aventurier pour crever le malaise. Le prochain comptoir est à quelques centaines de mètres en suivant ce chemin, paraît-il, s'avança-t-il en zieutant une carte très sommaire des environs, placardée sur un tableau avec la requête « urgente » ayant entrainé le couple jusqu'ici. Peut-être les villageois auront-ils davantage d'informations sur ces aigles géants.
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Gurifu Kitai
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Soleil dans les yeux, vent dans les cheveux, chaleur réconfortante parcourant ma peau laissée à l'air libre par ma combinaison. Pliée à la perfection je tenais sous mon bras, ma cape de fourrure. Journée beaucoup trop ensoleillée pour se réfugier en dessous.


J'avais quitté le village des Nuages un peu plus tôt dans la matinée. Laissant derrière moi mes obligations en tant que Ninja de la foudre. Aujourd'hui était un jour que je me dédiai, pour vaquer à mes préoccupations personnelles. Et, sans vouloir être alarmiste, elles étaient nombreuses. J'avais pris la direction de l'ouest depuis le village, pour rejoindre la petite chaîne de montagne prise en étau entre la luxuriante forêt que je parcourais et l'indomptable océan. D'après mes récentes découvertes, il était possible que certaines reliques de mon clan se trouvaient dans la région. Un petit village abandonné depuis maintenant des années, peut-être même des décennies semblait renfermer de vétustes témoignages d'un passé à présent envolé. J'avais estimé de manière un peu bancale le temps de ce voyage. Il me faudrait aux alentours de 24h pour effectuer les trajets allés et retours. Potentiellement il était possible que je sois de retour, le lendemain matin à la même heure au village, et de fait, personne ne découvrirait mon absence. A condition que quelqu'un ait remarqué cette dite absence. Bien malgré moi, je savais d'ores et déjà que mon calcule était erroné. En effet, a peine avais-je passé l'orée de la forêt, me retrouvant en face à face avec le majestueux édifice de roche, que j’étais perdu. 2 chemins à présent s'offraient à moi, le premier en lacet, sinueux parcourait de toutes ses courbes l'imposante montagne. L'autre au contraire, rectiligne et plat longeait la chaîne en sa base jusqu'à perte de vue.

Sans réfléchir plus longtemps, un début de résolution s'offrait à moi, comme un cadeau du ciel m’étant destiné. Je pouvais distingué à quelques dizaines de mètres de moi, un homme, surement un paysan, chevauchant sa monture d'un pas tranquille et assuré. Il devait être un agriculteur de la région. Tous ici étaient munis de mules pour charrier de lourdes charges dans ces contrées vallonnées. Accélérant le pas, je réduisis la distance entre nous.

-" HEYYYYY L'AMI !!! "

D'un geste de la main pour qu'il me remarque de loin, je l'alpaguai en continuant mon approche. Le visage souriant, rien ne pouvait affecter le plaisir de cette journée en suspend. Je pouvais a présent discerner les traits du paysan et de sa bête. Deux être imposants, aux carrures d'envergures se dévoilaient à mon regard. Rien d'étonnant, aux vues des conditions pour survivre en ces terres reculées, l'évolution avait forgé de véritable force de la nature, capable de palier à toutes lacunes technologiques.

-" Dis moi l'ami, je suis un peu paumé "

Sortant un pauvre carte pliée en 4 de ma bourse, je désignai un point entouré d'un cercle à l'encre rouge.

-" Je voudrais aller ici ..."

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Ikeda Jun'ichirō
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Oh, un paysan ! Et un avenant, en plus. Je vais pouvoir lui demander mon chemin !

Jun'ichirō s'empressa de rejoindre le passant, un grand sourire sincère sur les lèvres. Qu'importe ce qui lui pesait sur le cœur cinq minutes plus tôt, il était redevenu un vecteur de joie et de bonne humeur. Un attrait nécessaire indéniable lorsqu'un homme voyage sur les routes, le quotidien d'une telle démarche ayant tout à envier de celui des paisibles sédentaires. Enfin, l'appétit d'aventure rassasié en moins. C'est que l'on s'ennuie vite, en ville.

Salutations, l'ami ! répondit-il avec la même fougue que celle que lui avait adressée l'autochtone de la Foudre.

Un autochtone. Ce fut l'un des termes les plus pertinents à portée de vocabulaire pour décrire cet individu étrange, bien loin de l'archétype du paysan bien rustre cultivant des plantes et élevant des bêtes – ou l'inverse selon le degré de consanguinité. Il était grand, blême, doté de longs cheveux noirs contrastant avec son physique atypique. Où étaient ses joues et son nez rougies par les gorgées fréquentes d'alcool ? Seuls ses traits creusés confirmaient l'hypothèse du travailleur modeste, dont les ongles ne passassent pas une journée sans creuser la terre. Mais cette théorie fut bien trop tiré par les cheveux pour convaincre l'imagination débordante de Jun'ichirō – et cela voulait dire bien des choses. Le « paysan » ne devait être qu'un humble voyageur. Après tout, il était facile de confondre. Lui-même pouvait être considéré comme un travailleur manuel lorsqu'on ne s'attardait pas sur le paquetage que Muteki transportait sur sa croupe – ni la très longue nagamaki perchée sur son flanc.

Dommage. L'éleveur de chevaux se serait fait une joie de lui demander des nouvelles des aigles géants alentours.

Tu es perdu ? Haha, eh bien, nous sommes deux ! (Il empoigna alors la carte de l'homme.) Voyons voir...

Perché sur son destrier, il plaça les deux bouts de papier côte à côte, sur l'encolure de sa monture, et débuta un petit jeu des sept ressemblances afin de repérer où se plaçait l'une par rapport à l'autre. Le nomade retourne maintes fois les cartes dans de nombreux sens, fronçant les sourcils sous une concentration extrême, ayant étrangement du mal avec l'art du dessin local. Était-ce une rivière, ce long trait bleu qui serpentait d'un angle à l'autre ? Eh bien non. Seulement les frontières maladroites du terrain de chasse du village voisin, Mikurajima. Et cela, il le comprit après trente bonnes secondes.

Ah !

Son visage s'illumina de cette fameuse expression de compréhension universelle.

Tu es un chanceux, l'ami : je me dirige également vers ce charmant village. Tenryū, n'est-il pas ? devina-t-il en tapotant la carte de l'index. Plus haut dans la montagne ? Je dois y enquêter sur la récente lubie d'une poignée d'aigles géants quittant leurs nids pour chasser en contrebas. Mais je t'en prie, accompagne-moi sur la route. Ikeda Jun'ichirō – du célèbre clan d'éleveurs de chevaux de Kaze no Kuni, se présenta-t-il en posant sa main sur son cœur, un sourire complice gravé sur le visage. Et voici Muteki : un cheval bien trop bavard pour son propre bien. Et qui es-tu donc, cher compagnon de voyage ?
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Gurifu Kitai
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Bien qu'un peu trop entreprenant à mon gout, l'homme m’ôta des mains le torchon qui me servait de carte. Les rustres manières des habitants de l'arrière pays de Kumo ne cessaient jamais de me mettre mal à l'aise. Pendant qu'il inspectait nos deux cartes, je pus un peu mieux l'observer dans les détails. Bien que sa carrure était imposante, l'homme bien habillé et propre sur lui, ne semblait pas être un travailleur de la terre. Il portait en plus une longue et fine lame s'apparentant à un Nagamaki sur sa hanche. Son destrier, quant à lui, était beaucoup trop propre pour n’être qu'un simple bourrin des champs. Son poil luisant, et sa crinière particulièrement étincelante laissaient penser à une bête de collection, entretenue depuis sa naissance.

Je m'étais peut-être trompé sur la situation de ce voyageur. Après une rapide déduction, je devais avoir à faire ici, à un riche propriétaire terrien de la région. Nombreux aux alentours étaient les villages aux fortunés suzerains qui avaient su prospérer à l'écart des guerres et manigances des grandes cités. Réputés pour le coton, le riz et les bois nobles en tout genre, les environs ne manquaient pas d'hommes puissants pour régner sur les terres d'une poigne de fer. Devant le fait accompli, devais-je à présent continuer sur un ton amicale, ou adopter un langage plus respectueux. Je décidai finalement de conserver notre feeling amicale, décision appuyée par le fait que lui aussi était perdu, et donc ne semblait pas être de la région. Toutes mes observations tombaient alors à l'eau. L'instant d'après j'appris que lui aussi se rendait au village de Tenryū. Cette coïncidence était bien trop grande pour risquer de briser une complicité naissante. Enfin il se présenta, lui et sa bête. Bête à laquelle il semblait d'ailleurs vouer une affection particulière telle celle qu'il aurait pu vouer à un autre être humain.

-" Kitai, je m'appelle Kitai ! "

Hors de question de lui annonçait le nom de mon clan, lui aussi, sous ses aires un peu beta et enjoué pouvait être l'instigateur de choses bien plus funestes. Nous étions à partir de cet instant des compagnons de voyage, prêt à venir à bout de ce sinueux chemin qui nous séparait de notre destination. Marchant au pas, un peu à coté de sa monture, je sortis un morceau de terrine, et un bout de pain sec, durci par la chaleur du printemps. Un grand sourire aux lèvres, je lui montrai cette frugale collation.

-" Tu en veux ? "

Je tentais bien maladroitement, de disposer la terrine sur la mie, tout en marchant un peu au pas. Cette mission bien que difficile semblait être accompli avec plus ou moins d'aisance.

-" Au fait, ce fameux Muteki, c'est pas une monture deux places par hasard ? "
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Ikeda Jun'ichirō
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Qu'est-ce que c'est que ça ? Ça se mange vraiment ?

Une étincelle brilla dans l’œil de Jun'ichirō. Quelque chose qu'il ne connaissait pas encore. Quelque chose sur laquelle il n'était pas encore tombé lors de son périple. Le pain était un mets classique – rien qu'une variance de sa galette natale. Mais cet amas compact de graisse et de... morceaux de viande ? Il y avait là une énième aventure à éprouver.

OUI.

Qu'il vînt s'installer sur Muteki ! Mais surtout, qu'il partageât sa fameuse denrée.

Monte donc : il y aura toujours de la place pour un invité. J'espère juste que ça ne te dérange pas de te coller aussi près à un inconnu ~ dit-il d'un clin d’œil complice, en soulignant expressément le côté tendancieux de la chose. Après tout, entre compagnons de voyage, nous ne devrions plus avoir de secret l'un pour l'autre. (Le destrier lâcha un hennissement enjoué – à la frontière du rire.) Hahaha, merci, je n'en suis pas peu fier. La gêne, ça se travaille !

Jun'ichirō s'était arrêté pour aider l'étranger à grimper derrière lui, entre son bassin et l'amas de paquetage trônant sur la croupe du cheval. Une fois le naufragé bien installé, le cavalier fit claquer sa langue, ordonnant à sa monture de reprendre la route au pas. Autant profiter de ce paysage luxuriant, mirifique.

Dis, tu sais te battre ? Tu pourrais me prêter renfort contre ces maudits aigles. Certes, je sais manier cette belle nagamaki avec brio, mais si un patriarche haut de cinq mètres décide de me picorer la joue pour me donner en pâture à ses humbles petiots de deux ou trois mètres, je risque de ne pas faire long feu. Surtout s'ils me mangent cru.

C'étaient des choses qui arrivaient.

Tu aurais la moitié de la prime, bien évidemment ! Voire plus si affinité ~

L'éleveur de chevaux poussait le vice un peu loin – mais que pouvait-il bien faire face à la bonne humeur de sa monture ?
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Gurifu Kitai
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Troubles mentaux ou pouvoirs sensoriels majeurs, l'homme semblait pouvoir communiquer avec son bourrin. Il n’était donc pas qu'un simple seigneur de la région, mais potentiellement un Hermite bizarre qui pensait parler aux bêtes, ou bien une personnage aux multiples qualités et pouvoirs mystiques. Qu'importait, j'avais gagné ma place pour voyager sans trop me forcer.

Un sourire se dessina sur mon visage, l'homme semblait être un adepte de l'humour, et voulait à titre de blague créer le malaise entre nous. J'étais moi aussi un client dans ce genre de domaine. Voila 26 ans que je vivais au pays des nuages avec ce physique tellement atypique qui jurait dans le décors. Ici les gens étaient de peau plus foncée tandis que la mienne arborait une couleur blanche et blafarde. J'avais réussi a utiliser cette différence comme une force, créant des situations de malaise, de plus je pouvais me targuer d'une forte capacité d'auto-dérision, en plus d'être un pince sans rire à toutes épreuves. Jusqu’où le petit jeu pouvait-il durer avec deux énergumènes comme nous l'étions.

Grace à sa précieuse aide, j'avais pu enfourcher son destrier plus facilement. En effet je n'avais jamais eu l'occasion de monter à cheval auparavant. Surement que la maladresse dont j'avais fait preuve m'avait trahi au grand jour. Lui étant un expert, devait sans doute l'avoir remarqué. Rapprochant mon bassin de son dos pour bien me caler, je m'assurai qu'il sente les petits coups dans le coxys qui j'effectuais avec mon bas ventre. Je l’enlaçai tout autour du torse, afin de prévoir les potentiels chaos de la route. Ma position était stable, bien que précaire, mais j’étais mieux ainsi qu'à marcher sur le coté.

Dans le but d'accentuer la situation de malaise entre nous, j'approchai mon visage de l'arrière de son crane. De la sorte, il pouvait sentir la respiration chaude sortant de mes narines, lui caresser de sa douce chaleur le bas de la nuque. Je lui glissai délicatement a l'oreille.

-" C'est une très belle arme que tu porte à tes hanches, avec un très long et beau manche ... "

Un sourire non dissimulé s’installa sur mon visage. J'aurais payé une fortune pour voir le sien. Pour voir ses traits se raidir après avoir entendu ma remarque. Distinguer les gouttes du sueur lui coulant sur le front. Il devait se rendre compte qu'avec moi si il voulait jouer a ce petit jeu, il fallait pouvoir assumer.

-" Es-tu sur d'avoir besoin de mon aide, beau guerrier que tu es "

L'étreinte de mes mains sur son torse, se renforça, la situation était vraiment drôle.


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