La ville, de nuit. (Libre !)

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Shuryo Unagi
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Une heure et demi du matin. La position de Kirigakure lui donnait déjà peu accès au soleil et les nuages camouflaient sa venue régulièrement, mais l'éternel ensommeillé avait décidé de prendre congé pour la nuit et la matinée. La ville était plongée dans le noir total, alors que seuls les lampadaires éclairaient les quelques rues encore accessibles par les habitants si tôt. Les habitations s'enchaînaient les unes après les autres comme si le village avait été créé en suivant un quadrillage, toutes lumières éteintes, tous volets fermés. Ces dernières regroupaient plusieurs familles d'habitants et laissaient présumer une vie jeune, pourtant, c'est le silence qui régnait en roi. Cependant, dans l'une des ruelles sortait une bâtisse du commun, à l'est de la ville en s'échappant par les ponts surélevés. Une petite descente de quelques marches en pierre menant sur les quais donnaient accès à une nouvelle série de logements fermés qui l'entouraient, elle, seule pièce éveillée dans la ville assoupie. Cette dernière était faiblement éclairée de petits lampions de papier lumineux, avec une porte entrouverte depuis laquelle s'échappait de la musique, forte; et la raison pour laquelle le voisinage n'était dérangé, c'est qu'ils étaient tous à l'intérieur.

La Nuit du Crime, le nom de l'enseigne figurait sur cette même porte entrouverte, à peine lisible. Pourtant récemment construite, elle avait été la victime du grabuge d'ivrognes qui profitaient du rassemblement de tous les fêtards du village dont les envies étaient relativement proches : s'enivrer, se défouler, trouver une petite jeune ─ ou un petit jeune ─ à ramener chez soi ou se remplir les narines et le sang de produits difficilement accessibles dans les lieux publiques. Je m'étais délaissé de mes frères, fatigués par leurs entraînements répétitifs mutuels, pour rejoindre cette petite grotte d'ambiance dont j'avais déjà passé le seuil plusieurs fois. Comme d'une habitude, je me dirigeai vers le bar, poussant les quelques danseurs enivrés, les endormis au sol, ou les hommes et femmes qui s'approchaient de moi. Je ne refuserai pas leur compagnie, mais avant de les dévisager et les juger, il me fallait un verre.

"HELLO ZAO, hurlais-je dans un premier temps pour m'accaparer l'attention du barman qui vint instantanément me voir, laissant probablement d'autres clients dont l'ordre chronologique aurait laissé penser qu'ils allaient être servis avant, tu me sers un junmai daiginjo je te prie ?" demandai-je plus silencieusement, profitant de sa promiscuité. Un saké que j'avais pris l'habitude de déguster ici : leurs alcools n'étaient pas bons, mais celui-ci était plus que convenable en comparaison. Une fois servi, je me retournais et admirait la scène ─ et potentiellement mes prochaines conquêtes ─ en laissant l'alcool envahir mon palais et mes papilles. Que la soirée commence.

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Hiyari Shirome
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Un seul et unique nom ne cessait pas de revenir encore et encore. Celui-ci faisait non seulement frémir les lèvres de la haute instance de Kirigakure no Satō, mais provoquait également un sentiment de dégoût chez ces derniers : « la Nuit du Crime ». Quatre mots suffisaient afin d'évoquer la vermine entière du village. Ce genre de personne n'était pas le bienvenue ici. C'est pour cette raison principale ─ enquêter sur la face cachée de l'icerberg ─ que le Chien fou de Kiri se retrouvait là-bas.

La silhouette d'un quidam aux cheveux immaculés s'invitait donc à l'intérieur du bâtiment. Elle se déplaçait en esquivant habilement les personnes pour ensuite prendre une pause de quelques secondes... Comment se faire remarquer facilement par les habitués des lieux. En relevant légèrement le regard, les curieux constataient un visage familier : Hiyari Shirome. La notoriété de cet homme n'était plus à faire. Il portait à merveille le sobriquet de Guerrier noir ─ référence à sa colossale puissance absente ─ revêtait le titre de Tortue noire du Nord ─ référence à sa lenteur extrême ─ brandissait fièrement la nomination de Chien fou de Kiri ─ salutation à sa dégénérescence mentale inexistante mais belle et bien promut par les ragots... La liste ne s'arrêtait pas.

Voilà qu'on interpella un serveur pour un junmai daiginjo.
    ◈» Ajoutez un verre. ─ Indiqua une voix chaleureuse.

Une chemise blanche et un pantalon beige. Une tenue bien simpliste pour cet homme aux multiples facettes qui s'installait paisiblement.
    ◈» Inutile de me présenter je pense. Hiyari Shirome ou le Chien fou de Kiri : comme vous le désirez. ─ Dit-il en souriant. J'aime bien échanger avec la jeunesse. D'ailleurs, qu'est-ce qui attire une jeune pousse de votre genre ici... ? Les conquêtes amoureuses ? Les emmerdeurs de mon genre ? Tout simplement parler au tour d'un verre ? Non, non...

L'individu porta la coupe de saké à ses lèvres puis plissa ses yeux.
    ◈» Chaque soir, tu viens ici puis improvises en fonction des soirées, en fonction de ce qui t'arrives... C'est cela.

Drôle de présentation. Maintenant, Unagi comprenait pourquoi on préférait éviter ce type à l'allure douteuse.
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Shuryo Unagi
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Je n'avais pas entendu, avec le brouhaha environnant, la demande de l'homme à l'allure simpliste qui s'était disposé à ma proximité. Cependant, lorsque Zoa revint avec deux verres, je remarquais qu'il le servit du même breuvage que le mien. Il avait probablement de bons goûts; mais à en juger par le fait qu'il ne prit même pas le temps de l'humer. Soit il le connaissait, soit il le goûtait sans prendre compte de ce qu'on lui avait servi. Il se présenta dans un premier temps, avec respect. C'était tout à son honneur.

'Je n'ai pas votre renom ni votre trempe, ajoutais-je avec modestie. Puis, je pointais son verre de l'index. Puisque vous me vouvoyez, je ferais de même. Savez-vous ce que vous buvez ? C'est un Junmai Daiginjo. Un saké aromatisé à la liqueur de prune. C'est assez répandu dans le sud du pays mais peu vendu ici. Du coup, pour répondre à votre question; je viens juste boire ça. m'apprêtai-je à conclure, avant d'enchérir. Je ne cherche pas de compagnie, mais je finis toujours par discuter. La preuve aujourd'hui. Habituellement, je préfère la présence de jolies jeunes femmes, mais je ferais une exception." lui dis-je, frappant son verre du miroir du mien lorsqu'il le retira de ses lèvres. Trinquons, à la santé, et au village.

Alors, je le portais moi aussi à mes lèvres et en savourait une grande lampée. Le sucre marquait mon palais meurtri par les odeurs de fumée environnante dont le goudron avait écrasé mes papilles; quant à l'alcool, il me réchauffait de la brume fraîche qui rendait les étés agréables, tandis que le vent vous faisait oublier que le soleil était en périgée.

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Hiyari Shirome
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Shirome choquait son verre contre celui de son interlocuteur.
    ◈» L'alizé colporte des informations qu'on se passerait bien. Personnellement, je préfère ne pas y prêter attention. ─ Précisa-t-il. Un Junmai Daiginjo... ? Outre la majestueuse réputation de ce saké, je ne connais rien d'autre. D'où je viens, on préfère les Honjozo chauffé.

Finalement, le Jōnin ouvrait progressivement sa garde. Lui qui s'était juré de ne rien ingurgiter ici-bas cédait réellement à la tentation : il apporta la coupe à ses lèvres afin de découvrir l'arôme fruité de la boisson. En temps normal, le paranoïaque confectionnait personnellement ses breuvages et repas ─ simple précaution.
    ◈» D'ailleurs, puis-je savoir à qui j'ai à faire ? Qui sait qu'un jour je pourrai vous rendre la pareille.

Le militaire aux cheveux immaculés leva une nouvelle fois son verre. Visiblement, des étoiles brillaient dans ses yeux. Cela faisait longtemps, très longtemps, qu'il n'a pas savouré un moment de ce genre.

Adieu l'anxiété du danger permanent provoqué par les belliqueux. Au revoir l'amertume amenée par le goût des conflits entre confrères partageant le même sang. Sayonara les sentiments négatifs qui assaillaient quotidiennement l'insouciant Hiyari.
    ◈» J'ai une petite anecdote marrante concernant le sombre passé du Yūkan. ─ Indiqua-t-il avec un ton amusé. Eh bien, c'est l'histoire de la grenouille et du scorpion ! Le scorpion demande à la rainette de l'aider à traverser une rivière en le portant sur son dos. Puisque cette dernière, méfiante qu'elle est, répondit « Non, non ! Si je te porte tu me piqueras et je mourrai ! ». Naïf qu'est le scorpion, il répliqua : « Voyons, soit logique. Si je te pique, nous nous noierons tous les deux. Qu'est-ce que j'y gagne ? ». Après ses paroles, la grenouille accepta ; le scorpion grimpa sur son dos puis, tous les deux, s'aventurèrent dans la rivière. Cependant, arrivés au milieu des rapides, l'arthropode planta sauvagement son aiguillon dans le dos de la grenouille ! Alors qu'ils coulèrent et qu'ils s'apprêtèrent à se noyer, la grenouille l'interrogea : « Pourquoi ? ». Tu sais ce que le scorpion lui rétorque ? ─ Demanda-t-il d'une voix sérieuse.

Avant de reprendre, Shirome but cul sec le contenu de son verre. Il plaqua violemment ce dernier contre le comptoir avant de croiser le regard d'Unagi.
    ◈» « C'est dans ma nature, en réalité on ne change pas. Nous sommes ce que nous sommes. »

Voilà comment flinguer avec classe l'ambiance. Il était le seul type capable de parler des ouvrages de la guerre dans un endroit propice à l'amusement. Malaise ou prémices d'un débat probablement intéressant ? Le Chien fou de Kiri dévisageait son interlocuteur. Il restait même prêt à lui bondir dessus.
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Shuryo Unagi
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Quelque chose d'hypnotisant siégeait dans le regard de Shirome. L'homme aux mille titres avait certes une notoriété et une très grande classe; mais ce n'était pas ce qui m'attirait ─ dans le sens le plus hétérosexuel qui soit ─ : il avait réussi à captiver mon attention, décrochant mon regard des jeunes demoiselles qui se trémoussaient au centre de la piste. Je n'avais même plus envie d'aller les voir, je faisais la rencontre de quelqu'un ô combien plus intéressant à présent.

Avant même de me présenter, je portais le junmai daiginjo à mes lèvres. Le fait qu'il connaisse les Honjozo indiquait qu'il n'était pas un bleu dans la dégustation; puisqu'il en connaissait au moins les termes. Certes, un junmai sera plus robuste qu'un honjozo, mais ce dernier est plus difficile à trouver comme je me le rappelais à l'instant. Il aurait été intéressant de lui faire comparer les deux afin de voir si son palais était aussi précis que son phrasé. Toutefois, avant que je n'ouvre les lèvres pour dire mon prénom, il commença une histoire. Le scorpion et la grenouille. Une morale juste, un récit brut, bien réel.

Un grand blanc eut lieu. Non, ce n'était pas son récit qui m'avait effrayé, mais je cherchais une façon de prononcer mes prochains dires. Alors, j'offrais un grand sourire à mon comparse et lui répondait aussitôt, une dizaine de secondes de silence plus tard.

"Je connais aussi une histoire qui ne sera pas en lien avec le Yūkan, quoiqu'il pourrait être réfléchi pour le devenir. C'est l'histoire... du scorpion et de la grenouille." dis-je avec un sourire familier qui aurait pu être carnassier : ce n'était qu'un rictus fort prononcé, éclairé par les sombres lumières de la Nuit du Crime.

"Une Grenouille et un Scorpion sont à l'orée d'une rivière.
La premier sait nager, le deuxième coulerait s'il quittait terre.
Alors, le prédateur s'adressa à la petite rainette, fragile mais raisonnée,
Qui connaissait le renom du chasseur au dard empoisonné.

"Ma belle rainette, j'aimerai user de vos talents pour traverser;
Car vous le savez, sans vous, je ne pourrais que me noyer !
- Je le sais, mon bon ami. Grimpez sur mon dos, si vous me le permettez.
Je vous fais entière confiance, cette épreuve soudera notre amitié."
Alors, le scorpion grimpa sur son dos et la grenouille avança,
À tel point qu'ils finirent hors de la terre, à quelques mètres de là.
Ce dernier agressa son support, envoyant son dard venimeux dans son dos :
Qui elle, s'y attendait, évita le coup et le laissa dans l'eau.

"Comment ? interrogea le scorpion, qui se noyait progressivement.
- Nous sommes ce que nous sommes, répondit-elle calmement.
C'est dans votre nature, en réalité, vous ne changerez pas.
Mais j'ai appris de tous mes frères tombés au combat :
Il n'est rien de plus terrible qu'un prédateur qui sait s'y prendre,
Si ce n'est une grenouille qui sait à quoi s'attendre."

Je ne laissais qu'un petit instant avant de me rappeler que j'avais oublié de dire quelque chose.

"Je me nomme Unagi, l'un des frères Shuryo. Vous connaissez peut-être mon grand frère Taemasu." concluai-je... pour l'instant.

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Hiyari Shirome
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Suite au délire de Shirome, un silence s'installait paisiblement. Unagi souriait, rictus que l'Hiyari lui renvoyait chaleureusement.
    ◈» J'aime les histoires, cela tombe bien. ─ Murmura-t-il.

Le militaire apporta le junmai daiginjo à ses lèvres une énième fois. Alors que le Shuryo commençait son récit, le Guerrier adoptait un regard sombre focalisé sur le faciès de son interlocuteur. Tantôt le Jōnin haussait les épaules, tantôt il soupirait ; les réactions de ce dernier divergeaient puisqu'il venait même à rigoler silencieusement lors de la morale. En guise de première réponse, le manipulateur de sceaux relâcha son emprise sur le verre d'alcool. Il extirpa soigneusement un cigare de l'une de ses poches de sa veste, l'alluma puis la glissa dans la commissure de ses lèvres..
    ◈» Sais-tu, Unagi, que les flatteurs vivent aux dépens de celui qui les écoute ? J'entends par là que, certes tu possèdes du répondant, mais être assimilé à un dissident : c'est signer ton arrêt de mort dans notre société. Autrement dit, tu devrais dompter tes ardeurs à vouloir finement provoquer les autres. Même si c'est double plaisir de tromper le trompeur, cela reste un jeu bien dangereux.

Le Jōnin marquait volontairement un temps mort. Il en profita pour tirer quelques bouffées sur son cigare.
    ◈» Je connais de nom tes frères. Quant à toi, comment te vois-tu ici ? Comment ressens-tu ton développement au sein de Kirigakure no Satō ? La capitale va bientôt connaître le changement. Ne serait-ce pas là le moyen de t'envoler afin d'élever le blason cousu dans ton dos encore plus haut que l'ascension de Taemasu et Hebi ? Me concernant, je le ressens bien. En accord avec mes rêves prémonitoires, des événements assailliront Mizu no Kuni. L'archipel que tu connais va devenir l'ombre de lui-même.

Une nouvelle fois, Shirome expira un nuage de fumée puis mélangea le goût du tabac avec les arômes fruités du junmai daiginjo.
    ◈» En vrai, il passe bien ce saké. ─ Conclut-il.

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Shuryo Unagi
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J'humais une puissante bouffée de son cigare. Habituellement, le tabac n'était pas toléré dans ce bar, mais il fallait croire que Zoa avait fait une exception. Ces derniers avaient des notes puissantes de terre et de foin : il n'avait pas encore attaqué le divin de son produit. Pour le moment, il était au premier tiers et, plutôt que de le reprendre, je lui donnais un conseil qui m'avait été offert par un vieil homme dont j'avais fait la rencontre quelques semaines plus tôt.

"Tu n'es pas le premier avec qui je parle qui fume le cigare. Je ne suis pas fumeur, mais Gusei Hiehachi ─ je te ferais le rencontrer, vous devriez bien vous entendre ─ était un grand amateur. Il m'a expliqué, dis-je en récupérant un cure-dent posté sur le bar, en le gardant dans le creux de ma main pour lui faire comprendre que ce n'était pas une tentative d'agression, sait-on jamais, qu'il est intéressant de faire quelques petits trous dans le cigare avec une aiguille ou un cure-dent. De cette façon, la chaleur va pénétrer jusqu'au deuxième tiers du cylindre, s'imprégner des arômes du divin, et tu auras une dégustation égale du début à la fin de ton cigare; non pas les trois tiers, le foin, le divin et le purin."


Puis, il évoqua une ascension de renommée. Lui qui avait tant de titres, l'avait-il cherchée ou lui était-elle tombée au creux des mains ? Dans un regard complice, j'échangeais avec lui mes projets d'avenir.

"Tout le monde rêve un jour d'être hissé aux sommets. C'est d'ailleurs la volonté de mon grand frère, Taemasu. Son rêve est de diriger le village afin d'instaurer un climat de paix; mais nous en avons longuement échangé : c'est une volonté impossible. Le Pays de l'Eau tout entier règne par la manipulation, la guerre et les possessions territoriales; changer de cap serait nous tirer une balle dans le pied en espérant danser mieux sur une jambe. Puis, j'enchaînais avec mes propres objectifs. Moi, deux feux m'animent. Le premier est littéral, puisqu'il s'agit de mon grand frère, Sanshōuo. Lorsque nous étions plus jeunes, il a décidé de quitter mes frères et vivre en nomade pour devenir plus fort, plus célèbre, quel qu'en soit le prix. J'ai peur qu'il n'ait pris une mauvaise décision et souhaiterait le ramener au village. expliquai-je, tout en regardant en l'air. Une preuve de faiblesse et de regrets ? Oui. Cependant, je suis incapable de le faire seul et mes frères, bien que plus robustes et puissants que moi, n'ont potentiellement pas encore atteint son niveau au combat : comme tu l'as compris, je doute qu'il nous rejoigne si facilement." concluais-je.

Au final, mes volontés étaient claires et simples, bien qu'orientées par des objectifs difficiles à comprendre. Si j'avais la carrure d'un leader, je me considérais plus comme un support pour mes frères. Il me fallait donc devenir plus fort et servir mon village avec plus de détermination, tous les jours.

"Quant à mon deuxième objectif ? J'aimerai servir le Mizukage. Non, pas le devenir : je ne veux pas m'attribuer tant de responsabilités tant que mon premier but n'est pas un succès, mais être remarqué pour ma ferveur et ma dévotion. Bien sûr, si Taemasu est nommé Mizukage; nous serions probablement trois à le seconder, Hebi, Reon et moi-même." lui expliquai-je en prononçant le nom de notre cadet qu'il ne connaissait apparemment pas, puisqu'il n'en avait pas parlé, avant de réfléchir à sa dernière phrase. Des rêves prémonitoires ?

"Tu parles d'événements et d'ombres, peux-tu être s'il te plaît un petit peu plus clair ?" terminais-je.

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Hiyari Shirome
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La conversation prenait une tournure intéressante. En revanche, une tâche noire venait de foirer le travail d'Unagi. Dès que ce dernier parlait de cigare, le regard de Shirome s'assombrit considérablement.
    ◈» Contrairement aux idées reçues, je ne fume pas pour la délectation. Encore moins pour le plaisir de me flinguer l'organisme à chaque bouffée... ─ Précisa-t-il sèchement. Drôle d'opposition puisque je suis contre le tabagisme.

C'est là qu'une coquille résidait : qu'est-ce qui rendait logique ce raisonnement vraisemblable bancale ? Celui qu'on surnommait le Chien fou de Kiri envoyait continuellement des bouffées de tabac. Ce geste si machinal d'apporter le cigare à ses lèvres puis de le retirer paraissait pourtant naturel chez lui. La mystérieuse psyché de l'Hiyari en pensait autrement...
    ◈» Pour être honnête, c'est à travers cette odeur inoubliable que vit mon défunt frère : Yū. Même s'il n'a donné aucun signe de vie depuis une vingtaine d'années, le considérer comme mort est une conclusion hâtive. ─ Il haussa les épaules. En bref, je suis certain que c'est grâce à ce passe-temps que je le retrouverai. C'est ironique que la situation avec nos frères respectifs soit similaire. Puisque j'ai perdu mon aîné, j'ai souhaité m'occuper avec minutie du benjamin... Malheureusement, il suit les coutumes de notre clan. C'est donc impossible.

Le Jōnin haussa une nouvelle fois les épaules. Il termina d'un cul sec son junmai daiginjo avant de plaquer son verre contre le comptoir.
    ◈» À travers des rêves, j'ai distingué l'anarchie. Une énorme silhouette annihilait une île de l'archipel avec le sourire aux lèvres. C'est aussi non seulement là-bas que j'ai visualisé une quantité impressionnante de chakra Hyōton, mais également le Renouveau de notre Capitale : le poids du destin forcera une personne influente à s'agenouiller. À partir de là, j'ai fait quelques recherches dans les archives du clan Hiyari ; il existe de nombreuses prophéties qui tournent au tour d'un assimilateur de glace. Sais-tu de quoi j'ai rêvé cette nuit ? ─ Il marqua volontairement une pause. De la prophétie écrite par Yū. Sais-tu qu'est-ce qui est le plus drôle dans tout cela ? Les dires de Yū se réalisent tout le temps.

La Tortue noire du Nord dévisageait son interlocuteur. À cet instant précis, le doute s'installait sur son faciès. Réalité ? Folie ?

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